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GC : Left 4 Dead, nos impressions bien vivantes

Shua par Shua,  email
 
En me rendant à Leipzig, l'une de mes priorités était de ne surtout pas passer à côté de Left 4 Dead. Objectif accompli, puisque j'ai même pu m'y essayer en compagnie de Doug Lombardi et Gabe Newell. Les deux américains avaient fait le déplacement jusqu'à la Games Convention, et c'est donc dans des conditions quasi-rêvées que j'ai pu faire mes premières armes sur ce qui sera le meilleur FPS multi de l'année.

Une fois de plus et contrairement à mes espérances, le jeu côté Infected était absent. Interrogé à ce sujet, Doug Lombardi explique qu'il leur reste encore un peu de travail pour atteindre le résultat souhaité, ce qui explique entre autres pourquoi le jeu a été récemment repoussé au mois de novembre. A l'exception de quelques rares privilégiés, l'unique carte à avoir été présentée à la presse est celle se déroulant en ville, avec des combats au cœur de bâtiments confinés et d'une station de métro. Cette Games Convention ne déroge malheureusement pas à la règle, autant dire que vous n'apprendrez probablement pas grand-chose sur le déroulement du niveau dans les lignes qui vont suivre.

En début de partie, les quatre survivants spawnent à proximité d'une salle remplie d'armes, de munitions, de grenades et de trousses de soins. Ces havres de paix essentiels à la survie de l'escouade se répètent à différents endroits de la carte, un peu à l'image de checkpoints. Des passages stratégiques d'une importance capitale, car il n'y a nul autre moyen de se réapprovisionner en munition une fois la porte franchie.

La progression se fait instinctivement de façon rapide et groupée. Et même si Left 4 Dead n'est pas un FPS tactique, il est important de jouer en équipe et de couvrir chacune des entrées et sorties, de façon à contrer le plus rapidement possible chaque assaut des zombies. Si la carte est très linéaire avec une route toute tracée et impossible a contourner, les hordes d'infectés peuvent surgir de n'importe où et surtout à n'importe quel moment. Jouer au cavalier seul est sévèrement puni, et vous n'aurez alors plus qu'a prier vos petits camarades pour venir vous remettre sur pieds. Dans le cas contraire, le joueur s'étant fait sucer la cervelle devra atteindre deux minutes avant de pouvoir réapparaître sur la carte, à proximité de ceux encore en vie.

Les éléments importants à la progression de l'escouade s'affichent de façon bien visible car entourés d'un petit halo lumineux. Cela ne vous aura probablement pas échappé dans les vidéos, mais en pratique ce détail permet d'enchaîner les phases de combat et de ne pas perdre de temps à chercher les mécanismes à actionner. Un choix artistique qui casse certes un peu l'immersion des joueurs, mais qui permet de se concentrer uniquement sur les ennemis et la survie.

Des ennemis nombreux aux spécificités propres à chacun et qui obligent à manœuvrer de différentes façons selon le lieu où se déroule l'action. Le Tank est une montagne de muscles sur lequel il faudra vider plusieurs chargeurs, tandis que les Hunter se meuvent rapidement et en groupe, d'où l'utilité de la crosse qui permet de les repousser et d'en faire du petit bois juste derrière. Le Smoker est une sorte d'immense pieuvre qui vous agrippe même à dix mètres d'elle, et le Boomer vous vomit de l'acide à la tronche, se déplace lentement et explose sous les tirs en répandant un gaz toxique. Enfin, la Witch, qui est probablement l'ennemi le plus dévastateur, réagit aux attaques en balançant des éclairs sur ses victimes et les achève en les frappant.

Une fois tout ce petit monde en scène, c'est un bain de sang et de cervelle qui marque votre progression dans le niveau. Presser la détente et en voir les conséquences à l'écran est un plaisir savoureux, et le feeling un vrai régal : les déplacements sont précis et rapides, et se combinent avec des armes certes peu nombreuses mais puissantes et à la précision irréprochable. Les animations des personnages sont superbes, les éclairages et intérieurs étaient étonnamment bien rendus pour le moteur Source, et l'ambiance sonore se contente de faire son boulot. Question durée de vie, Valve promet un suivi régulier du jeu avec de nouvelles cartes et accessoirement une tonne d'achievements.

Left 4 Dead mélange donc violence, intensité et plaisir immédiat en coop dont les seules craintes iront à l'encontre des joueurs comptant l'acheter sur console pour y jouer avec un pad. Pour les autres, vous pouvez commencer à compter les jours, et regarder cette petite vidéo filmée avec mes mains tremblantes d'émotions.


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