Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

Rallisport Challenge 2

snoopers par snoopers,  email
Après un premier épisode remarquable, DICE remet le couvert et nous gratifie d’une suite qui, si elle ne risque pas de remporter la palme de l’originalité, peut se permettre de tutoyer la perfection en améliorant la recette déjà irréprochable de son prédécesseur. Alors c’est peut-être idiot d’annoncer la couleur alors que nous ne sommes qu'au chapeau de ce test, mais à quoi bon faire durer le suspense : Rallisport Challenge 2 écrase tout sur son passage, et vous n’allez pas me faire croire que vous n’étiez pas au courant.

Sauvez un arbre, mangez un castor



Le menu du jeu est on ne peut plus classique. Les habituels modes carrière, arcade et contre la montre répondent bien entendu à l’appel. La seule vraie nouveauté de cet opus, pour tout dire, réside dans la présence d’un mode multijoueur jouable en ligne… Mais nous y reviendrons plus tard.
Passons sur les anecdotiques contre-la-montres et autres courses arcade pour nous attarder sur le gros du sujet : le mode carrière. Il se divise en quatre catégories (Amateur, Pro, Champion et Super Rallye), qui représentent autant de niveaux de difficulté. Chaque catégorie n’est accessible qu’en terminant la précédente, en sachant que le mode Super Rallye ne se débloque qu’à partir du moment ou toutes les autres catégories sont terminées. Au total, ce sont donc plus d’une centaine d’épreuves à concourir, ce qui vous l’avouerez est un challenge plutôt relevé. Chaque catégorie se présente sous la forme d’un arbre à choix multiple. L’ordre des circuits est totalement libre, sans compter que tous ne sont pas nécéssaires pour passer à l’étape supérieure. A vous donc de décider de la façon dont vous allez procéder, privilégiant les surfaces sur lesquelles vous êtes le plus à l’aise et remettant le reste à plus tard si vous le souhaitez. Le fonctionnement de ce mode carrière est donc exemplaire, car non content d’être très clair et ergonomique, il permet de se faire son propre parcours selon ses envies. Très appréciable. Autrement, chaque course possède ses propres « récompenses ». Ainsi, alors que certaines étapes sont des « clés » nécéssaires pour accéder aux étapes supérieurs de l’arbre, d’autres sont simplement là pour déverrouiller de nouvelles voitures. Car autant que vous le sachiez, les débuts de partie risquent d’être frustrants : pratiquement tous les véhicules sont vérouillés. Oui, ça fait mal. Toujours à propos des voitures, il sera également impossible de choisir votre carosserie lors de vos premiers pas dans le jeu. En effet, il vous faudra leur user la gomme si vous voulez les décorer à votre guise, les motifs ne devenant accessibles qu’à partir d’un certain nombre de kilomètres effectué avec chaque véhicule.
Et j’oubliais, ça n’a rien à voir mais ça fait toujours plaisir : en haut à droite de l’écran du mode carrière se trouvent trois icônes relatives au service xboxlive, vous indiquant l’état de votre messagerie et de vos invitations. La classe ultime.



Le pilote caché au fond de chacun de nous



Mais alors bien au fond en ce qui me concerne. Alors oui, mes talents de pilote sont du niveau du QI d’un poulpe estonien, mais alors quelle éclate ! Rallisport Challenge est clairement un jeu d’arcade, et ça se sent bien. Les réactions des voitures sont ultra exagérées, on peut enchaîner dérapages contrôlés et contre-braquages sans jamais faire de tête-à-queues… Bref, c’est pas vraiment simu-land, mais c’est d’un fun pas possible. Toutefois, les développeurs ont quand même fait des efforts pour rendre la physique des voitures crédible, et je pense que le plus bel exemple de leur travail concerne à mon avis la gestion des dégâts. Je peux vous dire que vous n’en mènerez pas large face à votre premier tonneau: la voiture part dans une vrille infernale avec portières qui s’arrachent, pare-brise qui vole en éclat et morceaux de carrosserie qui fusent dans un fracas infernal. Au final, il ne reste souvent plus de votre voiture qu’une carcasse fumante, véritable poubelle de métal montée sur roues… en deux mots : ça le fait grave.
Mais que serait une bonne conduite sur des parcours ennuyeux ? Les petits gars de DICE l’ont bien compris et se sont retroussés les manches pour nous fournir des circuits fouillés et intéressants. Le résultat ? Au delà de toute espérance. Les tracés sont inspirés, tout en dénivellés, en bosses et en creux, en virages secs et en belles lignes droites. Un véritable bonheur à conduire. Ces courses se répartissent en plus types, et l’on retrouve les habituels circuits fermés, courses de rallyes traditionnels, courses de croisement et pistes sur glace. Les courses de côte répondent aussi à l’appel, et c’est à mon sens le challenge le plus intéressant du jeu. Ces courses de côte sont en fait des circuits qui partent des flancs d’une montagne jusqu’à son sommet. Les tracés sont donc sinueux et étroits, et le plaisir de conduite est logiquement décuplé.




