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ACTU

E3 : Retour aux sources avec Shadow Warrior

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
J'ai passé une bonne partie de la journée d'hier sur le stand de Devolver Digital. "Stand" est un bien grand mot. Ils avaient posé deux caravanes sur le parking en face du Convention Center et proposait barbecue et bières. Ambiance white trash garantie.

Dans une des deux caravanes, on pouvait s'essayer à Shadow Warrior sur PC présenté par un des développeurs et le scénariste (!) du jeu. Le jeu commence avec une rapide présentation du nouveau Lo Wang. C'est maintenant un jeune yakuza qui conduit une Porsche Carrera et qui jette négligemment la clope qu'il vient de finir. Sa mission du jour est simple : aller récupérer un sabre très convoité dans un clan ennemi.

On commence donc le jeu au sabre et on tranche dans le vif la dizaine de yakuzas ennemis. Les développeurs ont apporté un soin tout particulier au maniement du sabre. En plus des mouvements de base, on peut faire des coups spéciaux comme projeter une onde de choc ou faire un 360 degrés pour découper tout ce qu'il y a autour de soit. On peut aussi faire des esquives rapides. Même quand on possède plein de flingues, on revient souvent au sabre car il est très efficace et super marrant à manier. Les membres et les têtes volent même si on n'atteint pas le niveau d'un Ninja Gaiden.

Up down chop chop chop



On trouve rapidement des pétoires qu'on peut améliorer grâce au pognon qu'on trouve. L'Uzi devient un double Uzi. Le double shotgun devient un quadruple shotgun. L'arbalète finit par lancer des carreaux explosifs. Le sentiment de puissance du pistolet et des mitraillettes est un peu faiblard mais le shotgun est dévastateur. Selon la manière dont on bute des ennemis, on gagne plus ou moins de points et ils permettent d'améliorer ses compétences. Le développeur m'a confirmé que la tête de démon serait de retour parmi les armes. Le changement d'armes était encore un peu lent ce qui est assez contradictoire avec le rythme survolté du jeu.

En plus des flingues, Lo Wang possède quatre pouvoirs : faire léviter les ennemis, les repousser, se soigner et créer un bouclier. On débloque les pouvoirs et on les améliore en trouvant des autels. Les pouvoirs ne consomment pas de mana mais par contre ont un temps de rechargement. Si vous les utilisez trop, les ennemis vont le sentir et vont devenir berserk. Il n'y a pas d'auto-regen : pour se soigner il faut soit utiliser le pouvoir soit récupérer les armes des ennemis abattus.

Lo Wang, high voltage



En combinant le sabre, les flingues et les pouvoirs, on obtient un joyeux bordel et une sacré puissance d'attaque. ca tombe bien : les ennemis sont nombreux et costauds. Les monstres apparaissent dix par dix et font assez mal. Ils attaquent à distance avec des boules de feu et se planquent derrière des boucliers. Il y en a à taille humaine mais il y aussi des grosses brutes de trois mètres de haut. Les boss devraient être gigantesques. Le jeu regorge de barils explosifs avec marqué en gros "TNT" dessus. Shadow Warrior ne se prend pas au sérieux et Lo Wang balance régulièrement des répliques bien senties.

Les niveaux ont beau être linéaires, ils sont vastes et laissent le champ libre à l'exploration. Il y a des nombreux passages secrets à trouver qui comportent souvent des hommages au jeu original et pas mal de pognon. Par contre le level design est assez plat. C'est paradoxal car le jeu est pensé avant tout pour le PC : c'était même une des rares démos faite au combo souris-clavier. Les versions Xbox One et la PS4 sont aussi prévues mais plus tard.

A ninja knows no fear



Graphiquement c'est joli sans casser des briques. Ca manque un peu d'effets sympa et la résolution des textures laisse parfois à désirer. Les temps de chargement entre les différentes parties des niveaux sont très courts. La direction artistique est inégale : les décors sont réussis façon japon féodale mais les ennemis sont fin moches. Le plus gros problème du jeu est l'absence de mode multi que ce soit en coop ou en versus. Pourtant tout s'y prête que ce soit la taille des niveaux ou les affrontements avec le sabre et les pouvoirs.

Le développeur me disait que c'était largement compensé par le super scénario du jeu. Je me suis retenu de rire par respect pour le scénariste assis deux mètres plus loin. Au final, Shadow Warrior est une très bonne surprise. C'est bourrin, old school et fun à souhait et même si on est assez éloigné de la licence, cette version 2014 ne lui fera pas honte.

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