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E3 2018 : Premières plages gorgées de sang dans Bad North

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
 
Trouver certains jeux sur le salon relève parfois du sport, ou même de la quête de RPG. Il faut savoir rassembler des indices, parler à des PNJ et ruser un peu pour trouver une borne accessible. Et parfois, il faut accepter des conditions pas très agréables. Bref, on a joué à Bad North debout sur le stand Alienware, sans casque pour le son, juste en dessous d'une télé qui beuglait en boucle la bande-annonce d'Ant Man 2 et pas très loin de plateaux de twitchs quelconques. Autant vous dire qu'on avait vraiment envie d'y jouer.
Développé par Plausible Concept et publié par Raw Fury, Bad North est un roguelite qui, comme son nom le laisse suggérer, nous met aux prises avec des Vikings. Ces derniers débarquent en masse pour brûler vos maisons, et il va falloir les repousser. Le jeu se définit lui-même comme un "roguelite tactique minimaliste en temps réel", ce qui mérite quelques explications. A chaque "étage", on prend pied sur une île générée aléatoirement qu'il va falloir défendre face à des vagues d'ennemis qu'on voit arriver en barques de tous les côtés. L'île est découpée en damier et on peut ordonner à ses unités de se rendre sur une case précise. Le jeu est fortement ralenti quand on sélectionne une unité, afin de nous laisser le temps de la placer correctement. Quand une unité se trouve à proximité d'ennemis, elle engage automatiquement le combat.

Les premiers niveaux semblent donc très basiques et évoquent plus un tower defense qu'un roguelite : on repère les barques, on se place, on regarde la bataille se dérouler, puis on remet ça avec la vague suivante jusqu'à une vague finale un peu plus dense. Mais évidemment, la partie se complexifie au fur et à mesure qu'on avance dans les îles. Plus d'ennemis, des ennemis différents, des topographies d'îles plus complexes qui allongent les déplacements, mais également de nouvelles unités qui rejoignent vos rangs, on est dans un roguelite où les hommes d'armes auraient remplacé les items.

On n'a malheureusement pas pu pousser très loin la partie (on avait rendez-vous ailleurs, un autre grand classique de l'E3), et c'est bien dommage parce que certaines mécaniques semblaient prometteuses. Par exemple, chaque maison sauvée rapporte des pièces d'or qu'on peut répartir entre ses unités. Si une unité meurt, on perd le trésor qu'elle transportait, ce qui ouvre la porte à différentes tactiques de répartition pour maximiser les profits. On déniche parfois des items qui viennent améliorer les unités. On peut faire fuir des unités pour les empêcher de mourir, ce qui augmente de fait la difficulté de l'île. Une unité qui a perdu des hommes au combat peut revenir à son effectif de départ en passant du temps dans une maison, un vrai risque si on calcule mal son timing.

En plus de ça, le jeu a une gueule incroyable. On croit d'abord avoir affaire à un petit jeu mignon, les îles sont jolies et les soldats ressemblent à des jouets, et puis les combats débutent, les projectiles volent, les hommes tombent à terre, les maisons brûlent et le sable se gorge de sang. Le décalage entre la simplicité des graphismes et la brutalité des combats fonctionne parfaitement.

Bad North cache bien son jeu. On croit d'abord à un petit tower defense mignon, avant de le voir se transformer en roguelite plus complexe et brutal qu'on ne le pensait. Le jeu est prévu pour à peu près tous les supports et sa date de sortie est toujours placée à "été 2018" sans plus de précision. On semble bien parti pour un report, mais en tous cas on à hâte de pouvoir le réessayer.
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