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Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
Depuis le temps que son existence a été évoquée (il y a un an et demi ici même, en fait), Hell Yeah! Wrath of the Dead Rabbit ne cessait de nous aguicher. Avec ce projet de Metroidvania 2D sous LSD, dont le héros est un lapin mort se lançant dans un génocide de monstres débiles dans des décors flashy à vous fracturer la rétine, c’est peu de dire qu’Arkedo se lançait dans quelque chose de… couillu, dira-t-on. Le genre de truc qu’on adore ou qu’on déteste. Qui veut devenir nécrocuniculophile ?

Kiss my Ash


A-t-on besoin de préciser que le scénario d’Hell Yeah! tient sur un kleenex ? Ash, Prince des Enfers, succède à son père, le Roi Lapin. Entre esclavage et torture, tout se passe bien jusqu’à ce qu’un paparazzi prenne une photo compromettante : Ash aime jouer avec un canard en plastique dans son bain, ce qui fait un peu tapette pour le Prince des Enfers. 100 monstres ont vu le cliché avant qu’il soit retiré du Hellternet, et maintenant ils se foutent bien de la gueule d’Ash. Une seule solution : les réduire au silence, en leur maravant la tronche. Ils sont déjà en Enfer, mais mourir une deuxième fois leur fera le plus grand bien.



Derrière ce scénario-prétexte, Hell Yeah ! est avant tout un hommage déjanté à tout un pan de la culture des joueurs. Un peu comme si des geeks bourrés refaisaient le monde autour d’une table, puisant dans les répliques cultes de Retour vers le Futur, DBZ, Die Hard, Alien ou South Park, chantant du Carlos ou une version salace de Still Alive, et ressortant leurs consoles d’antan pour jouer à Sonic, Space Invaders, Donkey Kong Country, Duck Hunt et Ocarina of Time. On ne doit pas être très loin d’une séance d’écriture type chez Arkedo, tant les dialogues enchaînent les répliques excellentes, entre humour potache, sens de la répartie, et donc références à la culture geek.

Sur un plan strictement ludique, les sources d’inspiration sont elles aussi visibles, mais ne remontent pas nécessairement aussi loin que le logo Sega à l’ancienne pourrait le laisser penser. Hell Yeah ! est certes un Metroidvania, mais le combo scie circulaire/armes à feu fait surtout penser au plus récent Shank, et quelques passages de plate-forme bien punitifs font penser à du die and retry façon Super Meat Boy. Mais que les allergiques à l’ultra-difficulté se rassurent, le cœur du jeu n’est pas là.



La scie, chienne fidèle


Non, le cœur du jeu, c’est un mélange de plate-forme et d’action dans une petite dizaine de niveau tous différents, mais tous bien barrés. A chaque fois, le principe est le même : on doit accéder à la porte d’un boss, pour cela on doit franchir un certain nombre d’autres portes qui ne s’ouvrent que si on a tué le nombre de monstres indiqué dessus. On tue un monstre qui va ouvrir une porte, qui va nous permettre d’accéder à d’autres monstres qui vont ouvrir une nouvelle porte, et ainsi de suite… Les nombres sur les portes sont cumulatifs, vous pouvez donc tomber dès le début du jeu sur des portes nécessitant des dizaines de monstres morts pour s’ouvrir, et il faudra donc y revenir après avoir avancé dans le jeu.

On repère trois types de gameplay permettant de progresser : Ash sans armes, Ash avec armes, et l’utilisation de véhicules ou d’outils. Sans armes, Ash ne peut que sauter, double sauter et rebondir sur les murs, il s’agit donc de plate-forme pure. On ne peut pas tuer les ennemis, du moins pas directement : il faut utiliser le décor, pour cramer les monstres ou les écraser sous des blocs de pierre par exemple. Avec armes, c’est le défouloir : on se sert de la scie circulaire comme d’un jetpack ou d’une foreuse pour atteindre les ennemis, qu’on tue soit avec ses armes soit en utilisant le décor, mais on y reviendra plus tard. Le jeu réserve enfin quelques passages en véhicules (sous-marin, vaisseau spatial…), armés ou non, ainsi que l’utilisation d’outils comme des canons pour dégager les obstacles, vivants ou non, de votre route, ou atteindre des points éloignés.



