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The Darkness 2

Niko par Niko,  email  @nik0tine  
En 2007, The Darkness confirmait le talent des suédois de Starbreeze après un très bon The Chronicles of Riddick : Escape from Butcher Bay. Depuis, le studio a largement renouvelé ses effectifs et s’est attelé à Syndicate, et c’est donc vers Digital Extreme que s’est tourné 2K Games pour cette suite. À vrai dire, on craignait un peu le résultat, DE s'étant toujours cantonné dans une certaine médiocrité notamment avec le très générique Dark Sector. Avions-nous tort ?

Etre habité par une entité démoniaque, ça aide dans certaines branches d’activité : Jackie Estacado est désormais à la tête d’une famille mafieuse de New York, aussi craint que respecté. Toujours hanté par la mort de sa petite amie, il est toutefois arrivé à prendre le dessus et contenir son dark passenger. Du moins, jusqu’à ce qu’une tentative d’assassinat ne l’amoche sérieusement, et ne l’oblige à choisir entre une mort certaine et la cohabitation avec le Darkness.



Si on n’évite pas quelques clichés, l’histoire de The Darkness 2 reste très plaisante à suivre, plutôt astucieuse et se situe, comme le premier épisode, dans le haut du panier concernant la narration dans une FPS. Pour ne rien gâcher, et contrairement à l’armée de clones qui tiendra lieu d’ennemis, les personnages secondaires ont une personnalité (certes assez caricaturale) et des “gueules”. On sent que les graphistes se sont plus à revisiter les archétypes de mafiosi, et le rendu particulier du moteur leur donne un vrai cachet.





Le rendu, justement, est un des principaux points qui distinguent The Darkness 2 de son aîné. Digital Extreme a pris le parti d’opter pour un compromis entre le semi-réalisme et le rendu cartoon, et force est de constater que le pari est réussi. Le jeu n’est clairement pas techniquement à la pointe, mais il se distingue artistiquement avec ses textures "dessinées à la main" façon comics et ses couleurs plutôt saturées. En plus de donner une vrai personnalité graphique au jeu, ce style a permis à l’équipe de développement de se lâcher un peu coté gore, avec démembrements, arrachages d’organes divers et variés ou bon vieux empalements des familles. Bref, visuellement, The Darkness 2 est une réussite, et on regrette que les animations n’aient pas bénéficié du même soin.



Si vous ne connaissez pas du tout la licence, sachez que l’entité maléfique de compagnie de notre héros se présente sous la forme de deux tentacules affublées de dents acérées. Vous ne pourrez hélas pas profiter de leur présence pour mettre en pratique toutes les connaissances acquises dans les mangas que vous cachiez sous votre matelas étant jeune, puisque leur principale fonction sera de servir d’arme de corps à corps ou de choper vos ennemis. Là où ça devient intéressant, c’est que l’on pourra faire tout cela en continuant à défourailler avec une, voire deux armes à feu dans les mains. Après un petit temps d’adaptation, la maîtrise de ces quatre appendices en simultané se révèle assez grisante.





Les ennemis ne sont pas bien finauds, mais parfois assez nombreux ou équipés avec de puissantes torches qui bloqueront temporairement les pouvoirs de Jackie. N’imaginez cependant pas varier les approches : le bourrinage frontal est tout simplement obligatoire ; le level-design, très linéaire, ne vous donnera tout simplement pas d’autre choix. Après un petit bain de sang, on laissera nos petites tentacules se repaître des coeurs des cadavres encore fumants, ce qui permettra de faire remonter notre vie, mais également d’accumuler des points d’expérience qui pourront ensuite être dépensés dans l’achat de nouvelles compétences ou exécutions, pour les rendre moins redondantes.



Hélas, le principal défaut de The Darkness 2 reste sa durée de vie : comptez cinq heures de jeu sans trop forcer pour la campagne principale. DE a bien tenté de prolonger maladroitement cette durée de vie en intégrant la possibilité de refaire les mêmes maps aux commandes d’autres personnages en coopératif, mais l’artifice est assez grossier, et il y a bien peu de joueurs en ligne quelques jours après la sortie du titre.

On est heureux de ne pas voir débarquer le jeu générique et sans saveur que l’on avait craint. Comme son ainé, c’est son ambiance qui place The Darkness 2 au dessus de la mêlée, et il s’en serait fallu de peu pour avoir un jeu véritablement mémorable : une durée de vie un poil plus longue, des ennemis et un level design offrant un défi plus consistants, par exemple. En attendant, il rentre dans la catégorie “bon p’tit jeu sympa qui ressemble pas trop aux autres”, et c’est déjà pas si mal.

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