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E3 2018 : Premiers pistages dans Maverick Proving Grounds

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
 
On redoutait un peu le déferlement des Battle Royale cette année à l’E3. Sauf que Fortnite est passé par là et a peut-être refroidi un peu les studios qui voulaient empiéter sur ses plates-bandes. C’est aussi peut-être pour ça que pendant l’heure de présentation de Mavericks Proving Grounds, l’accent a plus été mis sur la techno qui faisait tourner le jeu ou ses ambitions en termes de monde persistant.
 
Et autant vous dire que la présentation de Automaton, le studio responsable du jeu, était bien préparée pour nous vendre tout ce qui entoure leur futur bébé. Dès le début de la prez, on apprend que maintenant le Battle Royale était un genre clairement identifié (ha bon ?), les devs de ce studio composé majoritairement d’ingénieurs avaient voulu pousser le concept plus loin qu’un bête clone de PUBG ou Fortnite. En utilisant la technologie SpatialOS, qui permet de « s’affranchir des contraintes techniques pour se concentrer sur le fun », les p'tits gars veulent permettre aux joueurs de s’amuser dans un monde ouvert et persistant, tout en leur laissant la possibilité de créer à la volée des serveurs privés capables d’accueillir 1000 joueurs. Rien que ça.

Mais ça, c’est pour plus tard. Pour le moment, Maverick Proving Grounds c’est un Battle Royale tout ce qu’il y a de plus standard, avec des flingues à équiper et modifier, des soins et des protections à ramasser, le tout avec une zone de jeu qui va se rétrécir à mesure que la partie progresse. Alors oui il y a quelques petits twists qui viennent mettre du piment dans la partie : les joueurs laissent des traces, que ce soit des empreintes de bottes ou des taches de sang, les chargeurs abandonnés restent visibles sur le sol, les bâtiments sont destructibles, la météo peut venir gâcher votre partie en moins de 2 et on peut poser des pièges bien vicieux pour surprendre les autres joueurs. Les premières maps devraient faire 10 km², et permettre entre 200 et 400 joueurs de s’exterminer dans la joie et la bonne humeur, vous aurez peut-être même l’occasion de voir la vie sauvage locale, comme des cerfs ou des oiseaux, se prendre des balles perdues. Pour assurer ce niveau de complexité dans les parties (et oui, simuler les traces de pas de 400 pécores shootés aux amphèt ça pompe de la puissance de calcul), ils comptent sur SpatialOS, une technologie basée sur la distribution de ressources entre des serveurs basés dans le Cloud. En gros, plutôt que d’avoir un seul serveur ou groupe de serveurs qui s’occupe de tout calculer comme un goret, on répartit la charge entre plusieurs machines : machine N°1 s’occupe de la physique sur la map, machine N°2 se charge de transmettre les infos entre les joueurs et machine N°3 se charge d’assurer que la persistance du monde tient la route. Sur le papier, ça à l’air cool. En vrai, la démo qu’on nous a montrée était à peine jouable à cause de l’internet tout pourri du convention center.

L’autre partie censée se démarquer de la concurrence, c’est le côté MMO du jeu. En effet, les développeurs veulent donner aux joueurs l’accès une zone persistante, sobrement appelée La Capitale, commune à tout le monde. Une fois sur place, vous pourrez discuter avec vos petits camarades psychopathes, échanger du stuff avec eux, customiser votre avatar, prendre des quêtes, bref, toutes les activités auxquelles on peut s’attendre dans un JV en ligne moderne. Petite cerise sur le gâteau, les environnements et l’histoire du jeu sont profondément impactés par les actions des joueurs. On a un peu de mal à voir quel sera l’impact et sur quelle partie du jeu il se situera, mais on devrait avoir plus d’infos à mesure que le jeu se dévoile. Pour le moment, le plan est de sortir une version beta en août prochain, puis la partie Battle Royale et toutes ses fonctionnalités pendant l’automne. Si tout se passe bien, la partie persistante du jeu sera mise à disposition de tous en fin d’année.

Pour le moment, Maverick Proving Grounds fait beaucoup de belles promesses, et a clairement l’intention de proposer une expérience plus profonde qu’un bête clone de PUBG ou Fortnite. A voir si leurs objectifs sont réalisables dans le temps qu’ils se sont donnés ou pas.
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