Chaque niveau est donc conçu comme un mélange plus ou moins équilibré de ces trois éléments, et avec le système de portes, il y a une belle variété de sensations manette en main. Le level design étant assez labyrinthique, on a le choix pour s’y repérer: le dézoom, qui permets de prendre du recul pour visualiser les alentours, le radar qui indique les directions à suivre pour trouver les monstres, et la carte, qui se complète au fur et à mesure que vous vous baladez dans le niveau et contient toute une série d’indications (position des monstres croisés, fontaine de soin, portes, missions secondaires...). Les sauvegardes sont automatiques et fonctionnent avec des check points. Quand vous mourrez, vous repartez au dernier check point traversé, dans l’état de santé où vous l’avez traversé, même si vous n’aurez pas à retuer un monstre mort si vous subissez un game over juste après.

Ce qui permet de noter deux premiers défauts. Premièrement, le jeu est un poil plus dirigiste que ses sources d’inspiration: des éléments de décors sont là pour vous indiquer la direction à suivre par des flèches, les objectifs sont on ne peut plus explicites, votre carte affiche la position de l’objectif en cours, votre radar la direction à suivre pour trouver les monstres. En bref, on vous prémâche un peu le travail d’exploration. Deuxièmement, la plupart des monstres vous font des dégâts, mais les éléments de décors vous one-shot très souvent (les pics entre les plates-formes par exemple) ou vous font des dégâts en chaîne : les phases de plate-forme sont donc souvent plus punitives que les combats contre les monstres, alors même que les checkpoint sont plutôt disposés… avant les monstres. Certains passages sont rageants, pas seulement parce qu’ils sont difficiles, mais aussi parce qu’on doit à chaque fois se retaper un petit trajet pour y retourner.



Rabbit of Caerbannog


Puisqu’on parle des défauts de gameplay, il faut malheureusement souligner le principal : un manque notable de précision dans la maniabilité, causé par plusieurs choses. L’inertie de la scie/jetpack rends difficile l’accès à certaines plates-formes, et il n’est pas rare de glisser sur les plus petites d’entre elles. Jouer à la manette réduit cette sensation de manque de maîtrise lors de sauts, mais implique une utilisation du stick droit pour viser et tirer avec les armes à feu. A l’inverse, jouer au clavier et à la souris permets de viser sans problème, mais les flèches directionnelles raidissent encore plus les sauts. Attention, il ne s’agit pas de dire que la maniabilité est foireuse, elle est même plutôt bonne car assez intuitive, mais lors de certains passages un peu tendus, le fun s’éclipse et la frustration pointe.

Lors de certains passages seulement. Car la plupart du temps, on s’amuse beaucoup à buter du monstre à la chaîne. Niveau arsenal, l’arme de base est la scie circulaire. On dispose également de tout un arsenal d’armes à feu assez classiques, allant de la mitraillette au lance-flamme en passant par le colt, le lance-grenade, le lance-roquette… Mais si l’équipement est classique, notre barre de vie est pour sa part nettement plus funky (ou crade, selon le point de vue), puisqu’elle est matérialisée par une jauge de sang. Jauge qu’on peut remplir en prenant une douche dans des fontaines d’hémoglobine tenues par une certaine "Mme Fontaine" (gros clin d'oeil), cyclope de surcroît. Et quand on récupère de la vie sous cette fontaine, c’est matérialisé par des infirmières à gros nibards qui s’envolent dans le ciel et ne dépareilleraient pas dans un porno allemand des 80’s.



Surpris ? Vous n’avez encore rien vu. Puisque le but du jeu est de buter du monstre, le bestiaire a été particulièrement soigné. En fait, on distingue trois types de monstres. Tout d’abord 100 monstres principaux divisés en deux catégories : les sous-boss (les plus nombreux) qui ouvrent les portes, et les boss. Il y a en plus toute une flopée de petits ennemis plus ou moins agressifs pour pimenter votre progression. Les monstres principaux sont justes hallucinants, que ce soit dans leurs designs ou dans leurs noms, et on préfère vous laisser la surprise. Une fois battus, ils sont recensés dans un Monstrodex qui nous raconte leur histoire en quelques phrases souvent hilarantes.

