Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
 
ARTICLE

[DLC] The Division ou pourquoi j'ai pas voté Trump.

kimo par kimo,  email
Il y a eu pas mal de réactions concernant le fond idéologique de The Division. On y dénonce la dérive autoritariste, mais aussi une lutte des classes qui nous met dans la peau de la puissante autorité venue chasser le pauvre peuple qui meurt de faim. Passons sur les argumentaires particuliers parfois un peu partiaux de ces positions, qu’il ne s’agit pas de démonter au cas par cas. C’est plutôt la façon dont le jeu est regardé qui semble parfois un peu étrange, comme si tout y était mis sur le même plan : gameplay, représentation et discours.

Narration, gameplay et signification

La première chose à dire sur The Division, c’est peut-être qu’il ne s’agit pas d’un pamphlet politique, ou d'un tract de propagande, mais d’un jeu vidéo constitué d'un récit. On peut ne pas aimer la situation décrite par le jeu, la trouver peu intéressante, mais ça reste une situation fictive arbitraire, qui décrit un monde fictif tout aussi arbiraire qui ne donne pas lieu automatiquement à des conclusions idéologiques. D'autant que le jeu n’a pas vraiment de prétention sociologique. Il élabore certe une fiction qui se veut en partie crédible, en utilisant pour cela une esthétique réaliste, mais le réalisme n’est jamais rien d’autre qu’un effet de style de la fiction, qui n’a rien à voir avec la réalité et ne prétend pas forcément commenter le réel.

S'il est évident qu’un jeu vidéo peut prendre position et porter un discours politique, n'oublions pas que tout jeu est avant tout … un jeu. Ses éléments ne sont pas nécessairement signifiants au niveau du récit ou du discours. Ils obéissent souvent simplement aux logiques de leurs mécanismes. Sinon on pourrait voir GTA comme une apologie du laxisme judiciaire : quand il est coffré, le personnage sort immédiatement de prison ! Et même un jeu comme Sim City devient un horrible simulateur d'anti-démocratie : quel maire dépense le budget de la ville sans vote, consultation ou appel d'offre ? Et pourtant, y jouer ne va pas nous convaincre de changer d'opinion politique. L'engagement envers les valeurs qu'on soutient n'est jamais absolu et total. On peut regarder 24H chrono et être contre la torture, l'accepter en tant que mécanisme narratif, mais pas comme procédure policière.



Un jeu narratif simplifie le réel par le récit qu'il associe à son gameplay, et c'est bien normal. Le gameplay dicte souvent ce qui va passer à la trappe et ce qui va pouvoir être transformé en mécanisme de jeu. Ces simplifications ont des conséquences sur la représentaton, mais il reste délicat de leur attribuer des intentions de signification. Tout ça pour dire que The Division est avant tout un shooter. D’un point de vue fonctionnel, un shooter, c’est bête et méchant : on y tue tout le monde, peu importe comment on l’habille. Cet assemblage de mécanismes est plus souvent traditionnel (comme appartenant à un genre) que significatif. Avant de reprocher à The Division de se construire sur une vision guerrière du monde, il faut prendre ça en compte. Le jeu aurait peut-être même pu paraitre cynique ou indécent (et sans doute ridicule) en ajoutant, entre les tueries, un mécanisme humanitaire à son gameplay pour le justifier ou bien s'en servir pour faire une leçon de morale au joueur. 

Tuer des pauvres, c'est mal. Récit ou morale ?

Reste que dans The Division, on tue des « émeutiers » organisés en gangs. Ce sont des civils - certes poussés à la criminalité par la situation particulière - qui sont antagonisés. Le jeu nous le rappelle d’ailleurs sans cesse et voudrait sans doute qu’on prenne conscience de ce sérieux problème tant il insiste parfois sur la situation. Mais d’un autre côté, cet aspect réaliste est difficile à prendre au sérieux quand on tue des éboueurs armés de lance-flamme, des évadés de prisons portant ce qui ressemble à des masques de catcheur ou une armée privée adepte d’un autoritarisme plus grand encore que celui de l’état d'urgence. Ajoutez-y un nain difforme et un gang d'albinos aux dents chromées et on fait la suite de Mad Max Fury Road.


 
A moins de voir dans les éboueurs pyromanes une critique marxiste particulièrement vive des conditions de travail imposées aux employés de la municipalité, on peut supposer que les gangs sont organisés autour d’archétypes que le joueur identifie comme différentes classes – non pas sociales – mais d’ennemis. Toute interprétation politique est en quelque sorte rattrapée par la bêtise relative de l'objet, qui obéit moins à une cohérence de sens qu'à des codes de jeu. Alors on est éventuellement interpelé par un mec criant « they got alex » lors de notre premier meurtre, juste avant de récupérer une canette de nourriture sur son cadavre encore chaud, mais il faut se rappeler que la canette sert à augmenter les dégâts sur les élites, et la phrase « they got alex » est répétée aussi souvent que « grenade incoming ». Et Dieu sait qu’on tuera Alex encore et encore, non pas parce qu’il est pauvre ou parce qu'il a une casquette ou un lance-flamme, mais parce que, contrairement aux pauvre de la vraie vie, il possède la pièce d’équipement qu’on veut pour notre personnage.
 
Si on exige que The Division fasse porter au gameplay ou au récit la justification de la mort répétée de ce pauvre Alex, alors autant attaquer en bloc tout jeu où il y a du meurtre. Tuer un ennemi est la représentation de toute une série de mécanismes de jeu qui sont souvent la raison principale pour laquelle le joueur joue. Le meurtre à l'écran n'en est que l'aboutissement visuel. Si on considère que la représentation de cette élimination doit être encadrée par une justification morale convenable, alors non seulement on peut attaquer la quasi-totalité des objets culturels mettant en scène des anti-héros, mais quelle représentation de la violence reste-t-il à une société qui la condamne explicitement ? Car après tout, tuer des pauvres dans The Division est-il pire que tuer des infectés dans Resident Evil ? Ou des policiers dans GTA ? Ou des tortues dans Mario (peut-être l’une d’entre elle s’appelait Alex…) ? Déclarer une guerre et envoyer une arme atomique dans Civilisation produit encore plus de souffrance que le meurtre individuel... Faut-il élaborer la hiérarchie du pire ? A moins que la violence soit plus acceptable quand elle ne froisse pas nos représentations personnelles. Bon courage alors pour faire consensus sur le concept du meurtre juste.

