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16:20 Havok06 : Alors que le gameplay est déja tellement jouissif sur les 2 précédants.
16:19 Havok06 : fwouedd> J'ai testé la demo multi, et je comprend pas pourquoi ils s'obstinent à vouloir faire des trucs soit disant "nouveau" comme les kill moves pourris ou le système pour les sauts du pred

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eXTReMe Tracker
Fahrenheit
Fahrenheit, developpé par Quantic Dream, édité par Atari (site officiel).
Édité la première fois le mercredi 07 septembre 2005.
  Fondu au noir, générique. La plupart des gens seraient déjà en train de remettre leurs manteaux, mais moi j’attends patiemment. Ça fait plusieurs heures que mon estomac gargouille à tout rompre, mais un spectateur digne de ce nom ne se lève pas de son siège avant la fin du générique, et tant pis s’il n’a rien avalé de la journée. La belle affaire. Après tout, personne n’est là pour me voir. Un peu penaud, j’éteins mon écran et sors de ma chambre. A cet instant précis, j’ai vraiment du mal à me décider. Alors comme ça, Fahrenheit serait un échec ? Quand même, ça me ferait mal. Gargouillis. Je gifle mon ventre pour le faire taire. Oui, Fahrenheit est un échec. Et ça m’est d’autant plus insupportable que je viens de passer huit heures d’affilée devant, sans même être capable d’en décrocher cinq minutes pour aller manger un bout de pain. C’est louche. C’est très louche.  
   

Si vous avez raté le début


Tout a commencé comme un bon dimanche soir sur M6, sauf qu’on n'était pas dimanche, et que c’était pas sur M6. Le film a débuté à l’heure, et j’ai bien dû rater deux minutes de la scène d’intro à essayer d’allumer une cigarette avec un brûle-gaz. Heureusement j’avais lu le résumé dans télé-magazine quelques heures avant, alors j’étais pas trop marron. Quand j’ai relevé la tête, on était dans les toilettes d’un diner quelconque, comme il doit bien y en avoir un millier à New-York, et un type à lunettes était en train de se soulager aux pissotières. Moi je n’ai jamais été à New-York, mais dans le film ça ne donnait pas très envie. Toute cette neige partout, pas étonnant que les acteurs portent tous des pulls. Bref, non loin de là, derrière la porte close des toilettes, un mec pas net fait les gros yeux et remue un couteau dans le vide, l’air absent. Un peu comme ces serial-killers attachés à leurs chaises dans les films, sauf qu’au lieu d’une cellule de prison, le type est dans les chiottes. Je ne connais pas cet acteur, mais je dois dire qu’il joue drôlement bien. Et là, patatras, c’est l’horreur. Le gars à lunettes termine à peine de pisser que l’autre lui saute à la gorge et le saigne comme un mouton, sans raison. J’étais à cran, je vous raconte pas l’angoisse. Et alors que le pauvre homme baigne dans son sang, l’acteur que je ne connais pas arrête de faire les gros yeux, reprend ses esprits et se rend compte qu’il vient de lui faire un grand trou dans la gorge. Il vacille, lâche son couteau sur le carrelage et lance un regard du genre qui veut tout dire, le regard qu’un mec lance quand il sait qu’il n’a plus rien à perdre, et qu’il ferait mieux de se magner le train s’il ne veut pas finir sa vie à être la petite copine d’une bande de taulards tatoués. Qu’est-ce qu’il jouait bien quand même, ils sont forts ces américains.

