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Shin Megami Tensei Lucifer’s Call

Fakir Bleu par Fakir Bleu,  email
Atlus nous gratifie enfin sur le continent européen d’un opus de sa pléthorique série des Megami Tensei commencée sur NES, avec l'édition par Ubisoft Europe de Shin Megami Tensei Lucifer’s Call. Ce RPG prend le contre-pied des habituels mondes d’heroic-fantasy en abordant ici un univers ésotérique qui déstabilisera le non initié. Les thèmes abordés sont matures et amènent même une réflexion différente des poncifs nippons habituels pour ce genre de titre (écologie, amour…) avec des thèmes comme le déterminisme.

Le pitch de potch


Un petit résumé pour vous situer de début de l’histoire, vous êtes un étudiant lambda avec un groupe d’amis, et vous avez pour projet de rejoindre un de vos professeurs (oui ça n’arrive théoriquement jamais dans la vrai vie, mais la plastique de la personne aide à la situation). Ce rendez-vous vous fait atterrir dans un hôpital pour le moins désertique et c’est à ce moment là que votre vie va basculer. Vous assistez ni plus ni moins à la fin du monde. Vous êtes l'un des rares survivants et pour vous permettre de survivre dans le nouvel univers hostile qui est apparu, un jeune garçon blond va vous transformer en démon.

Satan bête de venir avec moi ?


Vous êtes seul au début, puis rapidement votre groupe va se former. Contrairement à ce qui se fait habituellement (la naïve à forte poitrine, le gros baraqué au grand cœur, la femme animal au mauvais caractère, etc…) votre escouade va se constituer de monstres que vous rencontrerez et que vous parviendrez à rallier à votre cause. Leurs origines sont principalement basées sur le bestiaire divin, qu’il soit taoïste, chrétien ou indien, les inspirations sont diverses et les anges côtoient sans mal Ganesh. Bien sûr, selon leur origine, leur alignement ainsi que leur caractéristiques seront différentes. Leur adhésion à votre groupe peut se faire par le biais de discussions, dons d’objets ou monnaie sonnante et trébuchante, le démon étant bassement matériel. Certains monstres pourront être gardés en renfort et vous ne pourrez en avoir que trois simultanément avec vous lors des combats. Toutefois vous aurez l’occasion d’en invoquer en soutien en pleine bataille. Chacun a ses spécificités (pouvoirs, résistances, caractéristiques) et une bonne réflexion sur les monstres à utiliser sera capitale pour venir à bout des combats les plus ardus. Et là vous me dites, c’est les pokemon ton truc là... Même si les fans vont me maudire sur des générations, c’est pas faux. De plus, le bestiaire est vraiment très conséquent, et dans des sortes de temples, vous pourrez créer des hybrides afin d'en créer un nouveau genre dont les caractéristiques vous intéresseront plus. De même, certaines créatures spéciales ne sont invocables que lorsque la mystérieuse boule qui éclaire ce monde est à son zénith.

Le système de jeu se fait tour par tour, les priorités se basant principalement sur l’agilité des personnages. Une des grandes base à maîtriser est l’utilisation des buffers qui vont permettre de vaincre des ennemis a priori d’un niveau bien supérieur au vôtre.

L’aspect technique n’est pas en reste. En effet même si la réalisation date maintenant de deux ans par rapport à sa sortie japonaise, les graphismes basés sur des aplats de couleur ainsi que le design de Kazuma Kaneko posent une base assez intemporelle. Ce parti pris artistique fait que le jeu a vraiment bien vieilli. Les diverses animations et musiques sont dans la norme, avec quelques thèmes bien sympa tout de même.

L’histoire ne se révèle que progressivement et met en scène des tensions entre différents clans démoniaques. Les PNJ principaux sont peu nombreux mais sont chacun très charismatique et portent tous leur lot de motivations qui vont faire évoluer la trame de l'histoire. Votre penchant pour chacun de ces bords peut vous amener à une fin différente. Le scénario est bien ficelé et des choix cornéliens vous seront proposés. Rien n’est tout blanc ou noir, votre personnalité se reflètera réellement sur l'issue que vous allez rencontrer, au bout de l'aventure.

La claque Dante ta gueule


Vous aurez sûrement noté la présence de Dante, le bellâtre à la cool attitioude. S’il n’était pas présent lors de la sortie initiale du jeu il a été rajouté pour cette version correspondant à la version maniax sortie au Japon. Le jeu dispose également d’un donjon supplémentaire par rapport à la sortie initiale. Même si son grand guignol se prête bien à la série DMC, ici le sur-jeu de la chose est un peu pénible. Toutefois, ses détracteurs pourront finir le jeu, en ne l’ayant croisé qu’une seule fois. Les rencontres aléatoires sont fréquentes (moins que dans un Skies of Arcadia toutefois…) et le levelling est parfois de mise car fréquemment, en arrivant dans une nouvelle zone, on peut se sentir rapidement débordé par les évènements. La durée de vie est assez élevée, entre 60 et 70 heures pour le finir correctement. Donc ce n’est pas avant quelque temps que les plus acharnés auront vu toutes les fins...

De par les thèmes abordés, ainsi que l’originalité de son univers, Shin Megami Tensei Lucifer’s Call se place au sommet du genre sur les consoles de dernière génération. Il rappelle l’âge d’or du RPG où les développeurs n’hésitaient pas à nous proposer des concepts originaux avec des partis pris artistiques engagés. Donc même s’il a mis un temps conséquent pour arriver sur nos contrées, on ne peut que se délecter de ce petit bijou.

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