Les combats sont bien plus variés que la facilité des premières minutes ne le laisse pense. En fait, les petits monstres qui pullulent dans les niveaux sont à découper s’ils ne sont pas électriques, à flinguer de loin sinon. Les sous-boss sont en général protégé par le level design, en ce sens qu’il faut arriver jusqu’à eux pour les buter. Avec parfois des patterns qui font qu’on doit trouver le bon flingue et/ou le bon timing pour les défoncer, mais certains monstres doivent obligatoirement être éliminés avec des éléments de décor comme des blocs de roches, des coulées d’acide ou des canons. Quand on a bien entamé leur barre de vie, un mini-jeu « finish him » apparaît. QTE débile, QCM à la con, mini-jeu de réflexes façons Wario Ware… Le concept est fun, d’autant plus que les finish move sont adaptés à la manière de tuer le monstre (par exemple, si on utilise un élément de décor pour le cramer, le mini-jeu sera des monstres-silex à frotter au bon moment pour démarrer le feu), mais un peu redondant puisqu’il n’y en a qu’une trentaine pour 100 monstres. Une fois passé l’effet de surprise…



Hell Yeah! C’est d’la bonne !


Visuellement, le jeu est tout à fait ce à quoi on s’attendait : un cartoon psychédélique intégralement en 2D bourré d’effets improbables et outranciers (mention spéciale aux animations des finish move), et à chaque fois avec des couleurs flashy à vous fracturer la rétine. Il y a une très grande variété visuelle dans les niveaux, chacun développant une thématique particulière, offrant plusieurs visions de l’Enfer. Des plus classiques, comme une prison de manoir hanté ou un monde de flammes et de sang, au plus surprenants, comme un vaisseau spatial rempli d’aliens gluants, un trip hippie qui donnerait des boutons à Cartman, ou encore un hilarant monde remplis de monstres arc en ciel et dont la musique de fond semble tout droit sortie d’un épisode de My Little Pony.



D’ailleurs, l’environnement sonore accompagne parfaitement ce feu d’artifice visuel. Pop sirupeuse, métal qui crache, ou bien électro qui fait wub wub, à chaque fois c’est une parodie musicale, mais tellement raccord avec ce qu’il se passe à l’écran qu’elle se grave dans votre mémoire. Les compositeurs, comme le reste de l’équipe d’Arkedo d’ailleurs, sont vraisemblablement tombés dans une marmite de LSD quand ils étaient petits, mais ça leur a réussi. Les bruitages sont un peu moins frappants, mais variés et bien crades comme il faut. Le seul regret réside dans l’absence de doublages pour Ash et les Monstres, qui restent muet ou se contentent de petits bruitages.

Tout ça peut sembler peu digeste. Et c’est malheureusement là la limite de ce Hell Yeah ! : malgré tous les efforts consentis pour proposer de la variété, on frise parfois l’overdose. Sur le fond, le principe général de gameplay reste le même tout au long du jeu, seule la difficulté augmente, et la variété n’est que cosmétique. D’autant plus que tout ce qui fait office de contenu complémentaire tombe un peu à plat. Les nombreux skins à débloquer pour Ash et la scie ? Un gadget qui fait sourire sans plus. Les boutiques ? Une fois que vous y avez upgradé votre santé et les deux armes améliorables, elles ne servent plus à grand-chose. L’île sur laquelle les monstres vaincus sont réduits en esclavage à votre service ? Un concept enthousiasmant au début, mais en réalité assez creux. En fait, seules les missions secondaire que Ash 2.0 (votre vous du futur) vous confie sortent du lot. Il s’agit de mini-jeux proposant un vrai challenge, comme tuer 50 ennemis en 25 secondes ou traverser la map dans le même temps. Dommage que les récompenses ne soient pas à la hauteur du challenge.


Jeu testé à partir d'une clé Steam fournie par l'éditeur
Un peu redondant à la longue, ce Hell Yeah! vaut cependant largement le détour. Trip gore, bariolé et drôle à la réalisation originale, ce défouloir crade nous balance comme promis une violence inouïe dans notre face.