J’ai commencé à sentir l’embrouille quand la caméra s’est arrêtée de bouger. Ca faisait bien vingt minutes que j’attendais la suite du film et l’acteur était toujours planté comme un piquet, même pas une coupure pub, rien. Alors j’ai pris mon clavier à deux mains, et je me suis lancé. Je suis peut-être pas Coppola, mais je comptais bien voir la fin de ce film. En plus, c’était pas très compliqué parce qu’il suffisait de faire bouger le type avec les touches directionnelles et de déplacer la souris comme indiqué en haut de l’écran pour effectuer certaines actions. Alors je vous le dis tout de suite, je connaissais pas du tout le scénario et je pense que j’ai fait un peu n’importe quoi. Mais je l’ai fait à ma façon. Ni une ni deux, je planque le couteau et lave le sang qui macule mes mains dans le lavabo. J’ai hésité à déplacer le corps et à faire un peu de ménage, mais je me suis dit que l’urgence, c’était d’éviter qu’on me trouve là avec ce mec en train de refroidir à mes pieds. Je me suis donc tiré à toute vitesse, juste à temps pour éviter le flic du coin attablé au bar. Je ne sais pas si je me suis fait repérer, mais un instant plus tard, j’étais déjà loin.

Le Choix de Sophie


Et ça a continué comme ça pendant plusieurs heures. Le film avançait et j’étais toujours aux commandes. D’ailleurs, j’ai fait une découverte qui m’a beaucoup déçu. En fait au cinéma, il y a un type qui choisit toutes les répliques à la place des acteurs. Et là le type, c’était moi. Au début c’était vraiment pas facile, surtout que comme il fallait finir le film à l’heure pour ne pas décaler le reste des programmes, tout était chronométré, j’avais à peine le temps de lire les réponses. Honnêtement, je pense que je ne me suis pas trop mal débrouillé, et puis j’ai quand même sauvé les fesses du héros à plusieurs reprises. Comme la fois où ce flic est venu taper à la porte pour fouiller sa baraque. J’ai dû le faire courir dans tous les sens pour ranger ses fringues tachées de sang et camoufler ses blessures, sans oublier que ce nul avait perdu la clé de sa porte. Je vous jure, c’est un vrai métier. Mais je ne vous ai pas encore tout dit. Le pire dans cette affaire, c’est qu’en tant que réalisateur intérimaire, je devais aussi m’occuper des inspecteurs qui lui collaient aux basques et les aider dans leur enquête. C’était un vrai cas de conscience parce que je commençais à le trouver sympathique mon héros, avec ses petits problèmes de couple et ses affaires de famille. Mais je ne pouvais pas me permettre de foutre le film en l’air à cause de quelques états d’âme, alors j’ai fait mon boulot proprement. C’était pas toujours évident, parce que le scénariste avait bidouillé mon antenne pour m’empêcher de voir certains trucs et garder le contrôle sur son histoire. Du coup, j’ai bien dû mettre une demi-heure pour retrouver le couteau que j’avais moi même décidé de planquer dans les toilettes, une histoire de dingues.

Au bout d’un moment, j’ai commencé à prendre le coup. Comme les commandes étaient plutôt simples, je n’ai pas été obligé de trop me concentrer sur mes responsabilités, et j’ai pu profiter un peu du spectacle. Y’a pas à dire, même s’il s’est barré au dernier moment, le réalisateur savait ce qu’il faisait. J'étais nerveux comme un steak et, comme je ne connaissais pas l’histoire à l’avance, il y avait beaucoup de suspense. Et puis j’étais très fier de moi parce que je n’avais jamais fait de film de ma vie et que je ne m’en sortais pas trop mal. Des fois, fallait même faire des choix à te déchirer les entrailles, comme décider de sauver un gamin de la noyade et risquer de se faire choper par la police, ou prendre ses jambes à son cou et laisser le gosse mourir dans l’eau glacée. Ils sont marrants eux, en plus je sais même pas nager.

