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ACTU

[Hors Sujet] Petite revue de séries US

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Et oui mes amis, Breaking Bad est bel et bien fini. Idem pour Futurama et Dexter. Il est temps de tourner la page et de passer à autre chose.

Je vous propose un petit tour d'horizon de séries US que j'affectionne. Toutes sauf Seinfeld sont disponibles sur Netflix. Le meilleur service légal de streaming n'est techniquement pas disponible en France mais il suffit de bidouiller ses DNS et de rentrer un code postal US au moment de l'inscription (au hasard 90210) pour changer les choses. Vous pouvez meme payer par Paypal.

Archer - 4 saisons



Sterling Archer travaille pour une compagnie d'espionnage privée un peu avant la chute du mur dirigée par sa mère et dont tous les employés ont un sérieux désordre mental. Archer est narcissique, borné, alcoolique, obsédé, lunatique, fan de Burt Reynorlds tout en restant doué pour le job. Même si au fond c'est un James Bond sous cocaïne, la série Archer n'est pas une parodie de James Bond. Elle a son identité propre et n'a pas besoin de faire des références à tout bout de champs ou alors elles sont vraiment obscures. La série bénéficie d'une écriture particulièrement réussie aussi bien au niveau des scénarios que des dialogues. C'est toujours très borderline tout en restant sophistiqué. Petit détail : c'est une série animée avec une DA ultra-réaliste et des doubleurs qui y mettent du coeur, spécialement H. Jon Benjamin (Archer). Ca fait vraiment plaisir de voir une série animée américaine sortir des sentiers battus sans tomber dans le n'importe quoi made in Adult Swim.

House Of Cards - 1 saison



Kevin Spacy joue le rôle d'un membre démocrate du congrès au lendemain de l'élection du président, élection à laquelle il a largement contribué. Il espère être nommé secrétaire d'état mais le poste lui passe sous le nez. Il décide donc de se venger de son propre camp. Manipulations, sexe, pouvoir et cotes de porc, bienvenue à Washington DC. Cette série a été produite par Netflix et a été diffusé en exclusivité sur ce canal au début. Le but de Netflix est clair : devenir HBO avant qu'HBO ne devienne Netflix. Et avec House Of Cards, ils n'en sont pas loin, Malgré quelques raccourcis et une fin de première saison un peu bâclée, la série est exemplaire sur tous les points : réalisation, jeu des acteurs, photographie, réalisme,... Netflix s'est même offert les services de David Fincher pour réaliser les deux premiers épisodes. Le petit bonus de la série est que Kevin Spacey brise régulièrement le quatrième mur en s'adressant directement aux spectateurs pour faire part d'un commentaire bien senti. La deuxième saison est en cours de production.

Orange Is The New Black - 1 saison



L'autre série Netflix du moment par la créatrice de Weeds. Piper Chapman (Taylor Schilling) est une new yorkaise à la vie peinarde sauf que dans son passé, elle était l'amante et la complice d'Alex Vause (Laura Prepon) qui était une trafiquante de drogue. Elle est rattrapée par son passé et doit tirer 15 mois au pénitencier fédéral de Litchfield. Elle laisse derriere elle son fiancé, Jason Biggs, et part découvrir le monde des prisons pour femmes. Au début de la série, un des gardiens dit à Piper (mais aussi au public) que "Ce n'est pas Oz". Sauf qu'en fait si. Il y a bien les clans, la dope, le sexe homo et les histoires de chacune avant la taule et comment elles sont arrivées là. Mais c'est plus touchant, moins sombre, décalé, marrant et humain. Et puis Laura Prepon a des tatouages et des lunettes. Et pas toujours des vêtements.

Seinfeld - 9 saisons



Même si la série est passée sur Jimmy il y a un bail, les gens connaissent finalement assez mal les tribulation de Jerry Seinfeld et de ses trois comparses. Un peu avant Friends qui a au passage piqué une bonne partie de ses gags à Seinfeld, Seinfeld est la première sitcom qui ne parle de rien. On suit le quotidien de quatre new yorkais entre l'appartement de Jerry, leur café favori et leurs histoires sur le lieu de travail. En tant que roliste, j'aime à penser que chacun représente un alignement. Jerry (neutre) est un comédien de stand up passionné par Superman et les céréales. George (mauvais) est un ami de lycée de Jerry. Fainéant, chauve, petit, gros, radin et méchant, il est prêt à tout pour arriver à ses fins. Hélène (loyale) est l'ancienne copine de Jerry et est éditrice. Son sens de l'ordre et de la justice finit généralement par se retourner contre elle. Kramer (chaotique) est le voisin de Jerry. Totalement lunatique, exubérant et imprévisible, il agit sans conséquence et provoque toujours des catastrophes. En apparence, la série semble gentillette et inoffensive. En réalité, les auteurs vont très très loin en se moquant aussi bien des handicapés que de la Shoah, en comparant l'avortement à la cuisson d'une pizza (si elle n'est sortie du four, est-ce vraiment une pizza ?) et en faisant commettre aux personnages les pires vacheries possibles. Le petit bonus de la série sont les sketchs de Jerry Seinfeld (comédien dans la vraie vie) qui ouvrent et ferment chaque épisode. Accessoirement, il y a une foules de seconds rôles qui deviendront plus tard célèbres : Bryan Cranston, Anna Gunn, Courtney Cox, Michael Chiklis, Kathy Griffin... Et l'épisode final est tout simplement parfait.