Représentations et opinions

Il ne s’agit donc pas de nier que certaines mises en représentation de mécanismes de jeu soient problématiques, au contraire. On peut très bien avoir un problème dans un jeu où les ennemis sont tous noirs (se rappeler de la polémique Resident Evil 5) ou que les femmes aient des gros seins ou soient à moitié nues (Quiet de MGS 5) ou où on tue ce qui semble être des pauvres ou alors avec la violence en général dans les jeux. Même si le scénario tente de le justifier, c'est la représentation elle-même qui choque, selon la partie de l'image à laquel on s’identifie. Il est donc tout à fait naturel de signaler ce qui nous semble choquant, voir même de refuser en bloc toutes justifications (scénaristique ou argumentative) associées à ces représentations comme étant le plus insupportable. Toute représentation est l'endroit d'une lutte inépuisable, puisque personne n'a la même représentation des choses. De là à supposer automatiquement une intention de prosélytisme idéologique à leurs producteurs, c’est sans doute aller un peu vite. Et à qui d’ailleurs prêter cette intention lorsque l’équipe de développement est composée d'une centaine de personnes ? Il est normal que ces représentations soient interrogées, mais il faut également admettre qu'elles n’articulent pas forcément de discours conscient et programmatique. On réalise souvent qu'on a sous-estimé la naïveté des créateurs ou qu'ils ont eux-même sous-estimé la portée polémique de leurs productions.



Plutôt que d’accuser le jeu de donner à voir une idéologie politique précise, il semble plus légitime de se demander pourquoi The Division suscite de telles réactions ? D'autant qu'on ne va pas se voiler la face : l’esthétique impérialiste, autoritariste, militariste dont il est accusé constitue le fonds de commerce des AAA depuis des années. Y jouer ne signifie pas qu’on adhère à ces valeurs, puisque la plupart des joueurs font naturellement la différence entre le scénario et les mécanismes de jeu qui peuvent les séduire. Qui n’a jamais sauté toutes les cut-scenes d’un jeu pour aller directement à la tuerie, c’est-à-dire au gameplay ? Pourquoi donc s'arrêter particulièrement sur le récit pourtant bien mince de The Division ?

La politique du AAA

On peut émettre l’hypothèse que si le parti pris du jeu dérange particulièrement, c’est justement parce qu’il met en jeu une situation particulièrement dérangeante. Peut-être le jeu résonne-t-il avec une situation contemporaine ? Peut-être qu’il problématise plus visiblement ces enjeux d’autoritarisme et de pauvreté ? D’une certaine façon, on peut effectivement penser qu’il le fait plus ouvertement, et ce pour plusieurs raisons.

L'une d'entre elle pourrait être qu'il prend place dans un contexte réaliste : un New York contemporain assez bien rendu, censé être raccord à notre réalité. Il est même fait régulièrement allusion aux attentats du 11 Septembre 2001. Une seconde, sans doute plus décisive, c’est qu’on ne tue pas des nazis, des miliciens des pays de l'est ou des afghans assoiffés de sang, mais qu’il s’agit d’un des rares jeux mettant en scène des américains tuant d’autres américains. Ou plus précisement une force armée clandestine visant la population de son propre pays. Des criminels certes, mais dont le jugement se fait à l’arme automatique. Très bien, mais le jeu ne fait pas forcément la promotion d'un tel régime : il s'en sert comme postulat narratif.



Et il se trouve que The Division n’est pas avare quand il s’agit de nous rappeler l'ambiguïté d'une telle situation, mettant en scène les abus d’autorité parfois très violents que sa situation de crise engendre. Il ne fait aucun doute que la dénonciation de la dérive d’une armée tournant les armes contre son peuple est une des ambitions du jeu. D’une certaine façon, The Division illustre qu’un simple changement de contexte, de choix de représentation, peuvent rendre problématique des mécanismes qui ne posent pas autant de problèmes habituellement. La seule différence, c'est qui se sent visé.
 
Le jeu parvient indubitablement à susciter un léger malaise, en étant justement plus franc du collier, presque punk, dans son histoire même (la contamination par l’argent lors du Black Friday qui provoque l’effondrement de l’économie, plan particulièrement ironique). D'ailleurs, jamais il n’est dit que le joueur œuvre pour le bien. Au contraire, l’intervention de La Division provoque immédiatement de la méfiance, illustrée par les monologues paranoïaques du DJ radiophonique, ou par quelques uns des enregistrements téléphoniques que le joueur débusque ça et là. Son objectif est d'ailleurs décrit ainsi : assurer la continuité du gouvernement. Pas très sexy, mais ça ne serait pas la première fois que le héro d'un jeu n'est pas tout blanc. 



Mais honnêtement, on ne va non plus défendre l'aspect critique du jeu et en faire l'inverse de ce qu'on l'accuse d'être. Tout ça reste au stade d’esquisse, de blague ou de clin d’œil et n’intervient pas jusqu’au bout dans la logique du jeu, qui reste finalement assez sage dans ses mécanismes, malgré le joyeux cynisme de la Dark Zone. Et au final, si on demande à un joueur ce qu’il y fait, il répondra probablement : je tue des types pour récupérer du loot. Indice que le contenu politique potentiellement polémique du jeu (qu’on le considère comme conservateur ou anarchisant), est en large partie désactivé lorsqu'on en arrive au coeur de l'objet : le gameplay. En n’intervenant pas dans les mécanismes de jeu, l'ambition critique fait partie de la décoration, du pittoresque, et est relativement inopérante. Peut-être est-ce justement cela qui gène le plus les dénonciateurs. La prise de position ironique est esquissée, mais étouffée dans l'oeuf ou tournée en dérision. 

Il aurait été tout de même surprenant, presque excitant à la rigueur, de voir UBI Soft sortir un jeu réellement autoritariste ou totalement punk (et actuellement, le premier supposerait presque le second). La production d'AAA étant ce qu'elle est, The Division ne semble finalement pas tant sortir des sentiers battus et se situe entre le réalisme de bon aloi qui permet de faire "hooooo impressionnant" quand on regarde les screenshots et le scénario de genre, cliché et inoffensif derrière sa provocation de façade. D'un certain côté, c'est tant mieux.

Post Scriptum : Ordre et désordre, la vie trouve toujours un chemin.

Ironiquement, ce n'est d'ailleurs pas tant par rapport à son récit que par rapport à son gameplay qu'on voit ressurgir - à une autre echelle évidemment - les conflits d'ordre et les débats sur la question de l'autorité. Et la polémique est ici bien vivante, sans doute car elle ne concerne plus seulement la représentation, mais la pratique du jeu elle-même qui touche la grande majorité des joueurs. Comme dans tout MMO, les développeurs sont confrontés à une société de joueurs vivante et qui n'a pas forcément envie de suivre le chemin qui lui a été assigné. Le nombre d'exploits et de glitchs utilisés dans le jeu produit une véritable interrogation de la part de la communauté, à tel point que choisir ou pas de les utiliser et prendre position sur le sujet semble faire désormais partie du jeu.