T’as de belles jantes tu sais…



On a beau être au courant, ça fait toujours un choc. Je veux dire, c’est pas comme si on était pas préparés, ça fait quand même des mois qu’on s’entraîne à affronter ça, qu’on se fait à l’idée que ça va être dur à supporter au début, bref, on s’y attendais. Mais non. Rien à faire, des graphismes pareils, ça vous retourne la rétine, point. Et puis comment voulez vous rester concentré, franchement ? Il suffirait de plisser un peu les yeux et on ne saurait plus dire si c’est de la 3D ou pas ! C’est réellement impressionnant, pas dans le sens où les caractéristiques techniques font rêver sur le papier, non non, dans le sens où, les yeux face à l’écran, on a du mal à y croire. Oui, tant que ça. Les textures sont d’une diversité et d’une qualité incroyables, la modélisation des véhicules est d’une finesse ahurissante… Dingue je vous dis. Et le pire, c’est que ça tourne à 60 i/s sans broncher jamais, et que les chargements sont relativement discrets ! Du jamais vu ! Et puis on ne peut pas dire que les développeurs se soient retenus, oh que non, c’est une véritable orgie. Les effets de particules sont omniprésents, de la fumée soulevée sur votre passage aux feuilles mortes qui s’envolent dans les sous-bois, la pluie qui s’illustre par un sol trempé dans lequel se réfléchit votre carosse à essence, sans parler des décors somptueux, qui foisonnent de détails. Et vas-y que je te fous une cascade par ci, une foule animée en 3D par là, et puis tiens, un petit lac là bas pour faire joli… D’autant que les zones géographiques modélisées sont carrément variées, et l’on a droit aussi bien aux paysages arides d’Australie qu’aux luxueuses forêts anglaises, sans parler des passages en pleine ville côtière à Monte-Carlo… Non vraiment, ça tient de l’impossible mais c’est bel et bien une réalité : Rallisport Challenge 2 est le plus beau jeu de voitures de tous les temps.





Vieux motard que jamais



Bon mais partis comme on est, Rallisport Challenge 2 semble déjà parfait (contrairement à mon intertitre minable), et pourtant, je ne vous ai même pas encore parlé du mode multi ! Quelle erreur ç’aurait été vu la richesse de ce dernier. Concernant le offline, il propose aussi bien un mode link qu’un mode split screen, avec à votre disposition la totalité des types de jeu du mode arcade. Alors si le mode link peut s’avérer intéressant pour qui possède l’équipement nécessaire, oubliez de suite le mode split screen tant le framerate y est insoutenable. La machine est vraiment poussée dans ses retranchements et ça mouline grave. En revanche, le mode Live est un pure régal. Connecté au réseau XSN, il permet d’enregistrer ses scores sur un tableau mondial et de vous mesurer à la planète entière. Quant à ceux qui préfèrent rester en territoire connu, sachez que le jeu gère l’optimatch : pas de risque donc de s’échouer au fin fond d’un serveur russe par erreur, le choix de langue étant fort heureusement supporté. Bref, DICE réalise ici un quasi sans-faute remarquable et, sincèrement, je ne pourrais pas décemment clore ce test sans avoir une pensée émue à l’attention des pauvres gens qui se chargeront de donner une suite à ce Rallisport Challenge 2 de folie. Les gars, ça va pas être facile tous les jours, la vie risque de vous paraître bien amère, mais tenez bon.

Rallisport Challenge 2 est tout simplement un monstre, une bête de fun à la beauté fulgurante, un prédateur qui dévore tout sur son passage. Et en l’occurrence, je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit qu’il est plutôt branché gros poisson, le Rallisport. J’en connais de l’autre côté de la manche qui doivent commencer à se sentir mal…

SCREENSHOTS

Rechercher sur Factornews