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The Amazing Spider-Man

__MaX__ par __MaX__,  email  @033MaX  
 
Avec son statut de licence la plus connue du comics américain, Spiderman a eu droit à une tripotée d'adaptations depuis les années 80. Dans le lot, très peu valent vraiment la peine que l'on s'y intéresse. Cela sera-t-il le cas du nouveau projet de Beenox, The Amazing Spider-Man ?
L'histoire de The Amazing Spider-Man mélange le film-reboot sorti au cinéma récemment et des classiques de l'univers Marvel. Sur un fond de New York contaminé par un étrange virus (ce n'est pas parce que l'on n'est pas dans un jeu de Zombie qu'il faudrait s'en priver), Spider-Man se retrouve à affronter Alistair Smythe et ses robots d’Oscorp : le Rhino, le Scorpion ou encore le Lézard. Avec un scénario qui endormirait un raveur sous amphétamine, on compte vite sur le gameplay pour sauver la mise.


La bonne nouvelle, c'est que les petits canadiens de Beenox se sont clairement appliqués à transmettre des sensations au joueur. Que ce soit en tissant une toile à 100m au dessus du sol, en marchant accroché à un plafond ou en balançant des beignes à ses assaillants, le pari est réussi. De même, le “webrush” -nouveauté permettant au joueur de se déplacer sans tisser- fonctionne plutôt bien : une brêve pression pour se déplacer rapidement où il regarde, et un maintien long fera passer le joueur à la première personne le laissant choisir sa destination.

Les combats eux, étrangement similaires à Batman : Arkham City, sont intenses et brutaux et on a enfin l’impression de tenir en main un Spider-Man comme on pouvait l’imaginer. Mais le système est à des kilomètres de celui dont Beenox s’est inspiré et se révèle rapidement répétitif. La vue trop étriquée et les patterns indiscernables de l’IA n’aideront pas vraiment le joueur à devenir maître du terrain, ni à gagner en niveau et obtenir des nouveaux pouvoirs. Ces derniers n'ont de toute manière aucun impact sur les affrontements : la palette de coups restera la même. Les niveaux de difficulté supérieurs n’arrangeront pas cette impression obligeant le joueur extrêmement vulnérable à se replier en permanence.

Ne nous attardons pas sur les combats contre les boss qui, exception faite du dernier -à peu près correct- se résument à discerner un ou deux patterns et à savater le bouton X entre chaque séquence. Pour les ennemis les plus disproportionnés, c'est carrément du “Press X to Jason”.


Mais le plus gênant, c'est que la promesse de liberté n'est tout simplement pas tenue. Le hub de New York est un prétexte pour tisser quelques toiles entre deux missions du scénario principal, nous plongeant dans de mini-instances aux chargements intolérables pour tabasser deux malfrats ou entoiler le pare-brise de chauffards en fuite, encore et toujours de la même manière.

La réalisation est cependant impeccable, les personnages principaux sont réalisés et animés avec un soin particulier. La lumière et l’éclairage en ville réservent quelques jolies vue sur le rebord de certains gratte-ciel. Néanmoins, les niveaux en intérieur sont très inégaux et arborent parfois des textures niveau Dreamcast. Ceci dit, The Amazing Spider-Man est techniquement le meilleur jeu qui traite de l’alter ego de Peter Parker. Il dispose de véritables sensations dans les déplacements ou la castagne, quelques belles scènes de combats aériens, une bande originale vraiment sympathique mais au final, il semblerait que Beenox ait oublié d’en faire un jeu.
Une jolie coquille vide.
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