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ACTU

Broken Age n'est pas un gros succès

Niko par Niko,  email  @nik0tine  
 
Vous le savez, Double Fine Adventure (aka Broken Age) a lancé la grande vague des projets crowdfundés en tentant l'aventure Kickstarter un beau jour de 2012. Deux ans et demi plus tard, le modèle continue de fonctionner, même si il y a évidemment des gagnants (coucou Chris) et des perdants à la loterie. Mais où en est le pionnier ?

Artistiquement parlant, la réussite est totale : paru fin janvier, le premier épisode, avec son esthétique surprenante et son ambiance particulièrement réussie nous a totalement conquis - au point que l'on lui pardonnera sa très grande facilité. Mais on ne parle ici que du premier acte : en juillet 2013, les développeurs se sont rendus compte qu'ils arriveraient en fond de budget avant de pouvoir terminer le jeu qu'ils avaient conçu et ont décidé de scinder celui-ci en deux, en finançant la seconde partie avec les ventes de la première. Hélas, cela veut dire que les backers (et les acheteurs) devront attendre le dénouement du cliffhanger qui clôt le premier acte pour quelques mois encore : l'acte II n'arrivera pas avant décembre 2014, dans le meilleur des cas. Oui, c'est bien plus long que ce que l'on pouvait espérer.

Coté ventes, on ne peut pas dire que le calcul se soit révélé particulièrement payant : le dernier volet du reportage (réservé aux backers) consacré au développement du jeu révèle que le jeu ne s'etait écoulé qu'à 135 000 exemplaires sur PC au début juillet 2014, auquels s'ajoutent 28 000 ventes sur iPad. De quoi financer l'acte II, mais clairement pas le succès que la bande de Tim Schafer espérait - ou que l'on pouvait prophétiser devant la réussite du financement participatif et sa couverture médiatique. Un brin dépité, la figure de proue du studio doit se rendre à l'évidence : le jeu rentrera dans ses frais, mais le succès ne sera pas suffisant pour permettre à Double Fine d'autofinancer ses prochaines productions. Il faudra donc à nouveau se tourner vers les éditeurs ou vers les joueurs quand le temps sera venu.

Merci Netsabes.
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