01:47 Nope : no_rick> J'ai un 40 au salon, mais c'est vraiment trop grand pour le recule que je possède dans ma chambre, le 37 tombe pile poil comme il faut :)
01:36 no_rick : Nope> elle me dit bien aussi, mais j'hésite avec la 40W4000 qui est moins chère
01:35 Nope : montana> un gros remerciement pour le conseil de la TV Full HD, j'ai finalement pris le 37W5500, c'est une tuerie !
01:18 montana : Décidément c'est le renouveau complet pour l'om.
00:59 Toninus : djnico> Mon moment de belgitude préféré: [url]
00:27 Ash_95 : je crois que le problème c'est mon e7200 qui fout la merde
00:27 Ash_95 : 00:24 > Justement là je suis sur FF12, je suis à environ 45-50fps mais quand on se ballade dans la ville chaque chargement de quartier ou cut scene met 10sec, cinématiques en slide show
00:24 Oni : Kikoo FCTR. Ash_95> j'ai testé FF 12 en Pal (en dvd) ça marchait du poils sans ramer. E8400, 8800GTS 512, 4Go, Vistou. J'ai pas benché avec fraps par contre, mais c'était meilleur que sur PS2.
Je suis allongé dans ma chambre, les yeux rivés sur une télé 16/9 trop grande pour moi. Des potes que j'attendais sonnent à la porte, je me lève pour les faire entrer. Ils jettent un bref coup d'oeil à l'écran et me demandent à quoi je joue. Ils trouvent ça nul. Je leur explique rapidement que ce "jeu nul" s'appelle Conker : Live and Reloaded : Live and Reloaded, et que c'est le remake copié-collé d'un plateformer sorti il y'a quelques années sur Nintendo 64. Un jeu culte en son temps, irrévérencieux et original. Je grossis le trait pour leur faire ravaler leur circonspection. Bande de cons, ce jeu est culte. Vous savez ce que ça veut dire, culte ? Ils lèvent un sourcil et tirent sur leurs cigarettes, l'air détaché. Ca m'agace, alors je retourne à ma partie sans faire attention à eux. Le niveau est vraiment dur, et je perds pour la quinzième fois. Game Over. Le pad vole contre le mur. Jeu de merde.
Ecureuil pour adultes
Pendant que je calme mes nerfs sur un morceau de tissu qui se détache de mon jean, je les entends qui continuent à parler de mon jeu. Ils ne comprennent pas que je puisse prendre du plaisir à incarner un écureuil alcoolique, qui mange des carrés de chocolat pour remonter sa barre de vie. Ils trouvent l'univers gamin et se moquent de moi. Je ne prends même pas la peine de leur expliquer le contexte, que Conker a fait l'effet d'une bombe lorsqu'il est sorti en 2001 sur Nintendo 64, et que son humour adulte et scato était à l'époque complètement en avance sur son temps. Je ne leur explique pas non plus que Conker préfigurait, sans que personne ne s'en soit vraiment rendu compte, la reconquête progressive du public adulte par un média qui commençait à tourner en rond, et que tous les jeux matures qu'ils trouvent si cool aujourd'hui peuvent remercier Rare de son improbable coup de génie. De toute façon, ils s'en foutent, et moi aussi. Je m'allume une clope pour laisser filer mon exaspération. J'appuie sur Start et reprend ma partie là où je l'avais laissée. Mes potes rigolent de plus belle parce que je n'y arrive toujours pas. Le niveau est une sorte de mini-game, un cadeau bonus empoisonné où l'on doit sortir vainqueur d'une course de surf sur une rivière de lave en fusion. La map est étroite, bourrée de pièges, j'ai du mal à manipuler ma planche et je peste contre ces enfoirés de développeurs qui doivent se frotter les mains de m'avoir pourri ma journée.
Un bon jeu à l'usure ?
Et si mes potes avaient raison, finalement ? Si Conker était un mauvais jeu, et que je ne sois pas capable de m'en rendre compte ? Après tout, ça n'aurait rien d'étonnant. Sorte de monument érigé à la gloire d'une époque révolue, Conker est un vrai objet de fétiche revival. Une madeleine de Proust vidéoludique, aussi ringard dans son gameplay que drôle dans son écriture. Les mécaniques du jeu me rappellent mes vertes années passées sur Super Nintendo, à suer sang et eau sur la moindre merde que ma mère voulait bien m'acheter au supermarché du coin, et qui me faisait parfois plusieurs mois sans que je ne touche à un autre jeu. Le challenge était souvent insurmontable, mais je n'avais rien d'autre à jouer donc je m'en contentais. J'étais devenu un as, et j'aurais bouffé des Conker au petit déjeuner. A cette époque, la difficulté était une chose beaucoup plus relative qu'aujourd'hui. Les jeux nous avaient à l'usure, le genre qu'on abandonne en pestant parce qu'on refuse de passer une minute de plus sur un soft qui se fout ouvertement de notre gueule. Mais je peux vous dire qu'après une semaine complète à refaire les mêmes gestes, les mêmes parcours, avec un acharnement qu'on prendrait facilement pour de l'aliénation, aucun niveau, aussi difficile soit-il, n'était de taille à me résister. Dix ans plus tard, Conker ne fait pas exception, et après plusieurs jours de tentatives infructueuses, j'ai finalement réussi à finir cette foutue course en surf. Mes potes trouvent mon jeu de plus en plus nul, mais n'empêche, je suis vraiment trop fort.