Faut-il punir les tricheurs ? Faut-il distinguer les glitcheurs et les hackers ? Est-ce Massive qui est fautif de laisser des failles lors des différentes mise à jour ? Ou les exploiters qui utilisent ces failles d'un système qui leur impose une façon de jouer qui ne leur convient pas et choisissent de s'y soustraire au risque de déséquilibrer tout le jeu ? Rien n'indique que la démarche autoritaire parfois réclamée par des joueurs legits soit la plus efficace, aussi bien au niveau de la punition que de la prévention. Comme le dit l'un de ces innombrables glitchers «… just when they though they gonna fix this and keep us out we just get more creative and more vicious and more destructive. We're just going to break this game and nothing's gonna stop us» avant de conclure d'un magnifique "Hey, subscribe if you agree" (presque 20k subscribers au moment de l'écriture de ce texte) tandis que les commentaires alternent remerciements et reproches... pour avoir partagé le glitch permettant ainsi à Massive de le patcher. D'autres joueurs blâment quant à eux un système de progression laborieux qui rend le glitch plus gratifiant que le jeu lui-même et reprochent à Massive de ne pas écouter sa communauté ou de punir tout le monde au nom de quelques tricheurs. Bref, la question divise et y trouver une solution est en un sens un véritable exercice pratique d'éthique personnelle et de politique publique.
Faites votre propre conclusion.
 

Commentaires

Masquer les commentaires lus.
YouuShiii
 
cette capture de 24h c'est de quelle saison déjà ? (c'est son frère ou un truc dans le style mais je me rappelle plus)
Niko
 
YouuShiii > Je ne sais plus, j'ai tapé "24+torture" dans google
Segma
 
J'adore tes articles de branlette intello réflexion sur le média kimo alors que j'exécrais la philo au lycée, incompréhensible. Merci et j'en veux plus. Par contre la conclusion est un peu facile ;)
Big Apple
 
"Car après tout, tuer des pauvres dans The Division est-il pire que tuer des infectés dans Resident Evil ? Ou des policiers dans GTA ? Ou des tortues dans Mario (peut-être l’une d’entre elle s’appelait Alex…) ? "
Au point où tu en es, tu peux aussi te demander en quoi tuer une fourmi est-il pire que tuer un humain... Après tout, la fourmi aussi est sensible.

Nous sommes en 2016, 8 ans après le début de l'effondrement économique de 2008.
La crise économique empire chaque jour, dans le sens où de plus en plus de gens sont confrontés à la précarité, au chômage, à l'incertitude sur leur avenir et celui de leurs enfants pour ceux qui en ont.
Notre civilisation craque de tous côtés (surpopulation, pic pétrolier, réchauffement climatique, dette exponentielle, pollution, migration incontrôlée des populations, montée des populismes et des dépenses militaires), et les films, jeux, romans et essais catastrophes/apocalyptique/post apocalyptiques sortent par wagons à la fnac. Même Starwars s'y est mis avec un dernier opus commençant sur une planète qui ressemble à un Mad Max intergalactique.

Si "The Division" peut choquer, c'est que ce jeu semble avoir réussi la jonction entre le monde d'aujourd'hui et celui qui semble nous attendre dans un avenir proche. C'est ça qui à mon avis est insupportable. Si on ajoute à ça l'idée que les "gangs", c'est les pauvres, alors tuer les membres des gangs, c'est approuver l'idée que les pauvres méritent la mort, et donc que le joueur lui-même mérite la mort car celui-ci sait qu'il n'est pas à l'abri de la crise économique. Une forme de suicide virtuel... Il n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui de perdre son boulot, de ne plus pouvoir honorer les crédits de la maison et de se retrouver dans la rue. Nous sommes en guerre économique. C'est moins spectaculaire qu'une guerre de tranchées, mais quand ça vous touche, ça fait très mal.

Même si les 4 Mad Max et les Fallout sont sur le papier des critiques de notre civilisation, leur direction artistique et les situations décrites sont si éloignées de notre monde réel qu'ils ne provoquent aucun malaise.
The Division est un jeu réaliste, tant sur la partie technique que surtout sur sa proximité à notre réalité.
D'une certaine façon, ça me rappelle comment un film comme "Entre les murs" m'a beaucoup plus perturbé que "Reservoir Dogs", même s'il n'y a pas une goutte de sang dans le premier.
kimo
 
Big Apple a écrit :
"Car après tout, tuer des pauvres dans The Division est-il pire que tuer des infectés dans Resident Evil ? Ou des policiers dans GTA ? Ou des tortues dans Mario (peut-être l’une d’entre elle s’appelait Alex…) ? "
Au point où tu en es, tu peux aussi te demander en quoi tuer une fourmi est-il pire que tuer un humain... Après tout, la fourmi aussi est sensible.


la tortue de Mario ne te satisfait pas assez comme exemple absurde ? Sur le reste, je crois que ce que tu dis correspond en grande partie à ce que je dis moi-même dans l'article (le réalisme et l'effet de réel, la proximité de la situation...). Il y a une dose d'opportunisme, surfer sur la vague apocalypse, mais je ne pense pas que le jeu cherche à avoir un discours politique. Après c'est une question de perception, je pense que la représentation peut choquer, personnellement elle ne m'a pas choquée justement à cause de la bêtise du jeu.

Là où je ne suis pas d'accord c'est sur le principe d'adhésion que tu présupposes, d'où mon exemple de 24H. Pour moi, tuer des gens (pauvre ou pas. et les riches pédophiles antisémites terroristes on peut ?) dans un jeu ne signifie pas adhérer à cette idée dans le réel. Dans ce cas, il faudrait que tout crime virtuel soit justifié par le jeu ou par le joueur. Je suis (le plus possible) contre toute forme de mise à mort prémédité dans le réel mais dans le virtuel, je n'ai pas de problème avec ça tant que le jeu n'emballe pas tout ça dans un discours qui cherche à me convaincre de la vérité de la solution mise en scène. J'ai commis des centaines de meurtres virtuels et si je comprend que la représentation de la violence puisse choquer, je trouve qu'en déduire les idéaux des consommateurs et des développeurs de ces représentations, ou avoir une exigence d'absolu fidélité à ces idéaux dans toutes les situations, c'est absurde. Comme tout le monde, je choisis mes combats. Après nous n'avons pas la même éthique de jeu, tant mieux
__MaX__
 
C'est rigolo comme les gens ne lisent pas du tout la même chose... ( ou ne lisent / écoutent pas ce qu'il y a dans le jeu ). Déjà la factions sont quand même assez disparates, ce ne sont pas uniquement "des pauvres" puisque le LMB est blindé de thunes et sur-équipé.

