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Space Rogue : La guerre des clones n'aura pas lieu

miniblob par miniblob,  email  @ptiblob
Développeur / Editeur : Red Beat
Vous aussi il vous est certainement arrivé de dire que les gros éditeurs sont à court d'inspiration, qu'années après années, ils misent de plus en plus sur les suites, les remakes et autres reboots. Vous avez peut-être même loué la scène indépendante pour la créativité qu'elle insuffle au secteur. C'est bien connu les petits studios n'ont pas peur d'innover et de se lancer dans les paris créatifs les plus fous... Il est temps de briser vos rêves aussi cruellement que le soir où vous avez surpris tonton René enfiler le costume du Père Noël, les indés aussi font tourner la machine à recycler à plein régime.
Il faut reconnaître au studio Red Beat une certaine transparence dans sa démarche : dès l'annonce du titre, il a toujours été question de présenter Space Rogue comme une réinterprétation de FTL. Les développeurs ukrainiens considèrent que ce dernier a ouvert un nouveau genre dans lequel vont forcément s'engouffrer une foule de petites productions. L'armée des clones est en route. Si cet état d'esprit a de quoi susciter un poil de scepticisme, on lui trouvera au moins le mérite de la franchise.

D'ailleurs les développeurs de Space Rogue semblent de bonne foi lorsqu'ils annoncent qu'ils continueront de faire évoluer leur bébé pour y ajouter du contenu même maintenant qu'il est officiellement sorti. On espère qu'ils profiteront de l'occasion pour corriger les méchants bugs qui continuent de plomber régulièrement les parties malgré une phase d'early access qui a duré plus d'un an.



Sur le fond comme sur la forme, Space Rogue assume totalement son aspect FTL-like. On y dirige donc un vaisseau perdu dans l'immensité spatiale, vaquant d'une planète à l'autre au gré de rencontres plus ou moins aléatoires, et cherchant tant bien que mal à faire évoluer son équipement pour ne pas finir en débris. On est en terrain connu, la seule grosse différence tient au fait que Space Rogue opte pour une représentation un peu moins austère que FTL.

C'est certainement le premier écueil des équipes de Red Beat : ils n'ont visiblement pas compris que l'aspect minimaliste de FTL n'est en rien un handicap. C'est au contraire un point qui renforce l'immersion en poussant le joueur à se faire sa propre représentation mentale de la situation. Face à lui, Space Rogue se montre plus direct en nous imposant une 3D isométrique qui manque cruellement de personnalité. Autant vous prévenir, ce ne sont pas les musiques qui vont rattraper la sauce. Sans être désagréables pour autant, elles ne parviennent pas à elles seules à instaurer une véritable atmosphère comme le faisaient celles de FTL.



Vous vous dites que c'est peut-être au niveau des mécaniques de jeu que Space Rogue parvient à marquer sa différence. En effet, on note quelques timides tentatives d’innovation à ce niveau là, mais elles se soldent toutes par des effets pervers pas vraiment folichons. Et si on supprimait la menace constante représentée par l'avancée de la flotte rebelle pour permettre au joueur de grinder comme un dingue ? Et si on ajoutait une ressource nécessaire à l'amélioration de sa navette et qu'il faudrait récolter via des sessions de minage sans intérêt ? Et si au lieu de se contenter des traditionnels vaisseaux ennemis, on combattait aussi des homards de l'espace ou des cristaux magiques contre lesquels la moitié de notre arsenal serait inefficace ?...

On peut dire que Space Rogue accumule les fausses bonnes idées. Ce n'est pas un jeu franchement catastrophique mais jamais il ne parvient ne serait-ce qu'à égaler son modèle. Il y a certainement de la place sur le marché pour des FTL-like qui pousseront un peu plus loin leur quête d'originalité, mais Space Rogue se contente d'être un mauvais clone qui n'a pas la carrure pour espérer se faire une place au soleil.

Si vous êtes du genre à croire que de la compétition naît l'émulation, vous allez être déçu : Space Rogue a beau se présenter ouvertement comme une alternative à FTL, jamais il ne parvient ni à se distancer, ni à surpasser son modèle. Bref, c'est un clone qui ne va même pas aller au combat, son sort était déjà scellé dans l'éprouvette qui l'a vu naître.
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