SCREENSHOTS

 

Commentaires

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xiam
 
Très bon test, merci!
M.I.B
 
Bon test, je l'acheterais aujourd'hui malgré ses défauts, histoire de soutenir Arkedo. Et puis il a l'air carrément fendard. :) Par contre je ne l'ai pas trouvé sur le xbla hier, peut-être ce soir?
PoF.be
 
L'humour est moins subtil mais je ne m'était pas autant marré en jouant depuis Deathspank.
Ozgarden
 
Hell Yeah en résumé c'est des boobs de qualitay

Raz`Campagne
 
Si y'a des gens d'arkedo qui passent ici, ça vous dirait pas de demander à Sega qui n'empêchent pas les gens basés au japon d'acheter votre jeu ?

D'avance, merci
somonflex
 
Bon, je suis convaincu, je vais me le prendre.
Turom_
 
J'avais préco, et je suis pas déçu :)
vasquaal
 
Ouep, pour l'instant, c'est très fun, incroyablement beau si on adhère au style, c'est plutôt dynamique, varié et original même.

J'adore !

Bon test au passage.
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Tribune

zouz
(10h21) zouz Avant on envoyait des chiens ou des singes dans l'espace pour voir si ça passait, maintenant on envoie des milliardaires. En fait elle pas si pourrie notre époque.
MrPapillon
(08h59) MrPapillon Oui, et il y a beaucoup plus de choses intéressantes à faire là-bas.
_Kame_
(08h34) _Kame_ Y'a juste une petite différence. C'est sur Terre.
MrPapillon
(07h00) MrPapillon L'Antarctique est hostile et pourtant on fait de plus en plus d'activités là-bas, et le tourisme augmente (malgré les interdictions/restrictions).
_Kame_
(00h35) _Kame_ C'est cool pour le côté défi, mais on parle de planètes et satellites un tout petit peu hostile à l'humain. Je serai plus content quand on annoncera qu'on a inventé un nouveau mode de propulsion.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon Et ça fera une excuse de plus à Yotleotl de dire qu'ils sont financés par des fonds publics américains.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon C'est aussi bon pour les scientifiques, surtout que ça coûtera pas cher relativement.
MrPapillon
(00h26) MrPapillon Kame> Elon Musk souhaite établir une autoroute vers Mars. Donc tout client est le bienvenu. Minage ou pas. Scientifiques ou pas. Il faut pas oublier, c'est que leur fusée peut aller aussi sur Europa ou plein d'autres destinations.
MrPapillon
(00h24) MrPapillon Et le minage d'astéroïdes, c'est Larry Page à titre personnel, pas Google.
MrPapillon
(00h24) MrPapillon CBL > Euh, SpaceX c'est aussi les satellites en orbite basse et en géo.
_Kame_
(00h24) _Kame_ Ouaip, ramener des minerais. Même si je souhaite qu'ils réussissent, j'ai pas la sensation qu'envoyer 100 personnes sur Mars, ça soit vachement utile.
CBL
(00h15) CBL Mas étant remplie de flotte, la planète va devenir une station service pour les drones miniers
CBL
(00h15) CBL Mars est "à deux pas" de la ceinture d'astéroides
CBL
(00h14) CBL Le meme Google qui veut se lancer dans l'exploration minière d'astéroides
CBL
(00h13) CBL L'actionnaire majoritaire de SpaceX, c'est Google
mardi 27 septembre 2016
_Kame_
(23h59) _Kame_ Tout ça pour aller se faire chier sur une planète désertique. (ahah).
MrPapillon
(23h43) MrPapillon Mais toute la conf' regorge de détails techniques, et c'est encore plus épique que juste avec les détails de cette vidéo.
MrPapillon
(23h42) MrPapillon La vidéo qui résume : [youtube.com]
MrPapillon
(23h42) MrPapillon L
MrPapillon
(23h30) MrPapillon Jusqu'à présent, SpaceX n'a annoncé que le transport. Le reste sera sûrement fait entièrement ou en coopération avec d'autres organismes/entreprises. J'imagine que même une grande partie de l'intérieur du vaisseau (MCT) sera conçu par le client.
MrPapillon