D'autre part, de nombreux logs et journaux audios expliquent que les factions se sont aussi créés pour éradiquer l'infection à leur façon. Autrement dit, ils ne foutent pas le bordel ou agissent de manière violente juste parce qu'ils ont la dalle... mais aussi parce qu'ils ont des motivations qui leur sont propres pour régler le problème de la grippe du dollar.

Il y a quelques logs aussi qui rendent "attachants" certains personnages des factions. J'en ai un en particulier en tête ou un des cleaners explique à son fils que ce qu'il peut entendre sur lui n'est pas excusable mais qu'il a entreprit ces actions pour aider sa famille et permettre la survie de ses proches. Dans un sens j'ai trouvé ça intéressant alors qu'ils auraient pu tomber dans le manichéisme basique.

Quant à la clôture du jeu, je trouve qu'elle met bien en évidence le fait que la Division n'est pas forcément toute blanche. Et que le principe de "rogue" intégré au jeu via la Dark Zone ou à la narration est compréhensible suivant l'angle que l'on prend pour observer les événements.

Donc encore une polémique à la con probablement initiée par des gars qui n'ont ou pas fait le jeu complétement, ou pas un minimum creusé le background. Mais aussi, par des gars qui pensent que jouer à un jeu reflète automatiquement la position que l'on a dans le monde réel par rapport à l'histoire racontée dans le monde fictif.

Je crois que beaucoup de monde fait encore tout un drame autour de la forme, alors qu'on parle d'un HnS avec des flingues.
kakek
 
Ne pas avoir eu d'intention politique a la base n'excuse pas de ne pas avoir perçu le message qui serait au final véhiculé. Si un réalisateur fait un film dans lequel les méchants sont des immigrés syriens, et ou le gentils héro blanc chrétien les tue tous pour sauver le monde occidental, le résultat sera une oeuvre réac au possible. Et ce même si il explique avoir juste voulu faire un film d'action avec des scènes cool, et avoir pris un scénario quelconque qui les justifiait sans vouloir véhiculer un message politique.
hohun
 
Je n'avais pas conscience d'une polémique sur le scénar' de The Division, car perso, après avoir fait 4-5 missions principales, j'ai commencé à sauter les cinématiques parce qu'au fond, ça ne m'intéressait pas du tout. On reste sur un postulat classique de persos avec un fort caractère, des phrases choc et un développement émotionnel quasi nul.

Au final, il est bien plus intéressant de voir les échos que de suivre l'histoire principale, on saisit mieux le contexte avec moins de blabla.

En fait, ce qui m'interroge le plus, c'est qu'il y ait des gens pour analyser et juger le scénario d'un AAA. Je pensais sincèrement que personne ne suivait vraiment le scénar' de ce type de jeu, à part ptet' des GTA.
Crusing
 
Et pourtant les polémiques merdiques ont une influence, j'ai commencé AC syndicate (oui oui), et suite à la polémique Unity, c'est tellement grossier comme le respect de la parité est appuyé, pas uniquement avec les jumeaux Frye, mais dans les ennemis, les cibles etc... c'est assez pathétique.
Je veux une polémique sur l'absence de meurtre d'enfants et d'animaux.
kimo
 
@ kakek

je dirais qu'il y a plusieurs choses. D'abord, à part si le jeu prenait effectivement une position politique premier degré, je crois que le message véhiculé dépend beaucoup du degré d'interprétation de chacun. Il y a ce que tu fais de l'objet et la place que celui-ci donne aux éléments que tu as choisis d'interpréter. Et il y a un moment où il est bon aussi de tenir compte de tout ce dont parle Max par exemple. Pour ne pas interpréter l'objet comme s'il portait un discours précis et unilatéral en ne prenant en compte que des éléments choisis et retirés de leur contexte.

Au delà de ça, comme je le dis, je crois qu'il est tout à fait légitime de dénoncer les représentations qu'on trouve choquante, mais il me semble qu'on verse rapidement dans la sur-interprétation quand on prête aux objets des intentions "pleines". Il est plus prudent selon moi de prendre en compte les conditions de production et les modes de consommation de l'objet par exemple pour juger de leur efficacité pratique.

Je ne dis pas que The Division n'est pas réac, mais je distingue personnellement dans ce cas, la représentation du discours. Pour l'exemple que tu cites, il faudrait à mon sens voir ce que le film fait de ses images avant de s'insurger, et l'impact qu'il a. Les choses de mauvais gout ne me dérangent pas personnellement, tant qu'elle ne servent pas d'arguments de vérité par la suite et qu'elles restent au niveau de la fiction. Si quelqu'un vient me dire que la torture marche parce qu'il l'a vu dans 24h chrono, je lui répondrai que je ne suis pas convaincu parce qu'un scénariste écrit ce qu'il veut. J'ai d'ailleurs parfois de vrais problèmes avec certains films à messages, car il n'y a rien de plus facile que de prouver quelque chose dans le monde magique de la fiction.

Il me semble que The Division ne dépasse pas ce stade, d'autres pensent l'inverse, je trouve leur méthode d'interprétation partiale, plus que leurs arguments. Je n'essaye pas de dire qu'ils se sont trompés, j'apporte juste un contrepoint qui se base sur mon expérience de jeu. Des fois c'est l'inverse : certains objets me choquent alors qu'ils sont hypers plébiscités. J'ai trouvé "entre les murs" très malhonnête pour reprendre un exemple cité, justement car il jouait sa partition sur le mode de la démonstration à partir d'un dispositif assez contrôlé à la base. The Division, c'est une autre affaire quand même, il n'a pas le même rapport au réel ! Mais c'est toujours du cas par cas pour chacun.
ant-1
 
Car après tout, tuer des pauvres dans The Division est-il pire que tuer des infectés dans Resident Evil ? Ou des policiers dans GTA ? Ou des tortues dans Mario ?