Veuillez nous excuser pour cette interruption de l’image


Jusqu’ici je m’éclatais franchement, d’autant que le film était plutôt bien parti. Pas du grand cinéma non plus, mais c’était quand même un de ces films à gros budget avec de jolies lumières, des belles musiques au violon qui vous remuent à l’intérieur et plein de mouvements de caméra impressionnants. Autrement dit, y avait une sacrée ambiance. Et puis, j’ai commencé à voir des trucs bizarres. Au début, c’était plutôt rigolo. Des touches colorées apparaissaient à l’écran, et je devais les répéter sur mon clavier dans l’ordre et très rapidement, comme le jeu du Simon, pour aider les acteurs à se rappeler de la suite du scénario. Moi vous pensez, ça m’arrangeait bien vu que je le connaissais pas. Du coup, j’ai pu anticiper sur certains événements et arranger les choses avant qu’elles n’arrivent, ou même souffler les bonnes répliques au comédien principal pour tromper les inspecteurs, qui ne s’étaient pas rendu compte que j’avais un peu d’avance sur l’histoire. Ca me faisait un peu de peine pour eux, parce qu’ils se donnaient vraiment du mal et que je les aimais bien, mais je ne voulais quand même pas envoyer mon gars en prison. Parfois aussi, il fallait appuyer très vite sur les flèches pour faire certaines actions physiques, comme pour la scène du gamin dans la flotte. Et puis j’avais intérêt à bien réussir mes séquences, et du premier coup, parce que sinon les acteurs n’avaient plus le moral et tombaient en dépression. Je suppose qu’ils touchaient moins d’argent sur leur cachet si je foirais leurs scènes, et que ça ne leur faisait pas plaisir. J’ai vraiment fait du mieux que j’ai pu pour pas leur causer d’ennuis, mais c’était quand même pas toujours de la tarte.

C’est à ce moment là que les choses ont commencé à devenir vraiment étranges. Tout d’abord, j’ai observé à plusieurs reprises de drôles de cartes à jouer en train de tournoyer dans le vide. De ce que j’ai compris, elles serviraient à débloquer des bouts de making-of. Je suppose que c’est un nouveau concept pour la version DVD, mais ce n’est tout de même pas très cinématographique. Et puis, ce n’est encore qu’un détail, lisez plutôt ce qui suit. Comme je le disais tout à l’heure, c’est un film qui a dû coûter pas mal de sous, et je salivais d’avance en pensant aux scènes d’action qui m’attendaient. Je n’ai pas de honte à le dire, je suis plutôt bon public et je ne crache jamais sur une bonne scène d’action. De ce point de vue là, pas d’arnaque, le film en regorge. Le montage est vif, ça se castagne au ralenti avec plein de cascadeurs qui font des sauts carpés à la moindre gifle, du bel ouvrage. Sauf que je n’en ai pas vu une seule. Ou plutôt si, mais j’étais tellement concentré à répéter le jeu des touches colorées pour aider les acteurs à faire correctement leur travail que je n’ai absolument pas profité de la moindre de ces séquences. C’était bien la peine de se donner autant de mal, non mais sans blague. Et puis même si je ne voudrais pas avoir l’air de me plaindre - c’est vrai que j’ai déjà de la chance de remplacer le réalisateur - je tiens quand même à souligner qu’à part jouer au Simon et tapoter sur les flèches directionnelles, y a pas grand chose à manipuler dans ce film. Je sais bien que ce n’est pas un jeu vidéo, mais quand même.

Ciné-Dimanche, le jeu


Et plus le film avançait, plus je commençais à me poser des questions. Le scénario, qui me plaisait bien au début, devenait de plus en plus absurde et cumulait les retournements grossiers. J’étais un peu embêté parce que j’avais peur qu’on pense que c’était de ma faute, alors j’ai aidé les acteurs du mieux que j’ai pu. D’ailleurs, je sentais bien qu’ils avaient de plus en plus de mal à faire semblant, et faut bien avouer que ça devenait vraiment n’importe quoi. Je ne vais pas vous raconter le film, mais entre les histoires de rites Maya, les scènes de combat à la Tigre et Dragon avec des antennes de télé à la place du bambou et autres conspirations d’intelligences artificielles, c’était un peu la panique à bord. J’en suis venu à me dire que si le réalisateur s’était barré au bout de vingt minutes de film, c’était peut-être pas pour rien. Quoi qu’il en soit, je devais finir coûte que coûte, et je n’allais sûrement pas laisser tomber mes acteurs. Et puis je ne vous cache pas que je m’amusais toujours comme un petit fou. Contre toute attente, j’ai donc pu finir le film sans m’arrêter une seule fois. Quand l’écran a viré au noir et que les noms ont commencé à défiler, j’ai lâché un grand soupir. J’étais un peu vexé qu’ils aient oublié de me mettre dans le générique, mais c’était terminé et j’avais assuré comme une bête.

