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ACTU

Ubisoft Gaming Session 2005

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
Ubisoft a convié aujourd'hui la fine fleur de la presse vidéoludique pour tester quelques unes des nouveautés de son catalogue, qu'elles soient déjà sorties (pour la plupart) ou à venir. Je me suis donc rendu dans le sympathique cadre du MK2 Grande Bibliothèque pour représenter comme il se doit Factornews, et entre une collation et deux zyeutages des charmantes hôtesses, j'ai pu tester quelques uns des futurs gros titres de l'éditeur français.


Ghost Recon 3 : le next-gen du pauvre

Bien évidemment, l'une des deux stars de la journée était Tom Clancy's Ghost Recon Advanced Warfighter, présenté ici dans sa version Xbox 360. Pour la version PC, on m'a assuré qu'elle serait "plus tactique". Voilà voilà. Maintenant, une fois le pad de la Xbox 360 en mains (le pad fait très cheap, beaucoup plus léger que celui de la Xbox, quant à la console en elle-même, elle est tout simplement vilaine, et a exactement un look de cafetière) et face à la grosse télé HD qui crache le jeu en 720p, qu'en est-il ?

La version présentée ici était la même que celle que les vrais journalistes totaux vendus à la solde de Microsoft ont pu essayer lors du X05. Il y a donc encore moult bugs, de collision notamment, avec les personnages qui passent fréquemment à travers les décors, ou encore l'impossibilité de tirer à travers une grille. Certains scripts (le mot qui fait mal) ne se déclenchent pas lorsqu'ils devraient. Quant au framerate, il est pour l'instant très loin d'afficher un sans-faute, alors que le jeu n'a vraiment rien d'une débauche visuelle. On note aussi des problèmes d'IA, avec des ennemis qui tirent comme des manches, qui mettent trois plombes à vous aligner alors que vous êtes à un mètre d'eux, et des membres d'escouades qui se foutent en plein milieu de la rue pour se faire dézinguer gentiment. Je n'ai pas posé la question, de peur d'être vexant, mais il est tout à fait envisageable que ces "faiblesses" d'IA soient toujours présentes dans la version finale. Eh, on est en présence d'un FPS/TPS sur console après tout.

Jusque là, rien de très brillant. Au niveau du gameplay, c'est du très basique. On suit une grosse flèche bleue qui indique la direction du prochain checkpoint, et on dégomme les vilains terroristes qui essayent de nous barrer le chemin. Le contrôle des équipiers se fera au moyen d'un système à la Brothers in Arms (tiens, un autre jeu Ubi, quelle coïncidence) : on les place et on leur donne des ordres (qui varient en fonction de l'endroit où l'on pointe : se positionner s'il n'y a rien, attaquer si c'est un ennemi, et... c'est tout) au moyen de la croix directionnelle. Pour un tactical shooter, c'est vraiment faiblard. D'autant plus que les phases de jeu avec ces équipiers ressemblent toujours à du BiA : en gros, on arrive sur une place tenue par les ennemis, on demande aux équipiers de les arroser, on contourne les "maichants", et on les prend par derrière, en tout bien tout honneur.

Pour ce qui est de l'équipement, on a droit à tout un barda techno-futuristico-réaliste : les lunettes dont est équipé le joueur permettent de voir plus facilement les ennemis, en les entourant d'un gros halo rouge, et ce même lorsqu'ils sont planqués derrière une pile de tonneaux / une pile de caisses / un muret. Un système de Picture in Picture super frime est également de la partie, et permet de voir ce que voit l'un de vos coéquipiers. Résolument inutile en solo, cette feature devrait trouver son sens en multi, puisque vos camarades de jeu pourront voir à travers vos yeux. Un drone est également de la partie, et il pourra être placé à n'importe quel endroit de la carte à tout moment pour savoir ce qui s'y cache.

La seule map jouable était celle que l'on a vue sur tous les screenshots du jeu, à savoir un grand truc urbain, assez vaste il est vrai, mais qui n'est finalement qu'une suite de routes et de croisements : impossible de rentrer dans les bâtiments, par exemple. Sans être franchement vilains, les graphismes du jeu sont très quelconques, avec une modélisation des environnements très carrée, des textures pas folichonnes, des physiques assez inexistantes (on m'a promis monts et merveilles pour la version finale, mais pour l'instant, macache), des jeux de lumière très classiques (soit des ombres portées assez moches, et du bloom). Autant dire qu'on est loin de ce que l'on peut attendre d'un jeu next-gen.


