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TEST

Metal Gear Solid V: The Phantom Pain

Zakwil par Zakwil,  email  @Zakwil
 
Vous commencez certainement à vous rendre compte que chez Factornews on est pas du genre à rusher la nuit précédant la sortie d'un jeu pour être les premiers à sortir un test le lendemain. Premièrement parce qu'on a rarement les jeux en avant-première, mais surtout parce que l'on préfère poncer le jeu au grain extra-fin pour vous donner notre meilleur avis. Donc on a bien pris notre temps concernant le test de Metal Gear Solid V, le plus dur étant de vous en parler sans trop spoiler l'histoire.


Le jeu débute en 1984, juste après les évènements du préquel Ground Zero et 10 ans avant ceux du premier Metal Gear. Vous vous réveillez en sortant d'une longue période de coma sur un lit d'hôpital. Au fur et à mesure de votre sortie de léthargie, vous vous apercevez que votre corps a subi quelques traumatismes, mais pas le temps de vous apitoyer sur votre sort, étant très recherché, on va vite essayer de vous supprimer. Fort heureusement un ami va vous aider à vous échapper et rejoindre le reste de vos alliés sur la nouvelle Mother Base.
Il restera quelques surprises dans ce chapitre 0, mais la mise en bouche de cet ultime Metal Gear terminée, le reste de l'Histoire sera à déguster par vos soins.

Héliporté sur votre base mère, clin d'oeil à celle de MGS 2, on vous confiera la tâche de la développer et d'y reconstruire son armée pour venger les morts de la précédente attaque. Et pour cela vous devrez amassez beaucoup d'argent et des ressources.


All your Mother Base are belong to Snake

Mais pourquoi avoir une base et à quoi sert-elle? On pourrait y voir une façon de rallonger la durée de vie du jeu, car construire des nouveaux modules vous coûtera de l'argent, des ressources et du temps. Ces derniers seront upgradables plusieurs fois et chacun auront leur utilité. Kojima a pris grand soin de l'intégrer à l'histoire principale, et il sera important d'assurer sa bonne expansion et de recruter / exfiltrer les meilleurs éléments pour faire grossir votre armée. C'est aussi grâce à elle que vous pourrez améliorer votre équipements, vos armes ainsi que celles de vos équipiers.

Coté gameplay, on reprend toujours ce qui a fait le succès de la série à savoir l'infiltration, mais le jeu passe à l'incontournable open-world. On pourra donc librement explorer les différentes zones d'une carte parsemée de villages, bases et autres avant-postes. Le jeu délaisse le coté hardcore de l'infiltration, même si les cartons seront toujours là, ils seront moins utiles qu'auparavant dans ce monde ouvert.


Walkman® Autoreverse™ by Sony©

Le déroulement du jeu est découpé en missions, qui sont présentées comme des épisodes de série avec un générique, les scénaristes, les réalisateurs et les voix du cast présent dans l'épisode. C'est assez original et on se fait vite au déroulement, quoi qu'un peu redondant, du largage depuis l'hélicoptère sur une zone à choisir, l'évitement ou non des ennemis présents sur la carte pour atteindre l'objectif et extraire ou quitter la zone dangereuse. On notera aussi que la bande son reprend les hits années 80, et même si ce n'est pas la meilleure décennie musicalement parlant, on se replonge avec nostalgie (oui je suis vieux) dans le trip de collection de cassettes audio, et on s'amuse vite à se refaire une compilation en mp3 écoutable dans le jeu.

Héritage de Peace Walker : l'extraction par fulton, pratique mais autant réaliste que le fameux carton, sera quasi-indispensable pour terminer une mission d'exfiltration ou pour récupérer un soldat ennemi très qualifié.
Vous pourrez bien sûr tenter l'aventure en solo, mais il sera fortement conseillé de vous faire aider d'un coéquipier qu'il soit robotique, canin ou carrément sexy. Car votre meilleur allié sera Quiet, la jolie snipeuse très dévêtue, point sur lequel Kojima a habilement expliqué la raison. Par contre il n'a rien dit sur la surexploitation feminine, car sans être aussi câline que D-Dog, Quiet vous nettoiera un village entier sans que vous ayez à lever le petit doigt et donc s'occupera de 95% de la mission, sans dire un seul mot qui plus est. Si au niveau de la jouabilité c'est assez dommageable, on s'y retrouve en évitant les missions ennuyeuses dont on aura vite fait le tour (récupération de prisonnier, récupération de soldats errants, extermination d'escouade de blindés,... ).

Car au delà des missions principales, les secondaires tournent vite autour du même type d'objectifs.
Leurs buts étant de vous faire gagner facilement les ressources pour améliorer votre base, et accessoirement rallonger la durée de vie du jeu.


Red Thief Solid

On discerne bien la recette d'un jeu open-world : des missions principales liées à la narration, des secondaires pour faire passer le temps et utilisant une poignée d'objectifs, une carte assez dense pour avoir toujours une chose à faire à 200 mètres à la ronde (cueillette, récupération de matériel, soldats...), une partie online. C'est sans compter sur le talent de Kojima qui a su ajouter quelques touches plus ou moins artificielles pour que le goût final soit digne d'un MGS : une gestion de base assez poussée, un déblocage d'armes et matériels séquentiel et assez lent pour ne pas se retrouver avec un joueur suréquiper tôt dans la partie, des missions pour conquérir des bases adverses, et surtout un équipier qui sera partie prenante d'un scénario toujours aussi complexe et attrayant.

On notera qu'une grande partie de l'histoire devra se faire au Walkman en écoutant des cassettes audio. Cela demande donc un peu d'investissement mais évite d'avoir des heures de vidéos assez complexes comme dans les anciens Metal Gear.



Coté ennemis, vous aurez le plus souvent affaire avec des soldats plus ou moins bien équipés. Quasiment inoffensifs, exceptés les troupes blindées et autres hélicoptères qu'il faudra stopper avec des lances missiles. Ensuite viendront les mid-boss, assez coriaces, Skulls qui sont dotés de pouvoirs surnaturels et donc vous demanderont un peu plus de stratégie pour les vaincre. Enfin, même si ce n'est pas le big boss final, on peut considérer que le combat avec le Metal Gear sera votre plus difficile.
 
Vous l'aurez compris, je suis happé par l'univers cohérent et addictif, transporté par la réalisation et ému par la fin d'une histoire vieille de 25 ans.
Ce TPS d'infiltration est doté d'une jouabilité au top et peut être apprécié autant par les fans que ceux qui ne connaissent pas la série.
Et même après plus de 80 heures et avoir fini le jeu, l'avoir désinstallé, je n'ai résisté que quelques jours avant de relancer l'installation pour une dernière virée avec Quiet et Snake, car après tout c'est le dernier Metal Gear Solid et il est sur PC.

SCREENSHOTS

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