Je n’ai pas osé le faire avant, mais il faut quand même que je vous avoue quelque chose. Il était déjà trop tard pour que je ré-écrive tout mon texte, mais j’ai envoyé un mail à la boîte de production pour leur dire qu’ils étaient quand même gonflés, et qu’ils avaient intérêt de m’envoyer le scénario la prochaine fois. J’ai reçu la réponse tout à l’heure et il semblerait qu’en fait, c’était pas vraiment un film. Pas du tout un film même. Selon eux, ça s’appelle Fahrenheit et c’est un jeu vidéo. Je leur ai répondu que je n’étais pas au courant, et que c’était pas une raison pour me traiter d’imbécile. Enfin du coup, je ne sais plus trop quoi penser. Le scénario est complètement barré dans le cosmos et accumule des clichés gros comme des jambons de pays, mais je dois vous avouer que, en tant que jeu vidéo, c’est un peu du jamais vu. Je ne suis pas un expert en la matière, mais je serais bien incapable de vous citer le moindre jeu plus ou moins similaire à celui-là. Allez, j’arrête de faire mon idiot. Résumons. D’un côté, il y’a un mauvais film. De l’autre, un concept suffisamment béton pour me scotcher à mon siège pendant huit heures devant un navet. Et alors, c’est quoi cette formule magique ? En cinq lettres : le tempo. Fahrenheit doit tout à son incroyable sens du rythme. L’absence totale de césure entre narration et phases de jeu fait que j’ai pu suivre (et, dans une moindre mesure, déterminer) le fil de l’histoire de manière totalement fluide, sans jamais avoir l’impression qu’on me prenne les rênes, puis qu’on me les rende. Tout, jusqu’à l'interface de sélection des dialogues, est temporalisé, minuté, soumis à cet impitoyable diktat rythmique qui fait de Fahrenheit un jeu si particulier. Jusqu’à supporter un scénario largement indigeste. Alors finalement, le seul vrai problème de Fahrenheit, et ce qui me fout le plus les boules, c’est simplement de voir cet excellent concept inauguré par un si mauvais film. Toutefois, comprenez bien. Si payer huit euros pour voir ça au cinéma me l’aurait effectivement donnée mauvaise, je n’aurai pas regretté une seconde d’en payer cinquante pour y jouer - et pour ce que ça vaut, quelque chose me dit que vous ne le regretterez pas non plus.

  6 | 10 Quelque part entre film et jeu vidéo, Fahrenheit est une expérience nouvelle, un ovni à essayer absolument. Pas pour son scénario à la limite de l’absurde, de ce point de vue là, le jeu de Quantic Dream est un échec douloureux. De même, le gameplay n'est pas exempt de défauts et le jeu se traîne quelques aberrations fâcheuses. Simplement, il faut bien avouer qu'on n'a jamais vu pareil jeu d’aventure. Fahrenheit possède un sens du rythme et une cohésion narration / gameplay qui méritent qu’on s’y attarde. Et puis, c’est un peu le seul jeu au monde dont le but n’est pas de remplir des objectifs. Le but de Fahrenheit, c’est d’en voir la fin. Et croyez moi, il ne faudra pas vous le dire deux fois.  
   
