Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

SCAR

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Les jeux de course, ce n'est pas ce qui manque en ce moment : entre les palettes entières de jeux de tuning, quelques rares simulations de F1 ou encore de rally, l'amateur de machins montés sur quatre roues qui font vroum-vroum n'a que l'embarras du choix. Mais quand ce sont les anciens développeurs de la série Screamer qui sortent un nouveau titre, forcément on a un petit pincement au coeur de nostalgie, et on se penche un peu plus sérieusement sur SCAR, d'autant plus que ce dernier est loin d'être inintéressant.

Simulation de pilote



Le grosse originalité du titre de Milestone provient du fait que contrairement à tous ces jeux de course où l'aspect personnalisation visuelle ou mécanique du véhicule est mise en avant, c'est ici le pilote qui est au centre de toutes les préoccupations. En effet, comme dans un RPG, il sera possible de faire évoluer celui-ci dans plusieurs domaines (accélération, résistance au stress, maîtrise des virages...) en remportant des points d'expérience au fil du jeu. Ces points sont attribués en fonction de vos actions lors des courses (dépassement, temps au tour, position en fin de course, état de la voiture à l'arrivée...). On notera aussi qu'il est possible de débloquer de nouveaux équipements (casque, gants, combinaison), ceux-ci ayant également un impact sur les compétences du pilote. Bien sûr, SCAR étant avant tout un jeu de course, c'est bien la maîtrise du joueur qui a le plus d'incidence sur le déroulement des courses, ces améliorations de compétences n'étant là que pour vous simplifier la vie : ainsi, une amélioration de la compétence accélération permettra de bénéficier d'une meilleure reprise, par exemple.

Mais ce n'est pas tout. Une jauge de stress est également présente, celle-ci se vidant peu à peu si un adversaire vous colle un peu trop aux fesses. Une fois arrivée à zéro, votre vision se brouillera quelques secondes et un son strident se fera entendre. Celà dit, vous conservez toujours la maîtrise de votre véhicule, et il n'y a donc rien de vraiment pénalisant là-dedans. Bien évidemment, vous avez tout à fait la possibilité d'agir de la même manière sur vos adversaires, et si vous faites tomber la jauge d'un de vos concurrents à zéro à l'entrée d'un virage, vous pouvez être sûr que le malheureux se retrouvera dans le décor.

Autre indicateur présent en jeu : la jauge de dommage. Celle-ci fait office de "barre de vie" de la voiture : une fois tombée à zéro, la course est finie. Cette gestion assez simpliste des dégâts (aucune localisation, pas d'incidence sur la conduite) est d'ailleurs à déplorer pour un jeu se voulant un minimum réaliste. De plus, les accidents n'étant nullement pénalisés (à part par un effet de flou à la Gran Turimo 4 en cas de choc, et une diminution de cette barre de vie), tous les coups sont permis, et les adversaires IA n'hésiteront pas à vous envoyer balader si vous n'allez pas assez vite pour eux. L'IA du jeu est d'ailleurs dans l'ensemble très convaincante, et à part lors de certains regroupements un peu chaotiques, les adversaires se comportent tous de manière réaliste, allant même jusqu'à commettre des fautes si ils attaquent un peu trop. On est loin des concurrents montés sur rail de GT 4.

Dernière originalité du titre : le mode "Tigre". À l'instar d'un Prince of Persia, celui-ci permet de revenir en arrière de quelques secondes, afin de corriger une trajectoire un peu légère, ou d'éviter un accident. Avec l'expérience, il sera possible d'augmenter le compteur, et donc de revenir plus loin dans le passé.



Une réalisation au charme transalpin



Du côté de la réalisation, c'est globalement réussi, sans qu'à aucun moment on crie au génie non plus. Les voitures, toutes issues du catalogue Alfa Romeo, sont bien modélisées et rendent hommage à l'esthétique de la marque, avec toutefois des carrosseries un peu trop brillantes. Les décors sont également plutôt réussis, très colorés, mais un peu vides.

Pour ce qui est de la jouabilité, on a affaire à une simulation, certes pas du calibre d'un GTR, mais à une simulation quand même : on évitera donc la conduite pied au plancher de Screamer. À côté de ça, aucun réglage mécanique de sa monture n'est possible. À vrai dire, pas question non plus de choisir son véhicule : il vous est attribué automatiquement avant chaque course, et tous les adversaires possèderont le même. C'est vraiment un peu léger de ce côté-là, et les amateurs de simulation pure se sentiront vraiment frustrés.

Au niveau du déroulement du jeu, là aussi on ne trouve que du très classique, et on notera l'absence d'un vrai mode Carrière. Les courses sont réparties en Evénements, Tournois, ou Championnats, et se succèdent les unes à la suite des autres. Seul le nombre de tours et les récompenses varient : certaines courses vous permettront de débloquer de nouvelles voitures, quand d'autres vous feront gagner de nouveaux équipements.

Merci à JeuxVideo.com pour les images que je leur ai honteusement volées.

SCAR n'a évidemment rien d'une nouvelle référence. Malgré ses bonnes idées, le titre se révèle un peu trop imparfait sur de nombreux points pour réellement séduire : absence de réglages, d'une gestion un peu plus fine des dégâts, d'un mode Carrière... Bref, un mix un peu bâtard de simulation et d'arcade, qui ne comblera personne réellement. Celà dit, il mérite quand même d'être essayé, du fait de ses bonnes sensations de conduite, de son IA vraiment réussie et de son petit aspect RPG plutôt plaisant.

SCREENSHOTS

Rechercher sur Factornews