It's Always Sunny In Philadelphia - 9 saisons



Seinfeld sous crack. Cette fois les quatre antihéros (rejoints par Danny DeVito dans la saison 2) ont un bar à Philadelphie. Et ils sont tous méchants, égoïstes et névrosés. Charlie est un peu à part mais c'est le Kramer du groupe : il vit totalement dans un autre monde. Tout ce petit monde se crie dessus, se trahit, monte des plans débiles et échouent dans tout ce qu'ils font. Pour comprendre à quel point la série va loin dans le sombre et le politiquement incorrect, il suffit de lire le titre des épisodes : "Mac is a Serial Killer". "Sweet Dee's Dating a Retarded Person". "Charlie Goes America All Over Everybody's Ass". "Underage Drinking: A National Concern". "The Gang Goes Jihad". Généralement, le titre est le point d'honneur d'une intro savoureuse. On ne sait pas toujours s'il faut rire ou pleurer mais c'est souvent très drôle. Il ne faut pas en regarder trop à la suite car ça devient déprimant mais certains passages sont tellement surréalistes qu'on finit plié en quatre. La série a été créée par 3 des 4 personnages principaux et ils écrivent la majorité des épisodes. Paradoxalement la série est assez moralisatrice et les auteurs font souvent passer des messages assez forts.

Spaced - 2 saisons



Avant Shawn Of The Dead, Edgar Wright, Simon Pegg et Nick Frost avaient leur propre série télé : Spaced. Spaced raconte l'histoire de Tim Bisley (Simon Pegg) et Daisy Steiner (Jessica Hynes). Lui est dessinateur de comics, elle est journaliste freelance. Suite à divers événements, ils vont habiter ensemble chacun amenant ses obsessions, ses problèmes et ses amis. Tim joue tout le temps aux jeux vidéo et a pour meilleur ami Mike (Nick Frost), un ancien militaire obsédé par les armes à feu et a du mal à se remettre de sa rupture.

Daisy a des problèmes d'inspiration et a pour meilleure amie Twist qui bosse dans la mode. Ils vont aussi devoir faire avec leur nouvelle proprio Marsha qui passe son temps à fumer et à boire et qui s'incruste toujours chez eux ainsi qu'avec Brian, leur voisin artiste conceptuel. Si le pitch de départ est assez classique, la série n'a rien à voir avec une sitcom classique. Entièrement écrite par Simon Pegg et Jessica Hynes et réalisée par Edgar Wright, la série se veut résolument geek, décalée et hors normes. Les deux héros approchent de la trentaine et sont clairement des versions exagérées de leurs créateurs. On passe donc de discutions sur Tomb Raider à des combats de robots entre deux passages au bar. Les dialogues sont merveilleusement écrits et les répliques cultes fusent. Comme c'est une série anglaise qui est passée sur Channel 4, le langage n'est pas châtié et la prise de stupéfiants par les protagonistes est plus que suggérée.

Spaced est composée de deux saisons de 7 épisodes, la première a été diffusée en 1999 et la deuxième en 2001. 1999 est une date charnière dans l'histoire du mouvement geek car elle représente la fin de l'age d'or. En mars sortait Matrix qui représente l'apogée de la culture geek vu que c'est un gros mix de vingt ans de SF, jeux vidéo et films de kung fu. En mai sortait Star Wars Episode I: La Menace Fantôme qui a donné des envies de meurtres/suicides à des tonnes de fans de Star Wars. Ils ont eu l'impression qu'on cassait leur jouet favori. La réalité était que la culture geek allait devenir mainstream et que les geeks avaient du mal à l'accepter. Mais ce qu'ils ont surtout eu du mal à accepter c'était qu'ils vieillissaient. Tim et Daisy sont les archétypes des adultes qui ne veulent pas grandir et encore moins à accepter des réalités comme pointer au chômage. La série rend nostalgique de cette époque simple où Internet et les téléphones portables n'étaient pas si envahissants et où écouter de l'électro consistait à gober des taz' sur fond de Fatboy Slim.

En y réfléchissant, je me rends compte que Nerdz et Community ont bien pompé sur Spaced. Mais Spaced est bien meilleure. La qualité de l'écriture, l'humour anglais et le coté "archétype poussé à l’extrême" des personnages font que les 14 épisodes passent bien trop vite. En même temps, plus les séries comiques s'éternisent et moins elles deviennent bonnes. Mais on ne cracherait pas sur une ou deux saisons de plus. Pareil pour The IT Crowd. Enfoirés d'anglais talentueux.

American Dad - 10 saisons



De très loin la meilleure série animée de Seth McFarlane. Si le principe de base est le même que ses autres séries (Family Guy et The Cleveland Show), American Dad va bien plus loin dans le délire et arrive encore à se renouveler après 10 saisons grâce à une invention géniale : Roger, l'extraterrestre alcoolique aux 10000 personnalités. Roger est le Barney d'American Dad ou le Sheldon de Big Bang Theory à savoir le personnage qui porte une bonne partie de la série tandis qu'on fait semblant de suivre l'histoire des autres. Stan Smith reste un personnage fascinant et il est toujours étonnant de voir jusqu'où il va aller pour prouver qu'il a raison ou suivre son propre but. C'est une série assez dure à décrire mais je dirais que c'est GTA qui rencontre les Simpsons tout en étant un message d'amour aux 80s. Elle surpasse d'ailleurs désormais largement les Simpsons, ainsi que South Park.

Important Things With Demetri Martin - 2 saisons



Demetri Martin est un comédien de stand up qui a aussi bossé sur le Daily Show avant d'avoir sa propre série. Chaque épisode a un thème (Power, Money, Two...) qu'il aborde sous de multiples angles : sketchs (souvent assisté de H. Jon Benjamin), blagues, dessins, réflexions... Il est totalement à contre-courant des autres comédiens vu qu'il n'est pas vulgaire et qu'il adore utiliser des accessoires pour ses blagues : instruments de musique, dessins,... C'est léger et décalé tout en restant caustique et fin.
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