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Star Wars : Empire at War

Arnaud par Arnaud,  email  @drsynack
Et encore un RTS. Une espèce de Rome : Total War-like, sauf que c'est dans l'espace. Et sur des planètes, aussi. Et que c'est du Star Wars. Encore un RTS, et encore du Star Wars ? Et oui. Star Wars : Empire at War, est quasiment un jeu trois-en-un, qui repompe à droite à gauche, chez RTW donc, mais aussi Warhammer 40 000 : Dawn of War. Un petit mix, en espérant que les p'tits gars de Petroglyph aient repompé les bonnes features. Début de réponse.

Star Wars : Total War



Présentons tout d'abord un peu les différentes possibilités qu'offre le jeu. Il y a le "mode galactique". Le joueur voit l'ensemble de la galaxie Star Wars, qui est relativement petite puisqu'apparement il n'y a qu'une quarantaine de planètes colonisables. Avant de pouvoir coloniser, justement, il faut se débarasser des flottes et stations spatiales ennemies éventuellement en orbite autour de la planète convoitée. C'est ici le second mode : les batailles spatiales. Une fois le ciel dégagé, il est possible de déployer ses troupes à la surface des planètes, ce qui amène évidemment au troisième mode : les batailles terrestres. Maintenant que les présentations sont faites, voyons un peu plus en détail les qualités et défauts des différents modes.

Mode galactique : Le jeu est ici un peu comme un Rome : Total War. Ou un Civilization si on ne regarde vraiment pas les détails. La carte représente donc la galaxie, les planètes que le joueur possède, les flottes en orbite et les troupes au sol. Le plus important à noter est probablement le fait que tout ceci est montré en temps réel et non pas en tour par tour. Le jeu y perd ici une grande dimension stratégique. C'est dans ce mode que l'on peut planifier le développement des planètes : construction de mines pour activer les revenus, de casernes ou d'usines pour créer des troupes au sol, ou des stations spatiales pour les différents types de vaisseaux.

Il est important de noter que la gestion est réduite à sa plus simple expression. Il n'y a pas de dépenses à gérer, la trésorerie ne peut donc pas se retrouver dans le rouge. Quand on n'a plus d'argent, on attend la fin de la "journée galactique" pour que les crédits soient récoltés, et on continue. Pour patienter on peut utiliser les héros, c'est-à-dire les personnages principaux des films ou des jeux de la license. Par exemple, si l'on compte envahir une planète Rebelle, on demande gentiment à Boba Fett d'aller assassiner un héros de la flotte adverse. La bataille spatiale sera beaucoup plus simple sans ce traître de Luke Skywalker.

Avançons un peu dans le temps. Ma flotte est prête. Elle comprend l'Etoile Noire, 5 Destroyers Interstellaires (chacun ayant un contingent plus que suffisant de chasseurs et bombardiers Tie), des Croiseurs, des Frégates, Darth Vador et Boba Fett histoire d'avoir quelques bonus pour mes unités. Je déplace ma flotte depuis Naboo, et commence l'invasion de Tatooine. "Combat tactique imminent" me prévient la voix-off, en français, puisque la version intégrale française ne permet pas de jouer en Anglais. C'est ainsi que commence le ...

Mode spatial : Le jeu place automatiquement quelques vaisseaux sur la carte spatiale. Le jeu limite à 20 unités par camp au maximum - sachant qu'un Destroyer, par exemple, compte pour trois unités. Je me retrouve donc avec un Destroyer, trois Croiseurs, six Frégates et Boba Fett. Pas de Vador, dommage, on fera sans. En face : une station spatiale de niveau trois, c'est à dire assez balèze, pleine de Frégates Coréliennes, pas mal de chasseurs, et surtout, l'Amiral Ackbar. Il a dû arriver après que Boba Fett a assassiné Luke. Je vais tous les défoncer.

Tout d'abord j'ordonne à mes Frégates de nettoyer un peu les chasseurs que nous a pondus la station spatiale. Le système pierre-ciseau-papier est ici utilisé à outrance. Une Frégate peut détruire en quelques secondes une escadre de chasseurs, alors qu'il faudra beaucoup plus de temps à un Destroyer - ces derniers excellant à la destruction des Frégates ou vaisseaux de taille conséquente. Mes Croiseurs et Destroyer vont, eux, cibler les réacteurs de la tête de poulpe pour qu'il arrête de s'enfuir. La puissance de feu est considérable, et les Frégates ennemies qui ciblent mes vaisseaux ont bien du mal à pénétrer les boucliers. Une fois Ackbar immobilisé, j'ordonne cette fois que l'on détruise ses générateurs de bouclier. A noter que non seulement les Croiseurs et le Destroyer vont exécuter cet ordre, mais ils vont répercuter l'ordre à leur contingent de chasseurs et bombardiers. Ce soir c'est Sushi.

Le poulpe étant en train de cramer au-dessus de Tatooine (son vaisseau étant détruit, l'attraction gravitationnelle de la planète attire la carcasse fumante dans son atmosphère), il est temps de s'occuper de ces frégates ennemies qui embêtent un peu, il faut l'avouer, mes chasseurs. J'ordonne donc à mes vaisseaux capitaux de cibler les frégates coréliennes, et à mes propres frégates, qui se sont occupées du hangar, de cibler maintenant le générateur de bouclier de la station. Les frégates ennemies ayant été réduites en charpie en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire, mon groupe de gros vaisseaux finit le générateur de la station, et la station en elle-même dans la foulée.

Tiens, il devait rester quelques vaisseaux aux Rebelles, puisque je vois un compteur m'avertissant que dans 10 secondes ils se seront enfuis. Tant pis, ils peuvent courir mais ne peuvent pas se cacher, je surveille tous les autres systèmes du secteur.

