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Medal of Honor : Airborne

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
Et de 15 ! Medal of Honor : Airborne est le quinzième opus de la série, toutes plate-formes et add-on confondus. Les deux premiers sur Psone développés par Dreamworks étaient sympa mais c'est avec ceux de 2015 (Débarquement Allié sur PC et En première ligne sur consoles) que la série a pris son envol. Après, c'est le trou noir. Il faut dire qu'une bonne partie des cowboys de 2015 se sont cassés pour fonder Infinity Ward et développer les Call of Duty. Avec Airborne, EA a décidé de donner un nouveau départ à la série avec un nouveau moteur graphique, le retour de Michael Giacchino pour la BO et surtout une nouvelle approche du gameplay, une approche aérienne dirons-nous.

Medal of Honor : Airborne est encore un FPS sur la Seconde Guerre Mondiale. On retrouve les mêmes armes, les mêmes lieux et les mêmes batailles que dans les douze mille jeux traitant de cette période. On incarne Travers, un membre de la 82 ème aéroportée à travers 6 missions qui vont de l'Italie à l'Allemagne en passant par la Normandie. La mise en scène des cinématiques n'est pas exceptionnelle et on se coltine une grosse couche de patriotisme Yankee. Pour l'originalité, il faut chercher ailleurs : dans le gameplay.


Mauser Fucker


« Jumping out of a perfectly good aircraft is not a natural act ». C'est ainsi que Clint Eastwood décrit le parachutage dans Le Maître de Guerre. Et il n'a pas tort. Surtout quand c'est pour atterrir au beau milieu d'affrontements violents. C'est pourtant le concept de Medal of Honor : Airborne. Après un rapide briefing, on choisit ses armes et on saute en parachute directement sur le champ de bataille. On se retrouve alors suspendu dans les airs et on peut admirer l'intégralité du terrain de jeu. Chaque niveau étant immense et bien détaillé, même de très haut, c'est vraiment impressionnant notamment lors de l'opération Market Garden où on admire une immense ville hollandaise en ruines. On peut contrôler cette phase de descente et atterrir vraiment où on souhaite dans le niveau : dans une cour, sur un tank en mouvement, dans une baraque en ruines…

Les zones permettant d'atterrir en sécurité sont indiquées par des fumigènes verts mais on peut aussi atterrir au beau milieu de l'action. Malgré les tirs de DCA, le joueur est quasiment invincible en plein air mais gare à vos fesses dès qu'on pose les pieds sur le sol… Pour autant, vous pouvez faire preuve d'audace en essayant d'arriver derrière les lignes ennemies. En se planquant rapidement, on s'en sort sans problème. Il ne faut pas atterrir n'importe comment sous peine de se vautrer lamentablement et de perdre quelques précieuses secondes. Avec de l'entraînement, on se pose et on se met directement à courir. Le plus jouissif est de se poser sur un toit, de sortir son fusil de sniper et d'aligner les petits gris. Le fusil de sniper est d'ailleurs incontournable vu la taille des cartes. Il y a même une des missions qui lui est quasiment dédiée avec des combats de snipers.


Nature Airborne Killer


Les niveaux sont ouverts ce qui permet de passer par les toits, de prendre des raccourcis et de tenter des manœuvres de contournement même si on reste parfois bloqué en face d'un stupide mur invisible. On va d'un endroit à un autre de la carte pour remplir différents objectifs d'une originalité folle (détruire des canons DCA, nettoyer des nids de MG42…). Malgré l'ouverture des niveaux, l'ensemble reste désespérément scripté. Alors qu'on aurait souhaité une vraie bataille qui évolue dynamiquement en fonction de nos actions, le jeu se contente de déclencher des scripts quand on remplit les objectifs. Du coup, quelque soit l'ordre dans lequel on remplit ces objectifs, les situations seront les mêmes à chaque partie. Ajoutez à cela des ennemis qui respawnent à l'infini à certains endroits et on se retrouve avec un FPS on ne peut plus classique. C'est vraiment dommage car l'idée de base est intéressante et le level design est particulièrement soigné.