L'enfer, c'est les autres
Malgré ma victoire, je ne me sens plus vraiment à l'aise et j'éteints ma console. En critiquant Conker, mes potes ont complètement cassé mon immersion. Un peu comme si enfant, on était venu m'arrêter en pleine partie de Chat pour m'expliquer que c'est un jeu stupide, illogique et régressif, et qu'il faut vraiment être un ringard pour gaspiller son temps à y jouer. Un jeu comme Conker, aussi flatte-rétine soit-il, ça ne se partage pas avec l'extérieur. Purement solo dans son gameplay, Conker l'est également dans son univers. Qu'il s'agisse de l'humour ou plus simplement de la construction des niveaux, le jeu de Rare, aujourd'hui comme hier, est une expérience délirante qui se savoure en solitaire. Ce qui explique d'ailleurs que le mode xbox-live du jeu, bien que formellement réussi, soit sans grand intérêt et définitivement déplacé. Conker est une grosse blague de potaches, un jeu complice où l'on s'éclate de la stupidité hilarante des développeurs comme on rirait des blagues pourries de ses amis. Et tout comme on n'explique pas une private joke à une personne extérieure à l'affaire, Conker est un jeu qui ne s'apprécie que dans l'intimité du rapport jeu / joueur. Un lien tellement puissant qu'il arrive à me faire oublier que je perd mon temps sur un jeu frustrant, castrateur, et qui ne consiste finalement qu'à enchaîner des séquences de jeu chiantes comme la mort dans l'espoir d'une cinématique qui, je le sais d'avance, me fera rigoler comme un goret. Chose qui ne risque pas d'arriver si les intrus qui squattent mon domaine ne débarrassent pas le plancher au plus vite.
Encore un niveau et j'arrête
Ma chambre a retrouvé son calme. Je termine un niveau rigolo où Conker, transformé en chauve-souris par un inquiétant aïeul grimé en Dracula, doit nettoyer le manoir de l'ancêtre envahi par une horde de villageois haineux. La maniabilité est crispante, et j'ai envie d'égorger le level designer à l'origine de cette idée de merde. Voilà où nous en sommes. Les mauvais niveaux de Conker ne sont jamais des accidents de parcours, des petites erreurs sur lesquelles on ferme les yeux avec compréhension. Oui, les niveaux sont souvent horripilants et les combats mal foutus, c'est comme ça. Mais, jouer à Conker, c'est signer un contrat tacite qui stipule, en tout petits caractères en bas de la page, que vous allez crier, pester, enrager contre la plupart des niveaux du jeu. Que vous en aurez assez. Que vous allez détruire la plupart de vos pads contre les murs. Mais aussi, et c'est bien là l'essentiel, que vous allez bien vous marrer. Là où le jeu vidéo moderne traite les joueurs comme des rois, et lui offre des mondes à découvrir sans aucune entrave, Conker explique simplement que, certes, on va se fendre la gueule, mais qu'il va falloir le mériter. Bah, on est plus à une effronterie près.
8 | 10
Pas la peine de tourner autours du pot, Conker est un jeu aussi crispant et éreintant que pouvaient l'être la majorité des jeux de plateforme d'il y'a huit ans. Et tout comme eux, il est d'autant plus difficile d'en décrocher que chaque niveau est la promesse d'une bonne tranche de rigolade. Alors si vous êtes sensibles à l'humour british dans toute sa lourdeur, tendance jus de pruneaux, et que vous ne craignez pas les crises de nerfs, foncez. Quant aux autres, si vous voulez bien me foutre le camp, j'ai encore quatre niveaux sur les bras et ils ne vont pas se finir tous seuls.
Y a pas de multiplayer?
Je me souviens encore des fouines cambriolant la banque ou de l'affrontement cro-magnons/dinos.
