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On ne dit Pawarumi Schneider est canon, mais c'est un joli 1CC

miniblob par miniblob,  email  @ptiblob
Développeur / Editeur : Manufacture 43
Supports : PC / Mac / Linux
On connaissait déjà l'autre pays du fromage, on découvre petit à petit l'autre pays du shoot'em up. Non, pas la peine d'aller déranger ce brave Dave, il ne s'agit pas de faire un détour par la Hollande, ce sont bien différents studios français qui semblent s'être entichés de ce genre. Après Psycho Starship Rampage, Steredenn, Drifting Lands ou Outskirts, c'est au tour de Pawarumi de défendre l'exception culturelle en matière de shmup.
À part le fait d'être issus de petits studios bien de chez nous, les quelques autres titres cités ont en commun d'avoir chacun à sa façon retravaillé les codes du genre. Du coup, on se demande assez logiquement à quelle sauce Manufacture 43 a accommodé la recette du shoot'em up avec Pawarumi. Vous espérez une recette très originale et un peu fofolle ? Modérez vos attentes, Pawarumi se montre finalement assez classique dans sa forme. Faut-il pour autant le bouder ? Bien au contraire, il parvient à dépoussiérer agréablement le shoot'em up en scrolling vertical de papy en nous réservant même quelques surprises au passage.

La couleur poutre

Pawarumi doit son nom exotique au fait qu'il s'appuie plus ou moins vaguement sur les cultures précolombiennes pour développer son background. Imaginez un monde futuriste où les anciennes civilisations d’Amérique Latine ont découvert le moyen de faire voler des vaisseaux spatiaux et de les doter d'armes ultra puissantes. C'est sûr que les conquistadors auraient moins fait les malins, mais en l’occurrence, ce qui nous intéresse, c'est que ce point de départ donne lieu à un joli délire visuel qui ne lésine pas sur la couleur. Ce n'est pas anodin puisque les trois couleurs primaires sont justement au centre du gameplay de Pawarumi.



En effet, votre propre vaisseau dispose de l’incroyable faculté de changer de couleur. Ce n'est pas pour suivre plus facilement la mode, mais plutôt pour passer d'une arme à l'autre : le rouge équivaut plus ou moins à un tir de missiles guidés, le vert à une mitrailleuse et le bleu à un rayon laser. Chaque attaque est liée à un bouton ou une touche ce qui fait qu'on jongle très rapidement entre elles. Vous l'avez sans doute déjà deviné, mais les ennemis face à vous vont aussi arborer ces trois couleurs et l'efficacité de vos tirs dépendra d'une logique de pierre, feuille, ciseau assez traditionnelle : pour maximiser les dégâts, faire ce que le jeu appelle un crush, il faut battre le rouge avec le vert, le vert avec le bleu et le bleu avec le rouge.

Les néo-aztèques du buff

Mais cette logique ne s'arrête pas là, deux petites jauges dépendent aussi de l’utilisation de vos attaques colorées. Tout d'abord, vous pouvez effectuer un drain en tirant sur la couleur opposée au crush (un tir bleu pour les ennemis rouges...), ce qui permet de remplir jusqu'à trois fois la barre d'attaque spéciale. Cette dernière balance véritablement la sauce tout autour du vaisseau et peut vous sauver la mise dans les moments critiques en faisant disparaître les boulettes ennemies. Enfin, quand on tire sur un ennemi avec sa propre couleur, ce dernier balance des projectiles plus rapidement et parfois en plus grand nombre, mais ça permet aussi de recharger sa jauge de bouclier.



Bref, vous allez en voir de toutes les couleurs et la gestion optimale de ces différentes attaques va vous demander un peu d'investissement, surtout si vous comptez briller dans le leaderboard. En effet, le système de scoring est un peu plus complexe qu'il n'y paraît au premier abord. En fouillant sur la page Steam du jeu, on apprend que les attaques crush permettent de décrocher un petit bonus de points au moment de la destruction des ennemis, tandis que la charge des deux jauges se fait elle proportionnellement aux dégâts infligés. En gros, pour maximiser l'effet sur les ennemis les plus résistants, l'astuce consiste donc à les entamer par exemple avec le drain pour ensuite les finir avec le crush...

Des boss pas ternes

Des ennemis résistants, il y a en bien quelques uns puisque chacun des 5 niveaux compte en général un boss et un mid boss. Là où Pawarumi parvient à surprendre, c'est justement dans l'organisation de ces fameux combats. Non seulement on a droit à des patterns variés, mais les niveaux et les affrontement eux-mêmes comportent des déclinaisons vraiment sympas : entre le boss qui réserve au joueur une partie de bonneteau et celui dont on peut détruire l'équipement par avance en se débrouillant bien, il n'y a pas vraiment de place pour la routine. La palme revient forcément au dernier niveau qui arrive à renouveler toute la progression en introduisant encore de nouvelles façons de jouer.



Ce qui marque quand on a un peu suivi le développement du jeu, c'est le soin apporté aux détails et aux finitions. En early access, Pawarumi se montrait déjà prometteur, mais depuis il a bénéficié d'un travail considérable sur les différents feedbacks, qu'ils soient visuels ou sonores. Le résultat est carré et on n'est jamais vraiment perdu dans les utilisations de ses deux jauges. Plus globalement, on peut saluer l'ensemble de la bande-son : des petits effets sonores aux musiques de Grégory Desmurs, le tout possède une belle cohérence très typée arcade qui rappelle même quelques ritournelles issues des meilleures tables de flipper. Au final, on se retrouve donc avec un shoot'em up de qualité qui affiche un classicisme de façade pour mieux surprendre le joueur avec des petites mécaniques originales. Bref, de la fraîche, de la bonne, des couleurs qui pètent et une difficulté progressive adaptée à tous, Pawarumi a les atouts pour vous tirer quelques larmes de bonheur.

Pawarumi ne réinvente pas la roue, mais son interprétation du shoot'em up mérite amplement votre attention. Il nous livre en effet un résultat soigné qui est parsemé d’agréables petites surprises.
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