(23h28) MrPapillon Si on devait réduire au plus petit dénominateur commun, on ne serait jamais allés sur la Lune, et on aurait jamais rien fait d'ailleurs.
MrPapillon
(23h28) MrPapillon Yolteotl > Mais on s'en fout de facile ou pas. Ce qui est intéressant c'est s'ils vont y arriver ou pas.
Yolteotl
(23h23) Yolteotl "Facile" quand on a accès à un marché interne qui permet de le financer de façon incomparable à ce qu'on retrouve en Europe ou n'importe où ailleurs sur la planète. Je te laisse volontiers aller sur Mars en premier en tout cas :)
MrPapillon
(23h15) MrPapillon Et en seulement 10 ans, c'est les premiers à avoir un plan de baisse des coûts cohérent. Alors que ça fait depuis 60 ans qu'on envoie des trucs dans l'espace.
MrPapillon
(23h14) MrPapillon Et bien sûr on parle encore une fois des contrats avec la Nasa, alors qu'ils sont soumis à des appels d'offre, et que toutes les autres boîtes de la planète ont des contrats avec le public.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon ULA continue à utiliser les mêmes éternels lanceurs.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon Et Ariane n'a annoncé Ariane 6 que parce que ça bougeait à côté.
MrPapillon
(23h13) MrPapillon Et on parle de casser les prix pour financer la R&D. Mais Roscosmos fait plus vraiment de R&D.
MrPapillon
(23h11) MrPapillon Et les contrats de la Nasa sont plus complexes qu'un simple lancer de satellite.
MrPapillon
(23h11) MrPapillon Yolteotl > Les contrats de la Nasa sont sur plusieurs lancements, pas qu'un seul.
MrPapillon
(23h10) MrPapillon Ils ont fait des procès pour simplement avoir le "droit" de participer aux appels d'offre sur l'armement. Ils viennent d'obtenir leur premier contrat dessus à force, il y avait beaucoup trop de magouilles entre ULA et l'armée avant.
Yolteotl
(23h10) Yolteotl MrPapillon > c'est la que je dis que tu te plantes, ils ne coutent pas 80 millions, le cout est plus élevé, pas le double mais pas loin. C'est grace aux contrats gouvernementaux que SpaceX casse les prix et laisse miroiter un prix si bas.
MrPapillon
(23h10) MrPapillon Oui, mais les contrats d'armement c'est pas SpaceX.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Un satellite en orbite par SpaceX coûte moins cher que chez les concurrents.
Yolteotl
(23h09) Yolteotl Dans une certaine boite que je connais assez bien, les commerciaux ont "enfin" réussi à décrocher un contrat d'équipement pour l'armée américaine. Quand la France commande le dit équipement en 5 exemplaires, les USA c'est 100/200/300.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Un satellite en orbite par SpaceX coûte 80 millions de $. On fait des satellites à des milliards de $.
MrPapillon
(23h08) MrPapillon Yolteotl > La plupart des gouvernements des pays industrialisés peuvent financer des fusées SpaceX.
MrPapillon
(23h08) MrPapillon La Nasa n'est pas un organisme qui ne développe qu'en interne, c'est un organisme qui sous-traite beaucoup.
Yolteotl
(23h07) Yolteotl MrPapillon > "C'est pareil pour les autres pays", c'est que tu n'as pas vraiment conscience des effets d'échelle que ça représente. Aucun autre gouvernement de la planète ne peut financer comme le font les USA.
MrPapillon
(23h07) MrPapillon Les principaux concurrents actuels de SpaceX, c'est BlueOrigin, ULA, Roscosmos, Ariane. Tous principalement financés par des fonds publics.
MrPapillon
(23h06) MrPapillon Ariane vient de commencer à peine à entrevoir des plans de réutilisation des lanceurs, comme le font aussi les russes et ULA. Tout ça depuis que SpaceX a montré des succès dedans.
MrPapillon
(23h06) MrPapillon Ariane n'a pas de plan de colonisation de Mars en urgence.
MrPapillon
(23h05) MrPapillon D'ailleurs il y a eu des procès par SpaceX pour ça.
