ACTU
Epic Furious : Nobody Knows JRPG Better Than Me
Un vœu que je n’avais même pas formulé a été exaucé, mais entre nous, on se doutait bien qu’un jour quelqu’un transformerait le narcissisme géopolitique de Donald Trump en jeu d’aventure sous acide. Ainsi, c’est heureusement désormais chose faite avec Epic Furious, un RPG au tour par tour jouable directement dans votre navigateur, entièrement à la souris et qui imagine le locataire de la Maison-Blanche embarquant son administration dans une croisade militaire absurde en direction de l’Iran. Oui, toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ne serait évidemment pas purement fortuite.
Le pitch ressemble à l’un des shitpost dont POTUS (ou PUS qui serait plus approprié dans son cas) a le secret, né à trois heures du matin sur son Truth Social déficitaire. On voit ainsi Trump parader du Bureau ovale aux couloirs du Manoir exécutif, recruter ses fidèles (faites d’ailleurs grave gaffe à Melania !) puis direction le Moyen-Orient pour ramasser du pétrole comme on récupérerait des pièces dans Sonic. Il se lance forcément dans une guerre qu’on devine perdue d’avance avant même le premier combat où il a la possibilité à chaque fois de fuir héroïquement… Le tout dans une esthétique 16 bits qui lorgne ouvertement du côté d'un Chrono Trigger et d’anciennes gloires du RPG japonais.
Mais sous ces sprites minimalistes et ces dialogues volontairement appuyés, Epic Furious tape là où ça fait mal : l’égo démesuré de Trump. Et franchement, de ce côté, ça tape dans le mille et c’est la franche rigolade. On a affaire à un enfant persuadé d’être le héros principal d’un monde qui aurait eu la mauvaise idée de ne pas tourner autour de lui. Chaque interaction semble conçue pour flatter sa propre mythologie.
Derrière ce projet, on a Secret Handshake et on les remercie. Ils sont restés volontairement anonymes, mais ils n’en sont pas à leur premier détournement politique. Leur travail tourne régulièrement autour de la satire américaine contemporaine, avec une fascination manifeste pour la collision entre spectacle médiatique, impérialisme et culture Internet. Ici, on attaque frontalement, sans nuance, comme une caricature éditoriale jouable.
Souris en main, le titre fonctionne étonnamment bien. Les combats ont un vrai rythme, l’écriture sait maintenir une absurdité constante sans devenir épuisante, et surtout le jeu comprend parfaitement ce qu’il parodie. Il s'agit d'une farce grotesque… mais à peine plus grotesque que les événements qui l’ont inspirée.
Le pitch ressemble à l’un des shitpost dont POTUS (ou PUS qui serait plus approprié dans son cas) a le secret, né à trois heures du matin sur son Truth Social déficitaire. On voit ainsi Trump parader du Bureau ovale aux couloirs du Manoir exécutif, recruter ses fidèles (faites d’ailleurs grave gaffe à Melania !) puis direction le Moyen-Orient pour ramasser du pétrole comme on récupérerait des pièces dans Sonic. Il se lance forcément dans une guerre qu’on devine perdue d’avance avant même le premier combat où il a la possibilité à chaque fois de fuir héroïquement… Le tout dans une esthétique 16 bits qui lorgne ouvertement du côté d'un Chrono Trigger et d’anciennes gloires du RPG japonais.
Mais sous ces sprites minimalistes et ces dialogues volontairement appuyés, Epic Furious tape là où ça fait mal : l’égo démesuré de Trump. Et franchement, de ce côté, ça tape dans le mille et c’est la franche rigolade. On a affaire à un enfant persuadé d’être le héros principal d’un monde qui aurait eu la mauvaise idée de ne pas tourner autour de lui. Chaque interaction semble conçue pour flatter sa propre mythologie.
Derrière ce projet, on a Secret Handshake et on les remercie. Ils sont restés volontairement anonymes, mais ils n’en sont pas à leur premier détournement politique. Leur travail tourne régulièrement autour de la satire américaine contemporaine, avec une fascination manifeste pour la collision entre spectacle médiatique, impérialisme et culture Internet. Ici, on attaque frontalement, sans nuance, comme une caricature éditoriale jouable.
Souris en main, le titre fonctionne étonnamment bien. Les combats ont un vrai rythme, l’écriture sait maintenir une absurdité constante sans devenir épuisante, et surtout le jeu comprend parfaitement ce qu’il parodie. Il s'agit d'une farce grotesque… mais à peine plus grotesque que les événements qui l’ont inspirée.