     
  1 | 10Tout d'abord, j'aimerais clarifier une chose : je n'ai rien contre les développeurs français en général, ni rien contre Quantic en particulier. À vrai dire, ces derniers disposaient même d'un capital sympathie assez élevé après leur excellent Nomad Soul. L'opinion que j'ai de Fahrenheit se base donc uniquement sur le jeu en lui-même, et non sur une quelconque haine particulière envers qui que ce soit.

Une fois ceci dit, et la galette entre les mains, que nous reste-t-il ? Pas grand-chose. Si l'on considère Fahrenheit comme un jeu vidéo, on se retrouve avec des phases de gameplay absolument lamentables. Si quelques QTE peuvent être amusants lorsqu'ils sont utilisés avec parcimonie (comme dans Resident Evil 4, pour ne citer que le plus récent), en faire le point central de toute l'action du jeu relève tout bonnement de l'aberation en 2005. Les quelques phases "d'infiltration" (si je peux me permettre d'employer ce terme), heureusement peu nombreuses, sont également d'une nullité absolue. La maniabilité de l'ensemble (au pad, je précise) est tout à fait déplorable : la caméra n'en fait bien souvent qu'à sa tête, et il devient alors difficile d'emmener le personnage où on veut. Je ne m'attarderai pas non plus sur le déclenchement des actions, qui se fait en poussant le stick de droite : nécessitant bien souvent de se placer à un endroit ultra-précis pour être déclenché, ce système, lorsqu'il demande d'enchainer par exemple des quarts de cercles, a failli me faire jeter mon pad par la fenêtre plus d'une fois.

Maintenant, tentons de considérer Fahrenheit comme un film avec quelques scènes interactives. Là encore, la résultat est loin d'être concluant. La réalisation d'ensemble est plus que médiocre, les quelques scènes un peu "explosives" se retrouvant complètement gachées par ces foutus QTE qui font qu'on ne voit rien d'autre qu'eux. Pour ce qui est de la mise en scène, là encore la pseudo-originalité du titre n'est qu'une vaste supercherie, puisqu'on retrouve des plans vus mille fois dans n'importe quelle grosse production hollywoodienne : des ralentis "matrixiens", des flashbacks, deux-trois angles de caméras tarabiscotés, l'image qui se découpe comme dans 24... Le scénario, immense blague digne des plus mauvais téléfilms de fin de soirée sur M6, se contente d'accumuler les poncifs les plus éculés, pour un résultat tout simplement grotesque. Je ne vous en dis pas plus, pour ne pas vous gâcher le peu de plaisir que vous pourriez tirer de la découverte, mais je n'ai pas le souvenir d'avoir vu quelque chose d'aussi mauvais depuis bien longtemps. Les personnages ne font preuve d'aucun charisme, et les dialogues sont assez mal écrits. Quelques exceptions viennent confirmer tout ça, comme le rigolo Tyler (le flic afro cool), mais au final on a l'impression que tout a été écrit par un élève de CM2 légèrement attardé.

Pour conclure, on a donc un mauvais jeu d'un côté, et un mauvais film de l'autre. Si on regroupe tout ça, que reste-t-il ? Un mauvais... truc, tout simplement. Les soi-disant innovations apportées par le titre ne sont en réalité que de la poudre aux yeux, comme la "liberté d'action" qui n'a au final pratiquement aucune incidence sur le déroulement de l'histoire. À trop vouloir innover, et malgré toute leur bonne volonté, les développeurs de Quantic n'ont réussi à accoucher que d'un machin hybride et relativement informe, qui ne peut satisfaire selon moi ni un joueur (de par l'absence totale de réel gameplay) ni un amateur du septième art (de par la réalisation bancale et le scénario capilotracté à outrance). Maintenant les gars, je ne vous demanderai qu'une chose : vous rangez votre petite fierté au placard, vous reprenez toutes les vraies bonnes idées que vous aviez eues pour Nomad Soul, vous y collez de jolis graphismes, une vraie bonne histoire et de vraies bonnes phases de jeu (indice : les phases FPS et pseudo-Tekken du premier n'en étaient pas), et je parviendrai sûrement à vous pardonner.
   