MrPapillon
(23h05) MrPapillon Faut pas oublier que les autres lanceurs américains sont encore plus soutenus par le gouvernement que SpaceX.
MrPapillon
(23h04) MrPapillon Et pour les autres boîtes aux US.
Yolteotl
(23h04) Yolteotl des lanceurs aux autres compagnies. Ils ne sont pas spécialement plus ambitieux ou doués que les gars de l'Agence Spatiale Européenne qui ont bien moins de fonds derrière
MrPapillon
(23h04) MrPapillon Oui et c'est pareil pour les autres pays.
Yolteotl
(23h03) Yolteotl MrPapillon > Comme je le disais, ils gagnent des clients parce que la concurrence est faussée. La NASA et le gouvernement américain souhaitaient avoir une compagnie américaine avec des contrats si importants qu'ils peuvent se permettre de vendre à perte
MrPapillon
(23h00) MrPapillon Mais là on parle de SpaceX sinon, c'est vraiment être de mauvaise foi de nier leur succès. Plein de clients s'ajoutent à leur carnet.
MrPapillon
(22h58) MrPapillon Yolteotl > Oui ça a été racheté récemment.
MrPapillon
(22h57) MrPapillon (Tesla n'a pas besoin de gagner de l'argent à ce stage aussi. Ils ont besoin de grandir le plus vite possible et de devancer tous les constructeurs établis).
Yolteotl
(22h57) Yolteotl [bloomberg.com]
Yolteotl
(22h56) Yolteotl [fr.wikipedia.org] " L'idée de ce projet a été suggérée par leur cousin Elon Musk, qui a aidé à la création de la société et en est devenu président."
MrPapillon
(22h56) MrPapillon Il faut pas oublier que SpaceX envoie régulièrement des capsules sur l'ISS.
MrPapillon
(22h55) MrPapillon (sauf si on remonte aux premiers falcons des débuts de SpaceX)
MrPapillon
(22h55) MrPapillon Les deux derniers gros foirages sont dus à des anomalies sur le tank du deuxième étage. Il semble qu'il y ait une faiblesse à endroit particulier par là-bas et ils vont y remédier. Le reste n'est que succès.
MrPapillon
(22h53) MrPapillon Sachant qu'ils ont commencé il y a dix ans et qu'ils ont devancé les autres sur les technos du futur, alors que les autres tablent sur des technos vieilles de plus de 50 ans.
MrPapillon
(22h52) MrPapillon Actuellement, malgré les derniers foirages, ils ont un taux de réussite tout à fait satisfaisant, à plus de 92-93% je crois.
MrPapillon
(22h52) MrPapillon SpaceX a réussi largement plus de fois qu'ils ont eu d'échecs.
MrPapillon
(22h51) MrPapillon SolarCity n'est pas dirigé par Elon Musk.
MrPapillon
(22h51) MrPapillon Yolteotl > Non, la Nasa est cliente.
Yolteotl
(22h46) Yolteotl C'est bien que Ellon Musk soit ambitieux, mais SolarCity est un échec, Tesla ne dégage toujours pas de bénéfice (et n'en dégagera pas avant plusieurs années), et SpaceX s'est vautré plus de fois qu'ils n'ont réussi pour l'instant.
Yolteotl
(22h44) Yolteotl c'est ça qui leur permet de casser les prix à l'international, ils vendent à perte parce qu'ils ont des contrats nationaux monstrueusement élevés amortissant le coup.
Yolteotl
(22h43) Yolteotl MrPapillon > "Financement privé", mwai, ils tirent leur cash des contrats avec la Nasa
MrPapillon
(22h29) MrPapillon Surtout que SpaceX a un financement privé et que la boîte est contrôlée par une idéologie forte et humaniste.
MrPapillon
(22h28) MrPapillon C'est un argument pour toi, pas pour moi. Il y a plein de boîtes qui fournissent de bons services partout. C'est pas évident d'écrire un bouquin cyberpunk où les entreprises sont cools et que ça fonctionne bien.
CBL
(22h26) CBL Cela n'a rien à voir avec le progres
MrPapillon
(22h25) MrPapillon Le truc, c'est que malgré les négativités, la qualité de vie des humains n'a fait que progresser au fil du temps.
MrPapillon
(22h23) MrPapillon Dans toute l'histoire de l'humanité, il y a eu des gens qui ont été contre le progrès avec ceci ou cela comme arguments. Et souvent ça a été dans le faux.
