Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
ACTU

E3 : Ceci n'est pas un Contra

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Il y avait quelques jeux sympathiques sur le stand de Konami et Hard Corps: Uprising en faisait partie. Avant de commencer à jouer, j'ai cuisiné la RP de Konami pour savoir pourquoi le jeu ne s'appelait pas Contra. Selon elle, il y a deux raisons : tout d'abord il y avait la peur de se faire basher par les fans car le jeu viole certaines règles des Contra, peur plus connue sous le nom du syndrome Fallout.

Ensuite la licence Contra n'est finalement pas si connue et quand elle est connue ce n'est pas toujours avec ce nom. Il a fallu attendre les années 2000 pour que Contra s'appelle Contra chez nous et pas Probotector. Ceci étant précisé, place au jeu.

Premier choc : ce n'est pas aussi beau qu'on l'espérait. Les persos et les niveaux sont en 2D mais l'arrière-plan et les gros ennemis sont en 3D. Le mélange des deux ne se fait pas sans mal. C'est joli mais après BlazBlue, on espérait mieux d'Arc System Works.

La palette de mouvements a un peu évolué. En plus du tir, du saut, du changement d'arme (on peut en porter jusqu'à trois), du strafe et du lock, ASW a ajouté le bouton dash. Quand on est debout, il sert à courir. Quand on est en l'air, ça donne une impulsion vers l'avant à la Sonic. Au sol, on fait une glissade. C'est assez déroutant au départ pour les habitués de la série mais ça rend le jeu plus dynamique et on comprend rapidement que c'est à utiliser sans modération. Il est aussi désormais possible de renvoyer les tirs ennemis d'un coup de bouclier en appuyant sur le boutons au bon moment. Ca demande un bon timing mais ça sauve la vie.

A la place du système "une balle une vie", on a maintenant une barre de vie qui descend plus ou moins vite en fonction des dommages reçus. Certains coups continuent quand même de tuer en une fois. Le jeu comporte deux modes de jeu : arcade et rising. Dans le mode rising, on gagne des XP en parcourant les ennemis et on s'en sert pour améliorer son personnage et le rendre par exemple plus résistant.

Le premier niveau du jeu était jouable à deux et envoyait les joueurs dans le désert affronter un tas de robots de tous les styles depuis le cyborg de base jusqu'au ver de sable mécanique. Petit clin d'oeil aux anciens Contra : il y avait même une porte blindé équipée de tourelles à dégommer. En plus des ennemis, il fallait aussi affronter l'environnement à savoir des sables mouvants.

Le jeu ressemble plus à un Metal Slug qu'à un Contra : il n'y pas le côté mise en scène cinématographique d'un Contra 3 mais il y a bien plus d'ennemis et de trucs à faire exploser. Ce qui n'a pas changé c'est que c'est toujours aussi fun et toujours aussi dur. Sans être aussi millimétré qu'avant, il faut des nerfs solides et des bons réflexes pour venir à bout des boss sans crever.

En bref, ce Hard Corps: Uprising est surprenant. On s'attendait à un joli Contra en HD et on se retrouve avec un gameplay transformé et dynamisé. ASW s'est même permis de mettre une dose d'humour cartoonesque comme ce boss qui reste un instant en l'air avant de s'écraser dans un ravin. On a hâte d'en voir plus.