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The Elder Scrolls V : Skyrim

divide par divide,  email  @divideconcept
5 ans après Oblivion la série des Elder Scrolls revient avec Skyrim, attendu au tournant par tous les fans des jeux Bethesda. Même si on a tendance à l'oublier, Oblivion était plutôt joli à sa sortie. Mais avec son équilibrage à la ramasse, ses animations de tétraplégique et un environnement un peu monotone, cet opus était loin d'avoir fait l'unanimité, d'autant qu'avec ses villes fermées et ses personnages statiques Oblivion manquait cruellement de vie.
Le challenge pour Skyrim était donc d'envergure : reconquérir les fans de Morrowind, et séduire une nouvelle génération de joueurs.

Premier rendez-vous



Première déception au lancement du jeu : le moteur n'a guère évolué. Si on a droit à plus d'ombres dynamiques (et encore, Fallout est passé par là depuis), techniquement il est difficile de s'emballer devant le manque d'évolution, d'autant que la résolution des textures est tout juste correcte.

Malgré une entrée en matière plutôt explosive, la première demi-heure de jeu scriptée à outrance (et pas si belle que ça) est un peu refroidissante, à l'image des environnements. D'ailleurs à ce stade on craint un peu de voir de la neige partout, nous replongeant dans la monotonie d'Oblivion.
Bref pour une première impression, tout fanboy qu'on puisse être, force est de reconnaitre qu'on attendait un peu mieux.



Immersion dans le grand froid



Et puis on augmente le FOV, et on arrive le premier cours d'eau. Tiens, c'est pas si moche. On sort de ce tunnel, enfin libre. On commence à se balader, en se dirigeant vers le premier village qu'on nous a indiqué. La neige disparait petit à petit. Premiers effets graphiques en activant une pierre magique. On essaye un sort. Ah quand même, ils ont fait des efforts depuis Oblivion ! On croise un lapin, puis un pécheur, on rentre dans un village, parfaitement intégré à son environnement. Les gens nous parlent, on nous propose des activités. Ceux-la se disputent, peut-être un problème à régler ? Ce qui frappe alors c'est la vie que dégage l'univers de Skyrim, la nature regorge d'animaux et d'animations, les rencontres avec les gens sont beaucoup plus fluides (on est plus bloqué par l'interface de dialogues, ceux-ci étant mieux intégré à la vue classique). Les quêtes viennent alors beaucoup plus naturellement, sans avoir à interroger au cas par cas tous les habitants d'une région, ce qui rend l'ensemble beaucoup plus immersif. Les activités se sont par ailleurs beaucoup diversifiés, rajoutant une touche Sims bienvenue pour apporter de la crédibilité à l'ensemble (on peut acheter un cheval, une maison, se préparer à manger, avoir une femme pour se préparer à manger, jouer avec les enfants du village, embaucher des compagnons, relever des paris...). On a l'impression de faire partie d'un univers et non plus d’enchaîner simplement les quêtes les unes à la suite des autres.

Bethesda a par ailleurs intégré un système de crafting d'armes et d'armures (qui vient s'ajouter au crafting de nourriture et d'alchimie), basé à la fois sur les objets trouvés et les matières premières qu'on peut récolter ça et là sur la carte.



Itinéraire bis



On commence alors à explorer un peu plus loin. On rejoint des guildes, encore une occasion de voir que la mise en scène est là aussi beaucoup plus poussée que dans les précédents Elder Scrolls : on débarque dans ce village paumé de montagne, pour emprunter ce pont en ruine qui mène à l'imposante école de magie de Winterhold, l'intendante teste notre motivation et nous présente les dortoirs, on rejoint un cours comme étudiant, le professeur pose des questions... Chaque guilde est maintenant un peu plus localisée dans certaines villes en particulier, mais elles nous feront néanmoins voyager à travers toute la carte.

Ces missions sont l'occasion de découvrir un peu plus les paysages de Skyrim, et c'est à chaque fois une claque un peu plus forte : marcher dans un sentier à flanc de montagne sous la lueur d'une aurore boréale, découvrir les marais gelés du nord, sentir le froid nous envahir quand on gagne en altitude, le vent souffler, découvrir un petit village perdu dans une vallée, descendre dans les profondeurs des mines pour découvrir une ville souterraine... Le moteur n'a pas évolué, mais la direction artistique est magistrale. Même si la carte a sensiblement la même taille que celle d'Oblivion, les effets sont vraiment mieux mis en scène et surtout on est vraiment dépaysé de région en région, d'autant que chaque ville a sa personnalité en rapport avec sa région.

La musique a su également s'adapter aux contrées nordique, et si l'arrangement du thème principal surprend un peu la première fois, l'ensemble de la bande originale est cohérent et colle agréablement aux paysages traversés et aux évènements.



Epique un peu le dragon



Et on croise son premier dragon. Nouvel élément introduit avec Skyrim, ceux-ci rajoutent à la fois une dimension réelle à l'histoire, mais aussi et surtout un élément de gameplay qui trouve sa place dans les capacités de notre héros, rajoutant une dimension stratégique supplémentaire lors des combats. Ces pouvoirs s’acquièrent au compte-gouttes, au fur et à mesure des rencontres (notamment dans la quête principale), des découvertes au gré des donjons, et lors des combats épiques qui nous opposeront régulièrement à ces bêtes qui survolent les régions montagneuses. Lorsque retentit leur cri, on cherche aussitôt le premier abri ou village capable de nous cacher ou de nous aider : tout le monde craint les dragons, y compris les autres habitants de Skyrim. Ceux-ci s'attaquent en effet sans distinction à notre personnage, aux brigands, aux animaux, et ils peuvent même attaquer à plusieurs... Il n'est pas rare de voir des scènes mémorables lors de ces affrontements. À ce sujet, un mot sur les animations : même si selon les situations elles ne sont pas encore parfaites, il faut là aussi constater un mieux qui se retrouve notamment en combat.

D'autre part, même si il n'est pas encore parfait, l'équilibrage est beaucoup plus cohérent: les ennemis de base restent des ennemis de base même au niveau 50, et il sera impossible de tuer un géant dès le début du jeu. Bethesda a donc su tirer des leçons des principales erreurs commises sur Oblivion.

Il est bien sur impossible de finir un tel jeu : les possibilités semblent tellement vastes, et même une fois les quêtes principales, de guildes et annexes bouclées, le générateur de quêtes aléatoires essaye de nous faire explorer les donjons les moins fréquentés... Ce qu'on retient au final, et ce malgré les quelques bugs inévitables des jeux Bethesda (moins présents que dans les précédents Elder Scrolls néanmoins) et une interface jolie mais peu ergonomique (bien qu'on s'y fasse à la longue), c'est un jeu dont la mise en scène, les paysages et la narration vous donnent envie de pousser encore et toujours un peu plus loin la découverte. Et encore un peu plus loin. Et c'est pas avec les mods que ça va s'arranger... Tiens, et si j'essayais ca ? J'ai faim. Mince, j'ai oublié de manger. Bah pas grave, je trouverai bien un plat à me préparer in-game.

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