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Ryse : Benchmark du benchmark

Niko par Niko,  email  @nik0tine  
 
Le benchmark de lancement de la Xbox One débarque sur PC. Soyons honnêtes, nous n’avons pas l’habitude de tester ce genre de soft, aussi nous sommes-nous inspirés de nos confrères de la presse hardware. Oui, bien aimé lecteur : pour Ryse : Son of Rome, nous avons benchmarké le benchmark.

Unboxing : Tu aimes les films avec des gladiateurs ?

Cet après midi, Marius Titus rentre à la maison fier de lui : son diplôme de légionnaire mention bien en poche, et s'apprête à voguer vers Alexandrie pour prendre son service. Le jeune homme rêve de suivre les traces de Papa, un authentique héros de guerre, aujourd’hui sénateur sage et apprécié. Soudain, une bande de bretons en slips de fourrure débarque dans la belle réunion de famille et massacre tout le monde. Marius, ivre de vengeance, oublie son affectation pour les plages ensoleillées d’Egypte et part dégommer du barbare.



Le scénario est quasi-intégralement calqué sur le voyage du héros, et s'il n’est pas original pour un sou, admettons qu’il est raconté de façon très correcte et que l’ambiance est particulièrement réussie. Cela doit beaucoup aux graphismes somptueux.

Qualité d’image : Déesse Venus

Vous l’aurez compris, la création des studios Crytek ne vous éblouira pas par l’originalité de son écriture. Mais à quoi bon être intelligent quand on est beau comme une divinité romaine. 
Les textures sont presque palpables, chaque pièce d’armure est incroyablement détaillée, les décors sont époustouflants tout au long des huit chapitres (l’avantage de n’avoir qu’un couloir à décorer, probablement), et il n’est pas rare de se faire une petite halte screenshot. Bref, Ryse est fidèle à sa réputation acquise sur Xbox One, et l’adaptation PC lui permet d’être encore plus fin (résolution jusqu’à 4K) et fluide en toute circonstance - du moins sur la config de course de votre serviteur*.

Crytek a fait un superbe boulot, et il veut vous le faire savoir : la caméra est placée très (parfois trop) près du personnage principal pour que vous puissiez apprécier sa modélisation ultra fine, la mise en scène et les combats sont sur-esthétisés avec force de ralentis.

L'épreuve du feu - Mon pillvm dans ton sternvm

Pour sa première incursion dans le domaine du beat them all, Crytek s’est appuyé sur la palette classique : une patate au glaive, une parade, une esquive, et un bouton pour casser la garde. Mais le système manque singulièrement de profondeur : il n’y a pas à proprement parler de combos, et lorsque l’on a compris comment gérer les différents types de clones que constituent nos adversaires, les affrontements deviennent rapidement répétitifs.



La seule “originalité” vient des exécutions : quand on a suffisamment rossé un ennemi, une icône apparaît au dessus de sa tête, signe que l’on peut lancer une mise à mort à l’aide de la gâchette. Le jeu se met alors au ralenti, la caméra se repositionne, et c’est parti pour une mini-séquence de QTE à deux boutons. La réussite de cette séquence octroiera un bonus en santé, rage, XP ou dégat (choix fait au préalable à la croix directionnelle), mais n’aura pas d’autre conséquence. C’est marrant les vingt premières fois pour le spectacle (d’autant que les mises à mort sont particulièrement brutales), mais à la longue, cela casse le rythme. 

Le manque de profondeur se retrouve hélas à tous les niveaux, et notamment dans le design des environnements : c’est tout simplement un magnifique couloir, agrémenté, parfois, de quelques petits recoins pour planquer un collectible. On a aussi droit au festival des écueils des jeux hyperlinéaires : impossiblité d’enjamber un muret à part si les devs l’ont prévu; décors déstructibles seulement s'ils clignotent en bleu, et parcours fléché tout au long du jeu. Même la visée au javelot est assistée : lorsque l'on a armé son bras, il ne reste qu'à sélectionner l'ennemi sur lequel on souhaite lancer.

Overclocking

Pour la version PC, Crytek a sensiblement modifié sa façon de gérer le jeu “post-release”. Ainsi, les microtransactions devraient disparaître (l’interface de notre version bêta indiquait toujours le coût en monnaie virtuelle) : elles permettaient d’acheter des compétences (jauge de santé plus importante, rage qui descend moins vite, etc ...) sans grinder de l’XP, chose totalement inutile puisque facilement déblocable en jouant normalement.

Cette mouture intègre également tous les DLC sortis à ce jour : il s'agit essentiellement de cartes pour le multijoueur, qui proposent des variations sur le principe d'un mode horde à la sauce gladiateurs.

* Testé à l'aide d'une version bêta fournie par l'éditeur. Config de test : i7 4790K / 8 Go de RAM / GeForce 970 GTX
Superficiel, c'est l'adjectif qui convient certainement le mieux à Ryse. Le jeu est superbe, mais la base de gameplay n'a clairement pas bénéficié du même soin et on serait presque soulagé que le jeu se termine si vite (comptez 5-6h) vu la répétitivité des combats. Un jeu à offrir à une carte graphique, pas à un être humain.

SCREENSHOTS

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