King Kong : alors tu vois, c'est un peu comme Prince of Persia, avec un peu de Medal of Honor, et beaucoup de poils...

LE jeu-phare d'Ubi pour la fin de l'année, c'est bien évidemment King Kong, l'adaptation vidéoludique dirigée par Michel "Rayman" Ancel du flim de Peter Jackson. Le titre était présenté ici sur Xbox et PS2, et un trailer plutôt alléchant (niveau réalisation du moins) de la version X360 tournait sur une des télés du stand.

Malheureusement, la relativement mauvaise impression que m'a laissée la démo PC sortie récemment n'a pas été vraiment levée par cette présentation, au contraire. Au niveau du gameplay, c'est la même chose : les phases de FPS sont ultra-scriptées, et un peu molles, avec toutefois quelques petits côtés sympas, comme la possibilité de planter un petit animal innocent au bout d'une lance pour le lancer à une meute de velociraptors, et ainsi détourner leur attention de votre petit postérieur. On pourra également enflammer ces mêmes lances, et les envoyer dans la gueule du premier dino venu, qui mourra dans les flammes, en ne manquant pas de cramer ses congénères alentours, mais également de mettre le feu à la végétation environnante.

Les phases aux commandes du gros singe sont elles aussi peu enthousiasmantes : un gorille étant plus lourd qu'un prince (et surtout un prince de Perse), les phases de voltige sont chiantes comme la pluie, et fichtrement ennuyeuses : on s'accroche aux branches et on grimpe à certaines parois, en ayant bien évidemment aucun choix possible quant au chemin à emprunter. Le niveau qui se déroule en ville ne relève pas vraiment le niveau, et là où on pouvait espérer une sorte de Rampage moderne, avec immeubles à détruire à grands coups de poings, on se retrouve avec un machin encore une fois plutôt ennuyeux, qui consistera à avancer dans un dédale de rues en écrasant les flics et autres militaires qui se dresseront sur votre passage. Le gros point noir de ces phases provient de la caméra, qui sous prétexte de donner un aspect très cinématographique à la chose, rend la maniabilité des plus confuses, en se plaçant soudainement en face ou au dessus de Kong.

Niveau réalisation, ces versions consoles assurent sans non plus faire d'étincelles : techniquement, il n'y a pas de quoi se relever la nuit, mais en revanche le design d'ensemble est vraiment réussi, toujours dans des tons bleus-verts. Si la partie Kong/plate-forme est donc vraiment chiante, la partie Jack/FPS est elle certes tragiquement classique, mais plutôt bien foutue, et a au moins l'avantage de changer de tous ces FPS sur la Seconde Guerre Mondiale.


Le reste...

Autre gros titre à venir chez Ubisoft : Prince of Persia : Les Deux Royaumes, troisième épisode de la série "nouvelle génération". Je n'ai pas pu en voir grand chose, la version présentée ici étant d'une instabilité à faire peur. Le jeu tournait sur PS2, et pour tout dire, c'était vraiment vilain, à des années-lumières des jolies images retouchées lâchées par l'éditeur. J'espère que la version PC relèvera le niveau, parce que là, ça faisait peur. On aurait dit un jeu PSOne, sans exagérer. Le peu de gameplay que j'ai pu voir se limitait à une course-poursuite en ville dans un char, pas franchement excitante, et à un affrontement face à un gros boss dans une sorte d'arène. Difficile de se faire une idée très précise de ce que le jeu nous réserve.

Brothers in Arms 2 : Earned in Blood était également de la partie. Add-on à peine déguisé en suite, le jeu est une copie quasi-conforme du premier épisode, qui ne brillait déjà pas particulièrement. C'est donc un FPS WW2, avec des scripts, des violons, des scripts, des armes pas précises pour un rond, des scripts, des passages pseudo-héroïques, des scripts, une IA en carton, des scripts, et c'est à peu près tout. Si vous avez déjà joué au premier, ou à la démo du deuxième, vous savez à quoi vous attendre. Pour les fans du genre, patientez plutôt jusqu'à Call of Duty 2, au moins ça sera joli.
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