Ce que tu sembles nier par cette phrase c'est la distanciation vis-à-vis de la violence observée. Cette distanciation permet au joueur de garder un espace critique et de ne pas tomber dans la violence vécue. La distanciation est composée de deux portions : la capacité de distanciation, qui appartient au spectateur (le joueur), et la proposition de distanciation, qui appartient au média (le jeu) et dépend aussi du médium (le jeu vidéo en général).
La capacité de distanciation grandit généralement avec l'âge à travers la mise en place des capacités cognitives (jusqu'à 18-20 ans) et émotives permettant l'acquisition de capacités de distinction du non-réel (un enfant en bas âge croit que tout ce qu'il voit est vrai) et de protections émotionnelles contre l'agression ("ce sprite m'a fait éclater la tête !") ou la transgression ("Ce sprite-humain est en train de peler ce sprite-chaton !") . Certains adultes n'acquièrent pas ces compétences et par exemple ne peuvent pas regarder un film d'horreur. C'est également la raison pour laquelle on les interdit aux enfants, tout comme les jeux vidéos à violence réaliste.
La proposition de distanciation dépend du médium : l'écrit en a une bien plus grande que le film/JV, c'est pourquoi on autorise tous les livres aux enfants ou presque alors qu'on leur interdit des films/JV, et pourquoi la télévision a acquis aussi rapidement autant de pouvoir sur la radio lorsqu'elle est apparue et pourquoi des gens peuvent rester scotcher devant leur écran des heures et des heures plus facilement que devant un livre ou une radio. Mais cette proposition de distanciation dépend aussi du créateur du média (ici, l'équipe créative de The division, qui contrairement à ce que tu sous-entend est très réduite, les plusieurs centaines de personnes ne sont que des exécutants) et de ses choix. C'est pourquoi il est plus difficile de se distancier d'un Hatred que d'un Mario.
Donc il n'est pas "pire" moralement dans l'absolu de tuer un pauvre dans The Division qu'une tortue dans Mario puisqu'au final aucun être vivant n'est blessé, mais pour les personnes n'ayant pas effectué la distanciation du média, l'action sera vécue ou non (avec divers degrés entre les deux). Et donc il en sera affecté ou non, avec toutes les conséquences sur sa psyché, son sens moral, son niveau de stress, etc. Et le créateur comme on vient de le voir, porte une partie du crédit (film/JV qui t'a affecté positivement émotionnellement) ou du blâme (film/JV qui t'a affecté négativement émotionnellement).
C'est pourquoi mon fils de 12 ans n'a pas le droit de jouer à des jeux comme The Division mais s'éclate bien dans Ark (ou il tue des créatures fictives - les dino - de manière réaliste) ou Minecraft (ou il tue des humains représentés sous forme de sprites grossiers dans des jeux de type cour de récré).
Fougère
 
Segma a écrit :
J'adore tes articles de branlette intello réflexion sur le média kimo alors que j'exécrais la philo au lycée, incompréhensible. Merci et j'en veux plus. Par contre la conclusion est un peu facile ;)


=> Moi j'aime lire les commentaires après les articles de Kimo :p
allensan
 
Un autre glitch a encore été decouvert et ruine encore plus leur jeux, comme il est dit sur le forum officiel , le manque de reaction de ubi soft et de massive est en train de tuer le jeu.
Il se dirige vers l'abatoir et presque plus rien ne pourra l'arretter.

Ubi aurait pu bloquer l'incursion ou bloquer le bouclier mobile pour éviter le premier glitch qui a créer une bande de tricheur full stuff qui ruine dorénavant le PVP.
Ubi aurait pu en urgence se matin bloquer le talent "compétent" pour empecher le glitch qui file des millions de DPS.

Mais non ils font rien, et c'est en partie a cause des consoles et de leur systeme de validation, ubi tient a ce que les versions du jeu soit au même niveaux PC comprirs, hors sur PC ils pourraient hotfix le soucis que l'on vient d'avoir mais ils le font pas en attendant les patch sur consoles.
Qui nécessitent plusieurs jour de validation par MS ou Sony, ce système avait été déja bien critiqué mais blizzard, hirez et d'autres avait pris l'optique de patcher d'abord la version PC et si aucun bug de type génant de patcher le jeu console le mois d'ensuite , leur laissant entre 15 et 20 jour pour corriger le soucis.
kimo
 
@ ant-1

version courte : Je ne nie le pouvoir de la représentation. Je fais par contre une distinction entre l'image, qui peut choquer en dehors de tout discours, et la signification de cette image. Dans The Division, ce qui fait polémique, ce n'est pas la violence telle qu'elle est représentée, personne (probablement faux mais admettons au moins que ça ne fait pas jaser) ne trouve le jeu particulièrement violent dans l'image elle-même. non, la violence est dans le discours qu'on lui fait tenir (ou qu'on suppose qu'elle veut tenir).


pour aller plus loin : j'insiste (paragraphe Représentations et opinions) sur le fait que l'image n'a pas besoin d'une intention délibérée de choquer pour être choquante. Dans ce cas, aucune justification ne lui retirera ce pouvoir. Aucun discours ne peut à mon avis totalement désamorcer la violence d'une image. C'est pour ça que pour moi, un jeu peut être choquant dans la représentation qu'il fait de la violence, sans que j'y vois une apologie de la violence. De même, cette violence est encadré par un discours dans un film de Tarantino, mais tu ne mettras pas un enfant devant non plus. Je conçois qu'on puisse trouver que The Division est un jeu réac', de là à imaginer qu'il porte un discours sur la société actuelle, bon... Si un enfant ne joue pas à The Division, c'est surement moins à cause de son soit-disant discours politique, que parce qu'à l'image, on tue des êtres humains, peu importe qu'ils soient riches ou pauvres.

Dans ce passage en particulier je ne dis pas que ces images sont équivalentes, au contraire, je fais exprès de prendre des images disparates. Du point de vue de l'impact visuel, elles sont bien différentes. Du point de vue de l'effet discursif, de ce que je peux leur faire dire, c'est une autre affaire. Si on exige que lorsque qu'il y a une forme de violence elle doit être soumise à un discours permettant distanciation, alors il est peut-être nécessaire de réfléchir à toutes les formes de représentation de violence, et pas seulement à celles qu'on considère particulièrement choquantes. or, on se rendra compte qu'au niveau de leur signification, l'image la plus violente n'est pas forcément celle qu'on croit. Mais ces jeux n'ont justement pas forcément vocation à élaborer un discours, mais simplement à être des jeux.

Voilà, je ne sais pas si je me suis mieux fait comprendre.
veda
 
Bon article de réflexion Kimo. Je ne trouve rien de choquant dans ce jeu. Ce qui peut créer le malaise chez certains c'est peut-être la promiscuité de la représentation du jeu avec les dérives du monde d'aujourd'hui, de ses possibles conséquences a terme. Sorte de miroir a angoisse de sa propre peur du futur proche. mais j'irais pas aussi loin. Rien de nouveau en fait.
Le jeu n'est d'ailleurs pas manichéen et tant mieux (cf. présentateur radio - échos etc...)

