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Otogi : Myth Of Demons

Joule par Joule,  email  @j0ule  
On a longuement douté de l’adaptation d’Otogi dans d’autres pays que celui du soleil levant. Le jeu, développé par les japonais de From Software, a su se faire désirer au cours de longs mois d’attente par les fans d’action japonaise. A juste titre ?

Raikoh : naissance


L’action d’Otogi prend place dans un Japon médiéval fantastique. Les heures sombres perdurent, n’attendant que le joueur pour y mettre fin. On incarne donc Raikoh, un ancien tueur officiel de la cour impériale, dont la lame a fait périr pas mal de monde par le passé. Raikoh est sauvé de la mort par un mystérieuse princesse afin d’éradiquer la vermine ténébreuse. Notre ami devient un hybride entre humain et démon assoiffé d’âmes, rappelant étrangement le père Raziel dans Soul Reaver. Si le scénario de ce beat them all n’est que prétexte à la castagne, les allergiques à la langue de Shakespeare regretteront malgré tout l’absence de sous titre français.



Moitié homme moitié démon


Grâce à sa nouvelle forme de « vie », notre héros (et donc le joueur) dispose d’un panoplie de coups et mouvements étoffées bien que simpliste. Il peut en effet courir, donner des coups d’épée, sauter (jusque là, rien de bien spécial) mais aussi balancer quelques sorts par ci par là, se dématérialiser pour se déplacer rapidement (un dash) sur un court laps de temps et enfin effectuer un double saut et planer dans les airs. La maniabilité est simple : un bouton pour sauter, un pour lancer des sorts, deux autres pour les coups d’épée (un normal et un puissant), une gâchette pour dasher et l’autre pour locker/délocker. Tout ça est assez simple et manque de variété, seules quelques trop rares combinaisons de touches venant varier les plaisirs. Signalons également que la caméra est vraiment mal gérée, puisque souvent à la rue face à la rapidité et au dynamisme des combats. Sa gestion manuelle est bien possible, mais pas ergonomique pour un sou lors d’affrontements acharnés en mêlée.



La salsa du démon


Et l’on va les utiliser, toutes ces aptitudes. Car grâce à ses 29 missions et sa difficulté vraiment élevée, Otogi en fait baver. Son petit côté RPG qui fait augmenter les capacités de Raikoh et lui permet d’acheter nouvelles magies, armes grâce aux deniers récoltés à la sueur de ses mains, permettra aux joueurs les moins doués de progresser tout de même dans l’aventure, à condition de faire et refaire un bon nombre de fois certaines missions en quête de précieux points d’expérience. Cela rallonge artificiellement la durée de vie, et devrait décourager un bon lot de joueurs occasionnels.



Démons et merveilles


Pourtant ceux-ci, comme tous les autres joueurs, seront irrémédiablement attirés par la qualité graphique du titre. Le constat est indéniable : Otogi est magnifique. Pour pinailler on pourrait parler des textures qui auraient pu être plus détaillées ou de la modélisation de quelques monstres qui laisse à désirer, mais ce serait vraiment faire la mauvaise langue. Les différentes palettes de couleur, l’éclairage magnifique et la myriade d’effets spéciaux le classent à n’en pas douter dans les plus beaux jeux de la Xbox. Les musiques finissent d’emporter le joueur vers une ambiance sobre et efficace, dans un monde fantastique japonais dépaysant et original. Et c’est finalement ce qu’on demande à un jeu vidéo.

Otogi est une vraie claque artistique. De ses graphismes somptueux à son ambiance paisible qui tranche avec la sauvagerie du gameplay, il emmène le joueur dans une expérience unique en son genre. Sa difficulté et ses quelques problèmes de jouabilité (caméras, combos restreints) le réserveront aux joueurs les plus assidus, mais il est acquis que ces derniers prendront un pied monumental.

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