 
(Zaza le Nounours)    
     

Commentaires

 
 
P1nGou1n
Membre Factor
Messages : 2
Un peu dur comme note pour un jeu qui n'as pas l'air si mauvais non ?
21:29 le 12/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897

P1nGou1n a écrit :
Un peu dur comme note pour un jeu qui n'as pas l'air si mauvais non ?

Evidemment, faut lire un peu le test quand même.
21:35 le 12/09/2005  Lien
AmdC
Passionaria trotskyste
Messages : 314
Question bête mais tant pis : comment peut-on chercher un couteau qu'on a planqué soi-même ? J'arrive pas à comprendre comment dans le jeu ils ont réussi à compartimenter les informations ainsi entre les différentes personnes qu'on incarne ?
21:39 le 12/09/2005  Lien
Jack Bauer
Membre Factor
Messages : 65
tres bien testé snoopers ! mais pour la durée de vie ouch ca fait mal ! 8h seulement ! mais t'a du tracer comme un fou ! au fait tu sais combien il coute ?

c'est 50 ou 60 €?
21:40 le 12/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897
Amdc> Quand Lucas ramasse le couteau, il fait mine d'aller le cacher, puis la caméra se détourne de l'action. De coup, quand on doit le retrouver avec l'équipe de police, il faut *vraiment* le chercher :)

Jack Bauer> merci ! et sinon, le jeu sera à 49€.
21:48 le 12/09/2005  Lien
M0rb
Prof de math
XboxLive : Mr M0rb
Messages : 1351
AmdC, essaye la démo.
Dans le cas du couteau tu engages l'action, mais elle n'est pas montré explicitement à l'écran.

"Et si je cachais le couteau..."

Et hop, par une astuce narrative (totalement transparente), on sait qu'on a caché le couteau, mais on sait pas où.
21:57 le 12/09/2005  Lien
nuitn0ire
Mr. causes perdues
PlayStation Network : nuitn0ire
Messages : 755
J'attendais ce jeu avec impatience , ayant essayé la démo j'ai apprécié.. mais bon , la démo contenait pas grand chose , et au final , même si on avait le choix dans nos actions , la trame générale n'avait pas l'air de changer , puisque dans un cas on finissait au niouf et fin de la démo (perdu) , dans l'autre cas , on sortait du café pour se retrouver dehors et là "gagné" , et la démo s'arrêtait .

Bref , le jeu est-il vraiment non-linéaire , c'est à dire avec des choix qui influencent réellement sur le scénario ou est-ce que les choix sont juste des artifices visant à nous laisser croire à une non-linéarité , mais sans réelle influence ?

Et les 50 € pour 8h de jeu , ça les vaut vraiment ? même avec une note de 6/10 ?

J'avoue que ce test m'a pas vraiment aidé.. dans le sens tout ça m'a l'air très mitigé :\

édité 1 fois, la dernière le 12/09/2005 22:20 par nuitn0ire
22:20 le 12/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897
Je pensais avoir été suffisamment clair sur la nature du jeu dans le test, mais je vais essayer d'expliciter un peu mieux. Fahrenheit raconte une histoire. Alors tu influes sur les dialogues, tu fais quelques choix sur certaines scènes, mais la trame reste globalement la même. Ça risque d'en décevoir certains, mais ce qui aurait pu être un problème n'en est finalement pas un, en tous cas pas dans le cadre de ce qu'est finalement Fahrenheit. Faut comprendre que c'est plus une sorte de film interactif qu'un jeu vidéo. Pas dans le sens où on pouvait l'entendre il y'a dix ans, mais à mon sens le premier véritable film interactif à voir le jour. Et en tant que tel, la recette fonctionne, et il y'a quand même suffisamment de nuances dans l'évolution du script pour avoir l'impression d'influer un tant soit peu sur le cours des choses.