Après j'ai pas entendu vraiment de critiques a ce sujet dont ton article se fait apparemment écho mais j'aurais tendance a penser que la polémique vient plus du cote des USA parce que des américains tuent d'autres américains sur leur sol. Bref un problème de distanciation j'imagine. Déjà que tuer un américain ça se fait pas! mais en plus entre eux chez eux! On frôle le blasphème.

Si je devais me choquer ça sera dans le réel plutôt que sur un jeu-video/film/bd etc... Je m’inquiéterais plus par exemple en France sur la prolongation vita-eternam de l’état d'urgence. vu que ca ne choque pas tant que ca apparemment.

Mais je tache de faire preuve de distanciation maintenant dans le réel. J'essaye même de prendre une hauteur de vue ;-)
__MaX__
 
ant-1 a écrit :
Car après tout, tuer des pauvres dans The Division est-il pire que tuer des infectés dans Resident Evil ? Ou des policiers dans GTA ? Ou des tortues dans Mario ?

C'est pourquoi mon fils de 12 ans n'a pas le droit de jouer à des jeux comme The Division mais s'éclate bien dans Ark (ou il tue des créatures fictives - les dino - de manière réaliste) ou Minecraft (ou il tue des humains représentés sous forme de sprites grossiers dans des jeux de type cour de récré).


Tiens c'est ce que j'essayais de faire comprendre à mes p'tis cousins qui disaient "oui mais toi quand tu avais 7/8 ans tu jouais a des jeux super violents sur Atari". Auxquels je rétorquais "oui mais moi à 7/8 ans c'était à Thorvak the warrior et ses gros pixels que je jouais, pas à Mortal Kombat X et ses shaders de porc.
The Guest
 
Je viens justement de regarder le dernier épisode de l'émission Bits qui s'intéresse à la dimension politique des jeux, ça rentre plutôt bien dans le débat.

https://www.youtube.com/watch?v=U7NXmDA__58
kakek
 
kimo a écrit :
@ kakek
[...]
Pour l'exemple que tu cites, il faudrait à mon sens voir ce que le film fait de ses images avant de s'insurger, et l'impact qu'il a. Les choses de mauvais gout ne me dérangent pas personnellement, tant qu'elle ne servent pas d'arguments de vérité par la suite et qu'elles restent au niveau de la fiction. Si quelqu'un vient me dire que la torture marche parce qu'il l'a vu dans 24h chrono, je lui répondrai que je ne suis pas convaincu parce qu'un scénariste écrit ce qu'il veut. J'ai d'ailleurs parfois de vrais problèmes avec certains films à messages, car il n'y a rien de plus facile que de prouver quelque chose dans le monde magique de la fiction.
[...]


Tu dois pourtant savoir que ce n'est pas comme ça que ça marche.

PERSONNE ne se dis "Je sais que la torture est utile parceque je l'ai vu dans 24h. Ou dans 150 autres films et séries." Par contre quand tu leur demandes a froid, sans faire aucun lien avec une fiction, si la torture marche, leurs première réaction est de dire que oui. Ils ne savent pas trop pourquoi.
On fonctionne comme ca, la plupart de nos idée sur comment marche le monde ne sont pas précisément sourcées et raisonnées, elle sont un mix de toutes nos expériences. Et toutes représentation du monde a laquelle on est exposé, aussi fictionnelle qu'elle soit, participe a cette construction inconsciente de nos repère et de nos valeurs.
kimo
 
Oui, je suis d'accord, mais j'ai l'impression que la question que pose l'article ne porte pas tant sur ce point (je peux me tromper), que sur le fait d'attribuer une intentionnalité de discours à des objets qui, et c'est là que je te rejoins, sont eux aussi construits sur des agglomérats de représentations et d'expériences conscientes et inconscientes, dont certaines n'ont même rien à voir avec la signification qu'on peut leur prêter rétrospectivement. Ne parlons même pas lorsque l'image est conçu par un studio.

Or, à mon avis, il y a une prudence méthodologique à avoir vis à vis de ça lorsqu'on attribue un sens à un objet. Ne pas sous estimer la part d'inconscient et d'incontrôlable que contiennent ces images. C'est à dire leur reconnaître une faculté de contenir des choses qui ne sont pas le résultat d'une expression volontaire et articulée, essentielle à l'image (au sens où elle aurait un essence, une vérité factuelle), mais le résultat d'une lecture et d'un contexte. Raison pour laquelle je dis "On peut émettre l’hypothèse que si le parti pris du jeu dérange particulièrement, c’est justement parce qu’il met en jeu une situation particulièrement dérangeante." Je ne suis juste pas convaincu qu'il le fasse exprès.

Autrement dit, ce n'est pas tant que le jeu soit foncièrement plus politique, mais qu'il éveille sans forcément le vouloir des réactions que d'autres jeux n'éveillent pas nécessairement. Il est intéressant pour moi de regarder quelles peuvent être ces raisons sans en rendre nécessairement le jeu responsable. Pour moi c'est presque une coïncidence que le jeu puisse être pris de cette façon : la rencontre d'une représentation avec un contexte particulier qui s'en empare. Après bon, c'est pas non plus l'affaire du siècle. ça m'intéressais quand même de réfléchir là-dessus, mais je n'ai pas la prétention de savoir comment marche tout ça ou de convaincre qui que ce soit. C'est une proposition.

Par ailleurs, pas pour contredire, mais juste pour préciser sur l'exemple particulier, si ça ne marche pas exactement comme ça, je rencontre malgré tout souvent des gens (j'en fait parti) qui trouvent confirmations de ce qu'ils pensent dans des films/livres... ça les conforte dans leurs perceptions, comme si le truc en question avait justement réussi à saisir une vérité (absolue ou personnelle). Le rapport n'est pas si grossier que l'exemple que j'ai utilisé, mais il peut clairement être conscient et articulé.
noir_desir
 
Sur l'usage de la torture dans un pays totalitaire, le livre retour au meilleur des mondes, donne une explication intéressante de celle-ci. A priori, il a été observé, que pour soumettre complétement les personnes les plus résistantes mentalement, il faut environ 50 jours de torture constante, et après on arrive plus ou moins à casser complètement les barrières mentales d'un individu, ceux qui semblent immunisé contre ces sevice mentale et physique sont à la base déjà malade de maladie mentale.
__MaX__
 
Petit truc quand même kimo : on lit et regarde des choses que l'on apprécie et avec lesquelles (la plupart du temps) on est en accord. Indirectement donc on confirme nos pensées par des choses qui ne seront (la plupart du temps) pas en désaccord avec ce que l'on pense. (si tu vois où je veux en venir :D)
Vous devez être connecté pour pouvoir participer à la discussion.
Cliquez ici pour vous connecter ou vous inscrire.
Soutenez Factornews.com