CBL
(22h22) CBL Pour l'instant
MrPapillon
(22h21) MrPapillon CBL > SpaceX ne fournit que le transport.
MrPapillon
(22h20) MrPapillon Vers la Lune, c'était 2 fois plus de radiations seulement (je viens de voir les chiffres).
MrCroa
(22h20) MrCroa Je pense que dans l'ISS le bouclier magnétique de la terre protège toujours
CBL
(22h19) CBL Et les gens applaudissent
CBL
(22h19) CBL Tous les romans cyberpunk prédisent que laisser la colonisation aux mains des entreprises est un désastre assuré
MrPapillon
(22h18) MrPapillon Certains restent plus d'un an dessus.
MrPapillon
(22h18) MrPapillon Et concernant les radiations, il y a des gens sur la station ISS aussi.
MrPapillon
(22h17) MrPapillon Bah les radiations qui viennent de partout sont plus faibles. Donc oui ça augmente un peu les probabs de cancer, mais la cigarette aussi.
MrCroa
(22h17) MrCroa et entourer la capsule d'eau, ça me paraît pas super pratique
MrCroa
(22h16) MrCroa Mais concernant l'eau apparemment, les radiations n'arrivent pas que d'un côté, du coup un bouclier d'eau tourné vers le soleil ne protégerait pas
MrPapillon
(22h14) MrPapillon Les radiations c'est pas hyper problématique. La quantité de radiations est pas énorme, sauf quand il y a des pics. Et l'eau protège très bien.
MrCroa
(22h12) MrCroa La question piège avec les radiations, pas évident. C'est clair qu'il y a pleins de trucs à gérer et faut se dire que les premiers à partir vont sûrement crever
MrPapillon
(22h11) MrPapillon Ah j'avais pas fait gaffe. Mais en général les français sont pessimistes, surtout face aux grands projets.
Alroc
(22h10) Alroc Y'a un truc qui est ouf d'ailleurs en france c'est a quel point les lignes médiatique sont anti Musk. ON sent les supports de PSA / Renault, Airbus a la presse française c'est assez ouf
Alroc
(22h09) Alroc Wow, "If you are prepared to die, ok, you can go" no joke :/
MrCroa
(22h09) MrCroa Des questions pas des dissertations !
Alroc
(22h08) Alroc MrPapillon >Dailleurs il s'est fait secher :p
Alroc
(22h08) Alroc MrCroa > Tesla / SolarCity / SpaceX / Hyperloop (dans une certaine mesure). Fiiou
MrPapillon
(22h07) MrPapillon Le mec bourré qui demande s'il y aura des toilettes sur Mars, ça fait redescendre le côté épique du truc.
MrCroa
(22h06) MrCroa Quand on voit la photo de 2002 où il danse avec des maracas, c'est fou le progrès déjà parcouru... xD
MrCroa
(22h05) MrCroa Je crois que ça doit être l'homme le plus ambitieux de toute l'histoire de l'humanité ^^
Alroc
(22h03) Alroc MrPapillon > Ce mec est fou, je l'adore !
MrPapillon
(21h58) MrPapillon Je me demande si avec le hype de dingue que ça va générer, il va pas arriver à atteindre 10% de la notoriété de Steve Jobs.
MrPapillon
(21h57) MrPapillon 10 milliards de personnes regardent les confs iPhones, cent personnes les confs SpaceX, mais là ça tue méchamment ce coup-ci.
MrPapillon
(21h46) MrPapillon Ah non j'ai mal entendu, c'était "The only reasons I accumulate assets, is to fund to make mankind a multi-planetary civilization".
MrPapillon
(21h45) MrPapillon "The only reason I accumulate assets, is to fund racist memes and shitposts".
MrPapillon
(21h23) MrPapillon Ça tue, on a l'impression de voir un truc de sf, mais ils ont prévu ça pour dans 9 ans.
MrPapillon
(21h07) MrPapillon On sent la pression dans sa voix. C'est peut-être une des confs les plus importantes de toute l'histoire de l'humanité.
MrPapillon
(21h04) MrPapillon Ouaip, y a Zubrin il paraît dans la salle. Un autre gars très bizarre mais très très convaincant. J'espère qu'il va dire des trucs.
Dks
(21h03) Dks MrPapillon > c'est bien ça ne fait pas vendeur de tapis sur le coup ^^