Après, à toi de voir ce que tu recherches.

Et si tu as lu ma conclu, je n'ai pas vraiment besoin de répondre à ta dernière question ;)

édité 1 fois, la dernière le 12/09/2005 22:31 par snoopers
22:26 le 12/09/2005  Lien
Criminel
Membre Factor
XboxLive : GiBi The Hutt
Messages : 165
Voilà qui rejoint les relfexions sur le devenir du jeu vidéo. Fahrenheit semble concrétiser une piste intéressante.
Merci pour l'écriture de ce test, et virez moi ces notes ! :oD
22:37 le 12/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897
Criminel> que le ciel t'entende...
22:43 le 12/09/2005  Lien
Greg444
   
chacal277
Membre Factor
Messages : 17
Des spoils?
Vulgaire?

Ayant lu pas mal de tests du jeu, tous disent la même chose sur le jeu et tous s'accordent pour mettre une note moyenne: CPC, GK, JV.com et maintenant Factornews. Même si je n'aime pas trop la "forme" du test, le fond est tout à fait correct, rien à redire
23:04 le 12/09/2005  Lien
Jack Bauer
Membre Factor
Messages : 65
>greg444 toi t'a rien compris,il a rien spoilé du tout il a juste montré quelques choix possibles dans l'aventure pour voir à quoi ca ressemble,moi je trouve que ca a ete tres bien testé et des tests comme ca il devrait y en avoir sur tout les sites,magazines compris.

23:26 le 12/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897
Au moins, ça a le mérite d'être clair :)
23:26 le 12/09/2005  Lien
compote
Membre Factor
Messages : 153

snoopers a écrit :
il y'a quand même suffisamment de nuances dans l'évolution du script pour avoir l'impression d'influer un tant soit peu sur le cours des choses.



Tu as refais le jeu plusieurs fois pour saisir ces nuances ?
edit : bon test au fait, marrant, frais comme la joue d'une brue.

édité 1 fois, la dernière le 12/09/2005 23:38 par compote
23:36 le 12/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897
compote> merci :) Sinon oui, j'ai fini le jeu trois fois.
23:41 le 12/09/2005  Lien
Greg444
Membre Factor
Messages : 4
Bah écoute chais pas.
D'abord il commence par raconter la première scène du jeu, jusqu'ici pas de problème, elle est dans la démo et pour introduire le test c'est une bonne chose.
Ensuite il nous raconte qu'un flic va venir fouiller notre appart, en racontant les actions a faire pour ne pas se faire choper. il continue en nous racontant qu'on doit sauver un gamin de la noyade.
Mais la ou je hurle c'est qu'il nous révèle la présence d'une conspiration d'IA... C'est pas du spoil ca???
Le tout saupoudré de remarques très classes, je cite en vrac : "J’étais tendu comme un string" ou "Et vous, vous préférez votre couille droite ou votre couille gauche"...

Enfin bon c'est quand même un style ce test non?

Perso je vous conseille plutot, Gamekult, JV.com sur le net ou Joystick et Canard PC en papier. Vous apprendrer plus de truc sur le jeu et vous pourez vous en faire une idée plus précise.
Ce test n'apprend pas grand chose : quand est-il de la réalisation graphique? Le son, la musique les doublages? Et la technique, temps de chargement, système de sauvegarde? Et les différent gameplay, tu parle des phases d'actions mais ils n'y a pas d'autres choses? J'ai cru entendre parler de track and field ici et la, de gameplay particulier dans certaines phases d'enquete avec le personnage de carla, qu'en est il?

