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TEST

The Witcher 3 : Deadman Wonderland

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
Développeur / Editeur : CD Projekt
Supports : PC / Xbox One / Playstation 4
A la base, nous avions prévu de re-faire un test de The Witcher 3 une fois tous les DLC sortis. C’est chose faite, mais la différence de qualité entre les 2 nous contraint à réviser cette prévision. Exit Hearth of Stone, vive Blood and Wine.
Blood and Wine est donc le 2ème et dernier DLC de The Witcher 3. Scénaristiquement, il se situe après les évènements du jeu principal, les protagonistes ayant entendu parler des exploits de Geralt et Ciri face à la Chasse Sauvage. Geralt est invité dans le lointain royaume de Toussaint, afin de chasser une bête qui terrorise la région. Voilà pour le scénario, il y aura un léger spoil un peu plus bas.



La première chose que vous remarquerez, c’est la refonte de l’UI. L’interface a été complètement repensée, et même si elle reste un peu ennuyeuse à utiliser, elle gagne en clarté. Ensuite, c’est le changement d’ambiance totale, qui fait un peu le même effet que le Rainbow Level dans Diablo 3 : tout est plus clair, plus lumineux, plus beau. Geralt lui-même le dit à plusieurs reprises, Toussaint est l’équivalent réel d’un royaume de conte de fée. Le royaume en lui-même est assez vaste, avec des ennemis plus que coriaces, des monstres, des personnages hauts en couleurs, etc. L’ajout en terme de contenu est gigantesque, et vous en aurez pour une bonne trentaine d’heure si vous voulez tout explorer à fond.

Les nouveautés sont très nombreuses, même si elles ne font qu’améliorer les systèmes déjà existants : Un système de mutation permet d’affiner encore plus son style de jeu en proposant des bonus très puissants à débloquer, de nouvelles armures permettent de bénéficier de bonus de sets qui dépendent des pièces équipées, le fonctionnement de certains signes ont été modifiés, etc. La faune et la flore locale est surement ce qu’il y’a de plus neuf dans ce DLC, avec de nouveaux monstres et ennemis. Le système de combat est toujours aussi frustrant, surtout contre les grands groupes d’ennemis. Ajoutez cela à une difficulté accrue, et vous allez parfois vous arracher les cheveux. Les gros monstres ayant leur tête mise à prix sont devenus quant a eux plus intéressants, car un certain nombre sont des « variantes » uniques de ceux déjà rencontrés.



Mais le véritable point fort du DLC, c’est son écriture. Le but évident est de montrer que le studio peut faire quelque chose d’intéressant avec de la fantasy plus « classique » et éloignée de l’univers qu’ils ont mis place. On se retrouve donc plus ou moins face à une réinterprétation des légendes arthuriennes, avec de la magie, des vampires et pas mal de vin. Que ce soit à travers les quêtes secondaires, qui regorgent de tellement de références qu’il serait vain de commencer à les lister ici, ou la quête principale, qui possède une dynamique et une profondeur à part dans la série, il n’y a aucun moyen de s’ennuyer. Les scénaristes ont également réussi un tour de force, en alternant l’humour et le sérieux tout au long du DLC, afin de prendre le joueur à contrepied. L’impact de vos décisions, et leur moralité, sont beaucoup plus flous qu’auparavant, et vous serez surpris plus d’une fois par le résultat, souvent éloigné de celui qui était voulu.

ALERTE SPOILER
En tant qu’exemple, je vais vous parler de mon passage préféré : Quand Geralt est propulsé dans un véritable monde féérique.

Tout au long du DLC, l’impression de se trimballer dans un monde un peu irréel ne quitte jamais le joueur, tellement qu’il devient vite évident qu’il y a quelque chose de faux, de mauvais dans cet environnement. Mais les développeurs ont poussé le vice plus loin, et vous êtes à un moment projeté dans un monde imaginaire, créé pour divertir un couple d’enfant. Les contes prennent réellement vie avec leur lot de personnages gentils ou méchants. Ce monde a périclité, et quand vous y accédez, c’est devenu un endroit très malsain : La petit vendeuse d’allumette vend du crack, Raiponce s’est pendue avec ses cheveux et hante sa tour, les 3 ours ont bouffé Boucle d’Or, et ainsi de suite. Après avoir passé un bon moment à montrer aux joueurs leur interprétation d’une fantasy « classique » dans le monde de The Witcher, les scénaristes passent la seconde et le plonge dans un univers censé être féerique as fuck, mais qui est pourri jusqu’à la moelle. Toute cette séquence s’inscrit dans une série d’évènements qui termine l’aventure, et c’est une des meilleure fin de Jeux Vidéo qui m’ait été donnée de voir.

FIN DE SPOILER
Blood and Wine est le mètre étalon de ce que devrait être un DLC. Pour un prix raisonnable, vous avez devant vous de quoi prolonger votre plaisir de jeu, avec ce qu’il faut de nouveautés et d’améliorations. L’écriture est géniale et le scénario fabuleux, surtout sa conclusion. Si vous avez The Witcher 3 dans votre bibliothèque, vous devez acheter Blood and Wine.
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