Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

Wanted : Les Armes du Destin

__MaX__ par __MaX__,  email  @033MaX  
Souvent développés à la va-vite, les jeux à licence nous laissent à l'esprit des souvenirs médiocres. Un peu moins d'un an après sa sortie dans les salles obscures, Wanted se retrouve aujourd'hui sur support vidéoludique. Le temps supplémentaire grappillé par l'équipe de GRIN se retrouvera-t-il en terme de qualité ?

Dead or Alive


C'est bercé par les illusions habituelles que l'on lance Wanted : Les Armes du Destin pour la première fois. Le jeu utilise un procédé narratif équivalent au film, Wesley narrant l'histoire a chaque chapitre, et il ne faudra que quelques instants pour nous jeter dans le bain de la fraternité des tueurs. Malheureusement, le scénario ne brille pas par sa qualité, sa profondeur ou tout simplement son intérêt. Pour le profane, de nombreuses clés pour comprendre l'histoire manquent, tandis que ceux qui ont vu le film n'auront droit qu'à quelques informations complémentaires sur les origines de Wesley, de surcroît tout-à-fait inintéressantes.



Entouré de ce scénario tenant sur un cheveu coupé en quatre (dans le sens de la longueur), le gameplay de Wanted tente de tirer son épingle du jeu en mettant en place de nouveaux concepts autour d'un style usé jusqu'à la moelle. Couvertures et déplacement d'une couverture à l'autre, attaques au corps à corps, headshots… la base du titre est on ne peut plus classique et relativement bien maîtrisée quoique peut être trop rigide parfois. Les nouveautés résident principalement dans les capacités du héros empruntées à l'œuvre originelle : courber la trajectoire des balles ou se déplacer extrêmement rapidement. Acquises au fur et à mesure de l'aventure, ces possibilités offrent quelques cartes complémentaires au joueur pour se tirer de situation difficiles. Le tir à l'aveugle, notamment, apporte un réel plus pendant les gunfights. Après avoir tiré quelques cartouches, Wesley entre dans un état second qui lui permet de se déplacer très rapidement d'une couverture à l'autre pour prendre à revers ses assaillants.


Weapons of Fail



Grâce à ces petites originalités, Wanted semblait alléchant sur le papier. Mais Grin, même avec un an de développement en plus, se plante lamentablement sur le level design. Le jeu est décousu et se montre vite répétitif - un comble pour un titre aussi court. Tout au long de l'aventure les niveaux sont une suite de couvertures entassées les unes devant les autres, interrompues par une séquence sur une mitrailleuse à pied débarquant d'on ne sait où, puis d'une phase de sniping arrivant comme un cheveu sur la soupe… on dégomme 5 ou 6 ennemis, puis on retourne se couvrir derrière quelques caisses courber quelques balles, de retour sur la mitraillette sur pied… snipe… et ce jusqu'à ce que mort du joueur s'en suive (au propre comme au figuré).



Les cinq heure de jeu dans le niveau de difficulté le plus élevé ne suffiront pas à convaincre. Si il est assez jouissif d'utiliser les capacités d'un tueur de la Fraternité, il sera frustrant d'avoir a utiliser les mêmes ficelles jusqu'à la fin, aussi stylées soit elles. Probablement étalonné sur des rats de laboratoire, l'équilibrage des derniers niveaux ne facilite pas la tâche au joueur. Techniquement le jeu surfe sur la vague du nextgen marron-ocre-jaunâtre de bout en bout. Graphiquement honnête, quelques bugs récurrents viennent obscurcir encore un peu le tableau.

Pour les idées relativement innovantes, pour la bande originale plutôt bien maîtrisée, pour le sound design sympathique… Wanted : Les Armes du Destin décroche la médaille du jeu "prêt-a-jeter", agréable lors d'une soirée après l'avoir dégoté dans le rayon des jeux à 5 euros. Alors qu'il aurait pût apporter une corde a l'arc des licences bien converties, le nombre incommensurable de points noirs le relègue au rang de jeu de seconde zone.

SCREENSHOTS

Rechercher sur Factornews