Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

State of Emergency

snoopers par snoopers,  email
Edité sur PS2 quelques temps après le mythique GTA 3, State of Emergency pointe enfin le bout de sa batte de baseball sur Xbox. D’une violence rare et d’un intérêt douteux, le jeu de Rockstar Games n’avait à l’époque pas su trouver son public sur la console de Sony, la faute à un gameplay particulièrement rachitique. Pourtant, loin de corriger le tir dans le souci de proposer un jeu plus présentable, l’éditeur se contente de nous resservir la même soupe, et à 60€ le menu il y’a de quoi faire la grimace.

La rue au pouvoir


Etats-Unis, 2035. Une sombre corporation ayant pris le contrôle du pays, la population lutte pour regagner une liberté sur le déclin. Jeu d’action à la troisième personne, State of Emergency nous place dans les baskets d’un jeune citoyen fougueux à la botte de diverses organisations résistantes. Le principe, qui rappelle fortement GTA, consiste à enchaîner des missions variées sur fond de hard rock de supermarché. Le rythme est soutenu, le perso répond bien aux commandes (malgré une caméra un peu capricieuse) et les combats sont simplistes au possible : on a aucun mal à entrer dans le jeu, d’autant que le design cartoon atténue une violence omniprésente, ce qui permet d’exterminer du flic numérique sans états d’âme.



Pixels qui tachent


Le principe du jeu est donc articulé autours de ce système de quêtes, qui permettent de bourlinguer de quartiers en quartiers pour enfin accéder à la mystérieuse et dangereuse tour de la corporation (j’en tremble !). Au nombre impressionnant de trois, ces quartiers se présentent sous la forme de niveaux ridiculement petits servant de terrain de jeu à votre bande de révolutionnaires en baggy. L’accomplissement de vos laborieuses missions, qui vont de la destruction de vitrine à l’escorte de terroriste, est donc nécessaire à votre progression au sein de la ville, du moins en apparence. Car ne nous voilons pas la face, tout ceci n’est qu’un prétexte avoué pour bastonner du polygone jusqu’à plus soif. Pas très ambitieux, mais au moins ils sont honnêtes. Pour ce faire, un véritable arsenal de guerre est mis à votre disposition : batte de baseball, kalachnikov, fusil de chasse, lance roquette ou mieux, lance flamme… Des nuits de folie en perspective ! Il est également à signaler qu’au cas où vous ne seriez pas tout à fait rassasiés, tous les éléments du décor, de la poubelle au banc, peuvent être saisis et ainsi constituer des armes de fortune. Et si par malheur vous deviez vous retrouver sans ressources, sachez qu’il vous sera toujours permis d’user de vos mimines pour flanquer une raclée aux opposants, ou encore de tester la résistance de leur crâne à coups de talon… Ouf !



Un jeu homéopathique


Seulement voilà, plus le jeu avance et plus l’on commence à trouver le temps long. Les missions se suivent et se ressemblent, et malgré la tentative des développeurs de leur insuffler un peu d’intérêt, on finit par ne plus lire les briefings pour simplement déambuler dans les couloirs à la recherche d’une pauvre victime à tabasser. Heureusement pour nous, les développeurs ont également prévu un mode multi pour s’ennuyer entre amis… Graphiquement, c’est la même rengaine : Les décors sont vides, les textures peu détaillées, et pire encore, l’effet de foule tant vanté par VIS se traduit à l’écran par une trentaine de personnages mal modélisés qui courent dans tous les sens. Impressionnant. Pour conclure, c’est un véritable gâchis qu’il nous est donné de voir, et il est vraiment dommage que Rockstar n’ai pas profité de la ressortie de son titre pour mettre les pendules à l’heure. Plus qu’un jeu, State of Emergency est un véritable somnifère vidéo ludique.

Racoleur, violent, laid et inintéressant, State Of Emergency est un ratage total qui montre qu’il ne suffit pas de surfer sur la tendance pour vendre, ou mieux faire un bon jeu. Aussi soporifique en solo qu’en multi, cette honte mérite tout à fait son interdiction aux moins de 16 ans : il serait dramatique que des jeunes se laissent tenter par son concept insipide aux relents nauséabonds de navet mal cuit. En deux mots comme en cent : une daube.

SCREENSHOTS

Rechercher sur Factornews