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Virtual Skipper 3

lilo par lilo,  email
Alors que les fêtes de fin d’année arrivent à grands pas, Nadéo décide de bouleverser l’ordre établi en proposant deux jeux de leur cru qui auraient la prétention, tenez-vous bien, d’être bons. Dit comme ça (« des français qui sortent un bon jeu »), ça peut paraître suspect (hein Sidoine !) et pourtant, un miracle serait-il sur le point d’arriver ? C’est ce que je vais tenter d’élucider en décortiquant la référence absolue des simulations de skipper (et aussi la seule, forcement ça aide) : Virtual Skipper 3.

skipper de rien



Nadeo l’a bien compris « une simulation de bateau ça le fait moyen au niveau des ventes, en plus nous sommes français, il y aurait de fortes chances qu’on se fasse lyncher sur le marché », il fallait donc d’autres arguments qu’une simple simulation digne de ce nom. L’équipe aurait pu choisir d’implémenter des courses de ski-nautiques avec des pandas et des cieux magnifiques, mais le studio a finalement décidé de mettre les bouchées doubles côté technique pour impressionner le petit homme asocial et accro qu’est le hardcore gamer.
Après avoir lancé le jeu, on peut faire face à deux situations possibles : soit on ramasse ses petits yeux globuleux tellement le jeu saccade car votre matos date de plus de 3 semaines (votre configuration est par conséquent totalement has-been); soit on s’explose les mirettes tellement le jeu est beau et on ne regrette pas d’avoir updater son PC il y a trois jours avec un P4 Extrême Edition et une Radeon 9800 Pro pour une modique somme avoisinant les 10 000 francs (ça le fait mieux qu’en euros).



Vous l’aurez compris le jeu est graphiquement très abouti, en particulier le rendu de l’eau ainsi que la modélisation des skippers sont simplement exemplaires et criants de réalisme. Seulement, certains détails viennent rapidement entacher ce paysage idyllique. Si on peut accepter que la présence de pandas en apnée ait été annulé au dernier moment, le fait qu’il n’y ait aucun poisson et surtout aucune flore aquatique est assez décevant. Ce point est particulièrement visible dans les paysages tropicaux où l’eau est d’une clarté étonnante. Autre reproche, et plutôt de poids : les membres d’équipages. Alors là, on a tout de même la preuve qu’on a bien affaire à des français car ils ont totalement oublié de réserver une place dans le planning de développement pour créer les animations et les déplacements de vos acolytes sur le voilier. En effet, si les défenseurs du jeu pourront clamer qu’au moins ces derniers sont présents, on ne peut que doucement rigoler en voyant une animation aussi ridicule. Les personnages glissent sur le bateau pour se déplacer (les jambes étant totalement figées ou presque) et parfois le corps se baissent pour simuler une action mais ça ne va guerre plus loin. C’est comique mais dommage, surtout qu’il est impossible de passer ces pantins par dessus bord loin du large afin de voir s’ils se débrouillent mieux que Tabarli…



Ô sombres heros de lamer



Mais ne restons pas sur ces petits écarts techniques, l’important reste le gameplay et le niveau de simulation qu’atteint le jeu. Et là, on dit bravo : la prise en main est immédiate, seule deux touches suffisent pour contrôler votre skipper : droite et gauche (le vent soufflant tout seul, il est judicieux de le rappeler). Ils ont même pensé à mettre une petite flèche indiquant la position du vent et un code de couleur pour permettre de savoir si vous êtes correctement placé face au vent. De plus, le tableau de bord est très bien fait, seul 2 indications sont présentes : votre vitesse et celle du vent.

