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SteamWorld Dig

Valanthyr par Valanthyr,  email
 
Quand on prend un peu de recul sur les productions indépendantes de ces dernières années, on se rend compte qu’il y a certains genres qui n’ont pas encore vraiment acquis leurs lettres de noblesse sur PC. C’est le cas par exemple de ces jeux où on creuse : à part Dig Dug et Motherload qui font figure d’antiquités, on serait bien mal en peine de citer un champion unanimement reconnu. Je vous vois venir avec Terraria et Minecraft, mais ce sont plus des jeux fourre-tout et des méta-jeux que des jeux où le seul truc qu’on puisse faire, c’est creuser. Mais on tient peut-être notre parangon avec le SteamWorld Dig des Suédois d’Image & Form, qui viennent de terminer le portage Steam du jeu sorti sur 3DS cet été. Alors, on creuse ?

License to dig



Rusty, notre mineur devant l’éternel, est un robot à la sauce cow boy. Il se rend dans la petite bourgade minière de Tumbleton pour prendre la suite de son oncle, propriétaire d’une mine et lui-même mineur invétéré tendance obsessif compulsif. Le genre de type qui va vous creuser jusqu’à ce qu’il trouve un Balrog ou un Grand Ancien, et d’ailleurs c’est peut-être ce qui s’est passé parce qu’il a disparu dans des circonstances pas très claires. Depuis sa disparition, l’activité à Tumbleton a sacrément ralenti, mais heureusement il reste encore quelques habitants (dont une jolie robote qui a l’air d’en pincer pour Rusty) qui vont nous accueillir en digne héritier que nous sommes.



Le principe de SteamWorld Dig est simple : on creuse et on trouve du minerai qu’on peut échanger en ville contre de l’équipement un cran au-dessus niveau qualité, ce qui va nous permettre de creuser toujours plus vite et toujours plus loin. Notre exploration des profondeurs procédurales et rocailleuses du Far West va être quelque peu ralentie par un tas de bestioles agressives et des environnements eux-aussi toujours plus hostiles. Mais les minerais y sont plus précieux et on va continuer de creuser, pendant qu’à la surface le bricoleur en chef déploie des trésors d’inventivité pour essayer de rendre nos innombrables coups de pioche un peu plus efficaces et d’améliorer notre attirail défensif et offensif.

No apparent motive, just dig and dig again



Donc on creuse, inlassablement. On creuse vers la droite, on creuse vers la gauche, et surtout on creuse toujours plus profond. On va tomber régulièrement sur des couloirs étayés par cet oncle infatigable qui avait creusé ici avant nous et qui vont mener dans des salles spéciales. Savant mélange de puzzle game, et de plateforme, elles sont équipées pour la plupart d’une machine bien étrange et pas toujours simple à dénicher qui va rajouter une nouvelle compétence à notre adorable et besogneux petit tas de ferraille.



Certains de ces super pouvoirs vont nous inviter à revenir en arrière pour revisiter des lieux qu’auparavant on n’avait pas été en mesure d’explorer intégralement, comme cette corniche trop élevée qu’on va enfin pouvoir atteindre grâce au double jump. Alors que ce retour en arrière aurait pu être perçu comme une régression maladroite, le savoir-faire des développeurs fait qu’on prend au contraire plaisir à revenir en mode grosbill finir le boulot qu’on avait bâclé sans vraiment s’en rendre compte. Alors la boucle est bouclée ? Pas tout à fait, mais si vous voulez savoir comment tout cela va se terminer, vous allez devoir creuser, vous aussi.

SteamWorld Dig a indéniablement réussi à faire avancer le genre des petits jeux où l’on creuse. Littéralement pris sous le charme d’une réalisation impeccable, d’une petite histoire bien menée, des mécanismes de jeu simples mais solides et d’une exploration bien pensée, on a vraiment du mal à lâcher la pioche.
Profondément recommandé, même aux mineurs

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