Tribune

Le vertueux
(17h22) Le vertueux Je croyais qu'il était mort il y a 20 ans.
Niko
(17h21) Niko Je refuse.
Doc_Nimbus
(17h14) Doc_Nimbus :(
_Kame_
(16h21) _Kame_ Gotlib est mort :'(
Zakwil
(14h52) Zakwil [youtube.com] très bon film et bonne BO
Laurent
(10h39) Laurent LeGreg > Oui, c'est un petit bijou. Il y a des moments où tu te dis "ah ouais, quand même !"
LeGreg
(07h06) LeGreg Crusing > MrPapillon > en tout cas pour l'instant I'm in love avec l'esthétique et les puzzles.
samedi 03 décembre 2016
Yolteotl
(23h55) Yolteotl Mais The last of us II !
Crusing
(23h42) Crusing Non, c'est un remaster.
Yolteotl
(19h15) Yolteotl Nouveau Wipeouit!
Yolteotl
(19h15) Yolteotl Nouveau Marvel vs capcom!
Yolteotl
(19h09) Yolteotl Et un nouveau uncharted
Yolteotl
(19h07) Yolteotl ça ressemble carrément à du Naughty dog ce premier jeu
Yolteotl
(18h39) Yolteotl [live.playstation.com]
Yolteotl
(18h39) Yolteotl Il n'y aura probablement pas grand chose d'excitant mais Playstation Expérience démarre à 19h
Crusing
(14h27) Crusing Big Apple > On dirait le pitch d'un épisode d'une vieille saison de south park.
Big Apple
(12h18) Big Apple l'info WTF du jour :)
Big Apple
(12h18) Big Apple "L'agent des services secrets allemands qui voulait commettre un attentat est un ancien acteur porno gay converti à l’islam en 2014."
vendredi 02 décembre 2016
Crusing
(21h37) Crusing (21h24) Y'a un paquet de puzzle qui mérite plus qu'une session au chiotte.La plupart en fait.
Crusing
(21h36) Crusing Evidemment, puisque tu fais les mauvais choix systématiquement, c'est bien légitime.
MrPapillon
(21h25) MrPapillon Crusing, tu savais que j'avais une WiiU ?
MrPapillon
(21h24) MrPapillon N'écoute pas Crusing.
MrPapillon
(21h24) MrPapillon On peut facilement faire des pauses de The Witness. C'est facile d'y replonger. En plus c'est vraiment un jeu qui peut se jouer par tout petits morceaux.
Crusing
(20h54) Crusing LeGreg > Bein le tout début oui, après ça demande quand même un poil d'abnégation, comprendre que certains puzzle peuvent soit te bloquer soit te prendre du temps. Et y'en a environs 600... donc en gros tu peux en faire une centaine en "casu"
LeGreg
(20h48) LeGreg Crusing > oui je sais. la question c'est est-ce que je pourrai y jouer en casual ou pas
Crusing
(20h40) Crusing LeGreg > Si t'as pas de temps, prendre the witness n'est pas très malin.
LeGreg
(20h32) LeGreg Bon j'ai choppé Doom et The Witness en solde. Faut juste que je trouve du temps pour y jouer un peu :/
zouz
(16h08) zouz Overwatch élu jeu de l'année aux game awards, content de voir que cette supercherie reste dans son élément.
Darkigo
(14h21) Darkigo MrPapillon > Ca me fait aussi penser à cet épisode de Battlestar où ils cherchent à atteindre une station spatiale au milieu d'un nuage de poussière...
Darkigo
(14h17) Darkigo MrPapillon > stylé ce rendu volumétrique ! Ca donne envie de faire une simu aérienne avec cette qualité de rendu !
Zakwil
(14h05) Zakwil [youtube.com] je laisse ça là
Khdot
(11h44) Khdot [nextinpact.com]
Doc_Nimbus
(10h03) Doc_Nimbus hohun > Oh oui, avec Gad Elmaleh et Kev Adams. <3
hohun
(09h55) hohun [lefigaro.fr] une bien bonne nouvelle en ces temps maussades
_Kame_
(09h00) _Kame_ LeGreg > J'ai pas dis que j'avais pas d'explications à ça, je soulignais juste le fait qu'on est une race stupide, et que oui, on regrettera Hollande.
LeGreg
(03h07) LeGreg Bon ça n'a pas marché pour Clinton.. mais elle a fait l'erreur de refaire parler d'elle :)
LeGreg
(03h05) LeGreg Les gens étaient jeunes quand il y avait Y.. du coup les problèmes liés à la vieillesse sont confondus avec la disparition de Y ou l'apparition de Z.
LeGreg
(03h04) LeGreg Kame> nostalgie. C'est comme pour les jeux vidéo
Crusing
(00h19) Crusing ♪ ♫ vooooootez jAcques chirAc ♫ ♪
_Kame_
(00h07) _Kame_ Chirac: en juin 2006, 27% de favorable, aujourd'hui, 83% disent qu'en fait c'était bien sous son mandat. D'accord les gens.
jeudi 01 décembre 2016
thedan
(23h46) thedan moi, je vous mets mon billet que dans 2 ou 3 ans, on le regrettera !
_Kame_
(23h23) _Kame_ Oh oui, l'impact de sa non candidature est tellement quantifiable et qualifiable sur la destinée de chacun de nous et de celle du pays, que c'est forcément une super nouvelle.
Laurent
(23h16) Laurent (20h13) Meilleure nouvelle de l'année
MrPapillon
(21h12) MrPapillon Les jeux du "lineup" de la sortie de l'Oculus Touch : [oculus.com] . Pas beaucoup de surprises, principalement des portages sur le Touch de trucs de l'Oculus Home et de Steam.
Crusing
(21h07) Crusing Haha Macron qui avait prévu une ITW en suivant, quel ténia ce mec.
Big Apple
(20h13) Big Apple Ah non, il déclare forfait
Big Apple
(19h56) Big Apple S'il a le sens de l'humour, il faudrait qu'il annonce la dissolution de l'assemblée nationale :)
Big Apple
(19h55) Big Apple Attention, événement : François Hollande va parler à 20h00
hohun
(18h27) hohun Encore un noob qui croit qu'il va mieux jouer parce qu'il a une bande passante de ouf !
hohun
(18h27) hohun [lexpress.fr] "Le très haut débit, ce n'est pas uniquement pour que tout le monde puisse jouer à Warcraft"
MrPapillon
(11h55) MrPapillon (Il y a une vidéo dans l'article).
MrPapillon
(11h55) MrPapillon Un peu de rendu volumétrique sous Unreal : [shaderbits.com] (Donc pas de triangles/polys pour ça, c'est une forme de rendu très praticulière).
MrPapillon
(08h55) MrPapillon Crusing > [theguardian.com]