14:21 le 23/07/2005
tetedebug Membre Factor XboxLive : TetedeBUG PlayStation Network : Tetedebug Messages : 216
Test Genial !! tu a fait revivre dans ce test les prise de tete et de rage interminable sur nos bon vieux jeux snes. je regrette de ne plus avoir de xbox, mon coté mazo m'aurait poussé a me torturé sur ce jeux. bon travail.
si il y a du multi mais ce n'est pas le plus accrocheur c vraie conker c vachement acces solo, le multi c jamais tres longtemp
édité 1 fois, la dernière le 23/07/2005 14:25 par tetedebug
Pour le mode lIve il est mal foutu dans le sens où pas assez équilibré. Ensuite c'est un jeu pour mauvais joueurs (il y a quasiment que ça). Maintenant moi me suis bien marrer et je l'ai pas trouvé aussi dur que ça (j'ai jamais joué à la version N64).
Idem que Shotgun. Mis à part quelques passages un brin lourds, j'ai pas trouvé le jeu si difficile que ça. Sinon, j'ai trouvé ta critique vraiment bien écrite, Snoopers.
C'est pas que le jeu soit insurmontable, mais j'ai trouvé beaucoup de passages ultra-crispants et frustrants. Je sais bien que je ne suis pas spécialement une référence en la matière, mais il n'empêche, ça faisait longtemps que je n'avais pas enragé à ce point sur un jeu.
00:07 le 24/07/2005
tetedebug Membre Factor XboxLive : TetedeBUG PlayStation Network : Tetedebug Messages : 216
mais le fait que tu est continué malgré l'enervement c plutot bon signe )
snoopers a écrit :
Autant je reconnais que Conker est parfois délicat à manipuler, mais j'ai pas eu de problème avec la camera.
Rien que pour le début du jeu je pourrais te citer le niveau ou tu dois pousser la boule de bouse jusqu'en haut pour recuperer des dollars, la séquence avec le taureau ect...
En fait la caméra arrête pas de se coller à Conker, ce qu'est plutot gênant pour un jeu dit de plateforme
Conker Xbox est un jeu multi - vous y avez joué, les testeurs de Factor, GameOne, et autres, autre que "ah ben tiens je lance le mode multi pour voir, ah oui, y'en a un, ok, on éteint" ?. Le mode solo est un simple "bonus".
On le sait donc d'avance qu'il sera identique - défauts et qualités compris - avec la version N64. Le mode multi ne doit pas "s'évoquer" en une ligne , surtout avec 8 maps immenses, 5/6 classes de perso, ses véhicules, etc, il doit se tester sur la longueur, non ?
C'est un choix d'angle. J'aurais pu consacrer deux paragraphes au mode multi, mais il m'a semblé qu'il était plus important du parler du coeur du jeu, son mode solo. Et puisque tu parles de la version 64, je doute que nous soyons si nombreux à l'avoir achetée...
ps: la date est corrigée, merci de me l'avoir signalé.
Comme je le disais à Joule, je trouve ton article excellent, c'est pas le problème. Mais Conker, le coeur du nouveau Conker sur Xbox, est un jeu multi, suffit de voir la boîte & l'intro du jeu. C'est pas un minute test, là, c'est un test à 40%, pour moi y'a un gros problème. M'enfin ce que j'en dis...
Le fait que Microsoft ait axé sa campagne de promo autours du mode xbox-live, à la limite, c'est pas vraiment mon problème. Je vois ce que tu veux dire, mais il n'en reste pas moins qu'à mon sens, Conker vaut avant tout pour son mode solo, autant aujourd'hui qu'à l'époque de sa sortie sur N64.
Ce que je veux dire, c'est que même si c'est une erreur de ma part, j'ai préféré faire l'éloge du jeu de plate-forme plutôt que de me concentrer sur le shoot online, aspect du soft qui me semble beaucoup plus banal et commun que l'univers et l'humour prodigués par l'aventure principale. Je suis bien conscient d'avoir occulté une partie conséquente du jeu, mais mon but était de restranscrire ce qui m'a fondamentalement plu dans ce jeu, pour donner envie aux lecteurs d'y jouer à leur tour. Or, je n'ai absolument pas été séduit par le mode de jeu en ligne, non pas parce qu'il est mauvais, loin de là, mais parce qu'il m'a paru hors-contexte.
A vrai dire, ce n'est pas le genre "d'omissions" que je me serais permis en temps normal, mais tu remarqueras que le style de l'article est un peu particulier. J'ai essayé quelque chose de différent par rapport à ce que je fais d'habitude, et c'est pour cette raison que j'ai choisi de ne pas parler du mode live, pour me focaliser sur l'experience solo et ce qu'elle a évoqué chez moi. C'est un parti pris et je l'assume, tout en sachant bien qu'il est complètement critiquable.
édité 1 fois, la dernière le 26/07/2005 01:26 par snoopers
01:26 le 26/07/2005
Zaza le Nounours Connard aigri XboxLive : Zaz0r PlayStation Network : ZazaLeNounours Messages : 6123
Ouais, laissez-le faire du New Games Journalism commme il l'entend, le pauvre enfant. Vous allez le perturber dans sa croissance si vous continuez.