Bien sur un test est forcement subjectif mais visiblement le testeur a détesé l'histoire, il pense que c'est un navet, d'autres testeur eux on touver l'histoire bonne et d'autre carrément excellente( comme quoi y'a de tout ). N'aurait-il pas fallu pondérer un peu cet aspect forcement subjectif dans le test?
23:46 le 12/09/2005  Lien
compote
Membre Factor
Messages : 153
Le coup des touches pour les combats, tout ça, c'est pas un peu beaucoup rébarbatif quand même ? Et dernière question : le perso devient-il facilement dépressif ? Dans la trop courte demo je me rappel qu'il fallait vraiment faire un tas de conneries pour que la jauge soit très basse/vide.
00:05 le 13/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
Messages : 1897
Il faut vraiment se forcer (ou être très mauvais) pour pousser les personnages au suicide. Pour un joueur normal, aucun risque que ça arrive.

[edit]: et pour le jeu du simon, non, c'est une manière plutôt sympa de rendre interactives des séquences qui, d'ordinaire, ne le seraient pas. Ça fonctionne d'ailleurs très bien la plupart du temps, sauf pendant les scènes d'action, qui deviennent totalement illisibles. Un système de Freeze-QTE à la Shenmue aurait alors été bien plus judicieux.

édité 2 fois, la dernière le 13/09/2005 00:44 par snoopers
00:12 le 13/09/2005  Lien
snoopers
Padophile
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Alors alors. En ce qui concerne la partie "spoilers", toutes les scènes que je raconte sont des scènes qui étaient présentes dans la démo presse d'avant les grandes vacances. En gros, rien qui ne soit déjà dans la quasi-totalité des previews du jeu. Quant à la référence aux intelligences artificielles, c'est simplement impossible à comprendre hors-contexte. C'est plutôt toi qui risque de mettre la puce à l'oreille des gens en soulignant ce détail avec autant de virulence.

Ensuite, tu parles des omissions du test. Effectivement, j'ai fait l'impasse sur pas mal de détails, que j'ai en l'occurence considérés comme mineurs. J'ai délibérément écarté la question technique, simplement pour éviter un débat inutile de plus. Tout le monde sait que Fahrenheit pêche niveau modélisation, pas la peine d'en rajouter. Ce n'est pas un point qui m'a dérangé, et j'ai trouvé plus intéressant de dire qu'il y'avait de belles lumière, de beaux cadrages et une putain d'ambiance dans le jeu. C'est plus lui rendre honneur que de s'apesantir sur des détails techniques finalement assez peu importants.

Idem pour le système de sauvegarde et les chargements. Les développeurs se sont efforcés de les rendre transparents autant que possible, et c'est dans cette optique que j'ai pris la décision de ne pas en parler. Le rythme de Fahrenheit ne souffre d'aucune coupure, je l'ai suffisament répété, et je pense que le message est bien passé. Quant au gameplay à la track'n field, c'est évoqué dans le texte. Si tu lis en diagonale, on ne va pas s'en sortir.

Pour le reste, que tu n'aimes pas le style et la forme de mon article, c'est pas vraiment mon problème. J'ai effectivement adopté un ton délibérément humoristique et décalé. Désolé que ça ne soit pas à ton goût, mais j'estime que le web est suffisament large pour que chaque lecteur y trouve ce qui lui plait.

Enfin, je trouve ta remarque finale plutôt déplacée. Pondérer mon avis parce que Gamekult a trouvé le scénario bon ? Et puis quoi encore ? Il va falloir t'y faire, un test représente l'avis d'UNE personne. Il se trouve que mon opinion n'est pas la tienne, ni celle de gamekult ou de quelque site que ce soit, très bien, on ne va pas en faire un fromage. Je trouve néanmoins osé de me faire passer pour un "casseur de fahrenheit" alors que j'ai fait tout mon possible pour faire comprendre que malgré ses lourds défauts, c'est un jeu auquel il FAUT jouer. Ce que n'ont pas forcément fait remarquer la plupart des sites auquels tu fais référence, bien plus tièdes que moi à l'égard du jeu de quantic dream.

édité 2 fois, la dernière le 13/09/2005 00:35 par snoopers
00:25 le 13/09/2005  Lien
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