En réalité, tout ceci n’est que la face cachée de l’iceberg car si vous vous limitez à jouer de la sorte, vous risquez de vous ennuyer ferme et surtout de passer à côté d’une bonne partie de l’intérêt du jeu. A première vue donc, tout ça ne ressemble guerre à une simulation, mais vous verrez rapidement une petite pastille bleu sur votre tableau de bord et vous n’aurez qu’à cliquer 3 ou 4 fois dessus pour comprendre ce que Nadeo voulait cacher… Le nombre de paramètres passe alors de 2 à 14, allant de l’angle d’attaque réel du vent par rapport au cap de votre bateau, au sens du courant calculé en fonction des baleines qui pourraient éventuellement passer près de votre voilier (euh…attendez, je ne suis pas sûr pour celui là) et beaucoup d’autres... Vous aurez le choix aussi entre quatre types de voile différents que vous pourrez border ou choquer selon la situation et une boussole vous permettra de connaître à tout moment la direction des courants, du vent réel et apparent. Une richesse et une profondeur de jeu à faire jouir les passionnés mais là encore, un détail cloche. Ce détail en question n’est pas anodin, c’est tout simplement l’absence pure et simple de tutorial pour expliquer en détail le fonctionnement complexe d’un skipper. C’est très dommage car ça aurait permis d’initier de façon plus ludique les débutants et qui sait, en passionner d’avantages. Vous devrez donc vous farcir la maigre documentation du jeu à la recherche de quelques renseignements pour vous aider dans votre apprentissage.



Skipper le dauphin



Le système de jeu fait très fortement penser à celui de Trackmania, il existe un mode solo, un mode multi et un éditeur de carte. Le premier vous donnera accès différentes courses ou challenges aussi intelligents que de franchir une ligne d’arrivée en moins de 30 secondes, mais inutile d’essayer de tout débloquer précipitamment à la recherche de défis de « oufs », aucun challenge ne propose de sauver Flipper le dauphin ce qui est un petit peu fâcheux. Le mode multijoueur offre ce que doit offrir un mode multijoueur, c’est à dire du lan et du online, ce dernier étant sûrement le plus intéressant du jeu. Il vous permettra de mettre à l’amende n’importe quel joueur de la planète et ou simplement de jouer entre amis (si vous en avez bien entendu). On regrettera tout de même qu’il ne soit pas compatible avec une simulation de pêche japonaise, ça aurait pu donner un côté plus convivial au jeu ; entre nos amis nippons en train d’essayer de pêcher des poissons et nous français en pleine éclate sur notre skipper qui malgré tous les efforts, ne veut pas chavirer (il semble que ce soit impossible), la situation aurait pu prêter à sourire. Au final, c’est bien sûr le multijoueur que repose tout le soft, la partie solo étant relativement limitée (pas de campagne ou de scénario) tout comme les possibilités de tuning des bateaux. Enfin, l’éditeur de carte à l’instar de Trackmania permet de créer ses propres spots avec tous les détails que l’on souhaite (direction et force du vent, présence d’hélico pour faire joli ou de concurrents, etc. …).




C’est sûr ce dernier point que Nadéo frappe très fort. En proposant un éditeur à la fois facile d’accès et puissant, le tout directement intégré au jeu, permet une exploitation quasi sans fin du jeu. Quelques minutes suffisent pour maîtriser la bête et seule votre imagination vous fera défaut. Le manque de variété des blocs est certes un peu dommage mais comme je le rappelle, on a affaire à des français, il ne faudrait pas trop leur en demander non plus (on fait ce qu’on peut en bossant seulement 35 heures par semaine). Pourtant, malgré des horaires de travail plutôt contraignantes, les petits gars de chez Nadéo n’ont pas chaumé. Quatre types de bateau (trois monocoques : l’ACC, le Melges 24, l’Offshore Racer et un multicoque : le trimaran Open 60), six plans d’eau (France, Australie, Etats-Unis, Nouvelle Zélande, Angleterre et Italie), respect des règles officielles de l’ISAF (International Sailines Federation) font de VS3 une simulation pure et dure mais de qualité et c’est finalement bien l’essentiel. Un miracle est né !

Virtual Skipper 3 fera partir les passionnés du genre au septième ciel tandis que les néophytes vont quant à eu, devoir faire preuve d’un peu de courage et de patience pour pouvoir appréhender sereinement le soft. Si je peux comprendre que la nécessité d’un tutorial dans Serious Sam ne se fasse pas forcément ressentir, son absence dans VS3 est plus que regrettable. Heureusement que la qualité graphique du soft et le multi très plaisant viennent rattraper ce dérapage sinon je doute qu’il aurait passé la moyenne.

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