Mode terrestre : Il est temps maintenant de s'occuper de la surface de la planète. Les rapports de mes sondes d'espionnage indiquent la présence de Obi-Wan Kenobi, de Ian Solo et de Chewbacca à la surface. Hmm... Je pourrais certes envoyer Vador, voire l'Empereur lui-même, s'occuper de ces rebelles pathétiques, mais la planète est bien défendue et je suis pressé d'aller griller de l'Ewok sur Endor. Je vais donc détruire Tatooine avec l'Etoile Noire. Hop. C'est fait (oui, ça rend mieux au cinéma). Le secteur est maintenant un champs d'astéroïdes, dans lequel je vais me hâter de construire une station spatiale protégée par deux Destroyers, au cas où.

Bien entendu, j'aurai pu débarquer sur la planète mes AT-AT, AT-ST, Tie Maulers (des tanks Tie), des Stormtroopers ou autres, mais à vrai dire je déteste la partie terrestre. Le système ressemble un peu à Dawn of War. Il y a des points de ralliement à capturer, chacun permettant d'amener plus de troupes, et des points disséminés sur la carte où l'on peut construire des tourelles anti-véhicules, anti-infanterie, anti-aérienne, ou de réparation, de soin ou d'espionnage.

En fonction des planètes, on peut avoir initialement entre 3 et 5 unités maximum. Le jeu considère qu'une unité est : un AT-AT, quatre AT-ST, dix Stormtropper, cinq tanks Tie, ou un héros. L'ennemi occupant la planète est limité, lui, à dix unités ! Et il peut en produire à la chaîne, tandis que l'envahisseur doit capturer des points supplémentaires (sur certaines planètes il n'y en a aucun) pour augmenter la limite. Je vous laisse imaginer l'effet que procure de se retrouver fasse à dix tanks, quatre unités d'artillerie, trois landspeeders et l'équivalent de la population de l'Ile de France en infanterie, quand vous n'avez en tout et pour tout que dix Stormtroopers, quatre AT-ST et un officier de terrain (sorte de mini-héros qui procure un petit bonus). Fort heureusement il est possible de faire appel aux bombardiers en orbite pour dégager un peu le terrain, mais les assauts initiaux sont parfois très décourageants, et il semblerait que la seule façon de procéder est d'avoir énormément de renforts en orbite et de les faire venir au fur et à mesure, de façon très "front de l'Est en 1940".



Naboo de chandelle



On aurait aimé pouvoir, tout simplement, constuire une base, des défenses et partir à l'assaut. Or, c'est impossible. Il est vrai que cela reste dans l'esprit de Star Wars, par exemple lors de l'invasion de Naboo dans l'épisode un. L'envahisseur se pose avec une armée énorme et part à la conquête. Sauf que là, on est limité en nombre d'unité, ce qui au mieux équilibre les forces, et au pire place le joueur en position de faiblesse, avec en plus un ennemi qui nous attaque en une dizaine de secondes (à peine le temps de faire atterrir toutes les troupes initiales). C'est un peu comme si pour le débarquement de Normandie on attendait qu'une unité soit détruite pour en faire débarquer une autre, au lieu de toutes les débarquer en même temps.

Pour en finir avec le mode terrestre, notons que le principe pierre-ciseau-papier est beaucoup trop prononcé. Dans le mode spatial, une unité faible a en général le temps de se replier si une unité plus forte l'attaque. Dans le mode terrestre, elle est détruite presque immédiatement. Et c'est TRES frustrant, vu que les ennemis attaquent souvent en groupes composés d'au moins une unité spécialisée dans la destruction de chacune des unités que l'on a. Ainsi, le temps de détruire l'infanterie Plex des Rebelles, et ils ont déjà détruit tous les AT-ST. Et de toute façon, les unités anti-infanterie se feront fait détruire par l'artillerie adverse juste après.



C'est bien mais pas top



En conclusion de ce petit rapport de bataille-type, résumons les trois modes. Le mode galactique est une bonne idée, mais qui n'a pas été développée jusqu'au bout. On aurait aimé pouvoir choisir le mode tour par tour ou temps réel à sa guise. La gestion simpliste permet de se focaliser exclusivement sur "l'économie de guerre", c'est à dire la production à la chaîne de flottes et d'armées, mais, là aussi, on aurait préféré un mode "avancé" plus réaliste. Le mode spatial est, personnellement, mon préféré. Il est extrêmement jouissif de pouvoir rejouer des batailles semblables aux scènes du film. L'ambiance est, à cet égard, très bien reproduite. Pour ce qui est du mode terrestre, je vais être clair : il est nul à chier. Cela ne correspond pas du tout à mes tactiques habituelles (défensif le temps de se faire une force conséquente, puis assaut sur plusieurs fronts), donc cela vient peut-être de moi.

Reste à parler du mode campagne. Cela reste finalement des batailles classiques avec un petit peu de scripting et des objectifs. Ce n'est pas tellement intéressant à mon sens, autant se faire sa propre histoire. Les missions vont du "escortez ces pilotes aux X-Wing" à "Interceptez le Falcon Millenium".

Les batailles spatiales très 'cool' et immersives peinent à compenser le côté simpliste du mode galactique et les limitations du mode terrestre. N'importe quel autre jeu aurait mérité un 4/10. Seulement, voilà, c'est du Star Wars, un univers très approfondi, non seulement par les films mais aussi grâce à un "univers étendu" des plus prolifiques. Petroglyh a très bien utilisé les différents média à sa disposition - sons, modèles, background -, et cela relève donc la note à cinq.

SCREENSHOTS

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