Crusing
(08h31) Crusing MrPapillon > Je crois que c'est clair, un mec qui conduit n'importe comment en Lada dans un monde désolé rempli de tarés violents, c'est une allégorie de la Russie.
mercredi 30 novembre 2016
MrPapillon
(20h37) MrPapillon Lien sans la ponctuation : [vimeo.com]
MrPapillon
(20h36) MrPapillon Crusing > Le gars a l'air d'avoir un trip surréaliste cartoon bizarre assez maîtrisé ([vimeo.com] Du coup je vais attendre que ça soit plus avancé pour mieux comprendre où il veut en venir.
Crusing
(20h23) Crusing MrPapillon > Sympa, dommage que ce soit pas avec BeamNG, et que la caisse m'ai fait instantanément penser à ça [youtube.com]
Crusing
(20h08) Crusing CBL > Je viens de enfin convertir un vieil ipod3G en clef USB, alors très peu pour moi apeul. Non mais la samsung à l'air de faire le job.
CBL
(19h09) CBL Des graphistes de ma boite l'utilise comme une Cintiq grace à l'appli Duet et ca defonce
CBL
(19h08) CBL Crusing > Ipad Pro ?
MrPapillon
(17h25) MrPapillon Un survival en caisse : [forums.tigsource.com]
Crusing
(15h46) Crusing Niko > tu ferais mieux de trouver qui se cache derrière MetalSmileGeishAsh95, au lieu de dire des cochoncetés.
MrPapillon
(15h06) MrPapillon Il change une fois tous les 30 ans.
Niko
(14h33) Niko - Merde, on a un spambot! - Ah non, c'est juste Crusing qui a changé d'avatar
Crusing
(14h14) Crusing Krita a peut etre du couteau depuis.
Crusing
(14h13) Crusing Sinon Painter quoi...
Crusing
(14h12) Crusing Zakwil > C'est vieux Artrage, je sais pas comment ça a évolué.
Crusing
(14h12) Crusing Dites, à part la Galaxy View , y'a quoi comme tablette grand format?
Zakwil
(14h10) Zakwil bah on recherchait l'effet au couteau, ce qu'artrage a mais verve à l'air de mieux gérer les pâtés de peinture (plus 3d)
Crusing
(14h03) Crusing Zakwil > Artrage est mieux?
Zakwil
(13h49) Zakwil Crusing > merci c'est mieux
Crusing
(11h27) Crusing Zakwil > C'est quoi la diff avec Artrage?
Zakwil
(10h37) Zakwil il y a freshpaint sur la surface (mais pas d'effet couteau)
Zakwil
(09h54) Zakwil salut, il existe une alternative à [taron.de] un peu plus récente?
mardi 29 novembre 2016
MrPapillon
(23h14) MrPapillon Life is short : [youtube.com]
MrPapillon
(23h12) MrPapillon Ça devrait directement faire partie de Windows.
MrPapillon
(23h09) MrPapillon Faudrait la même chose sur FFXV.
Le vertueux
(22h58) Le vertueux Big Apple > c'est pas mal, faudrait la même chose sur des consoles portables.
Big Apple
(22h44) Big Apple MrPapillon > le meilleur filtre crt est le HLSL sur mame, vidéo de démonstration avant/après sur Street Fighter 2 [youtube.com]
Big Apple
(22h27) Big Apple si le space jockey d'alien avait une Gameboy, ça serait celle de Real Phoenix :)
The Real Phoenix
(20h43) The Real Phoenix Crusing > Pour que ca donne du gout.
Crusing
(20h23) Crusing Pourquoi diable l'avoir fait en pâte à sel!
The Real Phoenix
(17h06) The Real Phoenix Tiends en parlant d'emulation, j'ai fini ca hier pour un pote: [i.imgur.com] [i.imgur.com]
noir_desir
(16h54) noir_desir wata_ > Sur que ça motive vachement moins :(
dagon
(16h04) dagon (10h45) Crusing > toute la presse l'a annoncé, mais le site est de nouveau en ligne... efficace ^^
Crusing
(14h11) Crusing c'est l'anniversaire!! [youtube.com]
MrPapillon
(14h00) MrPapillon Et la basse résolution c'est moin joli sur un écran plat que sur un CRT.
MrPapillon
(13h59) MrPapillon Du bilinear + une haute résolution et on a l'impression que les décors sont plus vides que l'impression que ça donnait à l'époque. (Une des raisons pour lesquelles je préfère jouer de l'époque en basse réso et sans bilinear).
MrPapillon
(13h58) MrPapillon Crusing > Bah les graphs de l'époque fonctionnaient bien parce que les jeux étaient en basse résolution. Les pixels qui gigotaient de partout, ça créait du détail visuel, et quand on lisse tout ça on perd.
Crusing
(13h53) Crusing wata_ > Tu confonds pixel art et jeux 3D, personne veut du scanline sur MK64.
fwouedd
(13h50) fwouedd wata_ > Pas vraiment, tu peux améliorer le rendu quand c'est affiché en 3D. Mais avec les sprites de la 2D qui ont été conçu autour des imperfections du CRT, c'est plus moche avec un LCD que ça l'était.
wata_
(13h45) wata_ noir_desir > sûr que la patience d'attendre les soldes Steam & co sont le retour de baton de l'armure pour cheval d'Oblivion et ses nombreux émules
wata_
(13h43) wata_ Il y a vraiment deux école niveau émulation : "ouais Zelda64 en 4K antialiasing 120fps" et "bon faut que ce soit crado comme dans mon enfance"
fwouedd
(12h59) fwouedd Du coup, à moins d'être un vrai passionné du balayage, ça le fait. Par contre, c'est vraiment chiant à parametrer.
fwouedd
(12h58) fwouedd Ca prends tout en compte, le type de dalle, l'éclairage, ça simule le rafraichissement, les couleurs, les formes des ecrans.
fwouedd
(12h57) fwouedd MrPapillon > Ah clairement, mais les filtres CRT depuis quelques années sont vraiment balaises.
MrPapillon
(12h51) MrPapillon fwouedd > La vidéo était pas pour toi. On y voit clairement le gain de qualité entre un jeu sans filtre CRT et un vrai CRT.
fwouedd
(12h23) fwouedd (08h44) Je comprends pas ce que tu me montres. Ta video on voit un mame sans config HLSL.
rEkOM
(11h56) rEkOM Et en fouillant dans le github y'a même un patch POC pour jouer en VR :) [github.com]
rEkOM
(11h56) rEkOM Il vient d'avoir un hotfix du patch d'aout de Fez... [github.com]