On ne s'ennuie pas pour autant. Call of Duty 2 avait mis la barre très haut pour la frénésie des batailles et Medal of Honor : Airborne arrive à le surpasser à certains moments. Ca tire dans tous les sens, les ennemis balancent des tonnes de grenades et arrivent en masse, les MG42 font le ménage dans les lignes et des tanks viennent parfois se mêler à la fête. De toutes les missions, c'est celle dans la ville hollandaise qui se détache du lot, entre la prise d'un pont gardé par des Panzerfaust ou des combats très intenses dans des maisons à plusieurs étages. Le grand spectacle est renforcé par des effets sympathiques comme le FOV qui s'agrandit quand on pique un sprint, l'écran qui rougit quand une grenade explose trop près ou qui passe en noir et blanc quand un Allemand charge pour nous finir au corps à corps.


Airborne To Loose


Les armes ont des points d'expérience qui augmentent quand on tue des Allemands avec. Quand elles passent de niveau, un ralenti très classe intervient et on gagne une amélioration : un plus gros chargeur, une meilleure précision… Chaque arme a trois niveaux plus un niveau bonus temporaire qui permet par exemple de transformer le fusil de sniper en un lance-grenades meurtrier. On garde ces niveaux d'une mission à l'autre donc il faut essayer de varier l'équipement pour débloquer toutes les améliorations. La vue Iron Sight sert aussi à se pencher et se mettre à couvert mais les vrais hommes préfèreront sprinter plutôt que se cacher, surtout vu la générosité du système de santé. Quand on meurt, sauf exceptions, on est de nouveau parachuté sur le champ de bataille. Il m'est arrivé de me laisser tuer juste pour tenter une approche différente.

Comme dans Call of Duty 2, prendre quelques dommages n'est pas mortel. Il suffit d'attendre pour récupérer de la vie. La différence est qu'au lieu de mourir quand on se prend trop de dommages, on perd juste un carré de vie sur quatre. Comme on peut récupérer un carré en trouvant une trousse de soin et que le jeu n'est pas avare en trousses, il est difficile de claquer. L'avantage est que ça incite à la prise de risques et à se prendre pour un super soldat. L'inconvénient est que la durée de vie en prend un coup. En mode normal, il faut entre six et huit heures pour boucler le jeu. L'ouverture des niveaux, la présence d'objectifs secondaires cachés et les récompenses sous forme de médailles pour différentes actions incitent à recommencer l'aventure mais cela reste très mince comme motivation, d'autant plus que le jeu comporte un grand nombre d'imperfections.


MoH nous casse l'airborne


L'IA en fait partie. Les soldats sont agressifs mais réagissent de manière étrange. On retrouve quelques comportements stupides comme les soldats qui se succèdent sur la même MG42 et qu'on aligne les uns après les autres. Certains font la même animation en boucle et d'autres restent carrément bloqués. Le moteur physique (Aegia) projette joliment les corps lors d'une explosion mais on assiste à des réactions bizarres lors des impacts de balle. Par contre, la partie graphique est une grande réussite. L'Unreal Engine 3 affiche des tonnes de polygones et des niveaux très vastes sans que ça rame, le tout avec des temps de chargement très courts. Comme d'habitude chez EA, les animations sont impeccables. La BO symphonique assure le grand spectacle et compense avec les bruits des armes qui s'échelonnent de "classiques" à "franchement nuls" : mention spéciale pour la Thompson qui fait un bruit de machine à écrire.

Configuration de test : Core 2 Duo T7400, Geforce Go 7950 GTX avec 512 Mo de ram vidéo, 2 Go de Ram, XP.

Sans être le shoot de l'année, Medal of Honor : Airborne reste une bonne surprise. Même si le jeu n'est pas très original une fois la phase de parachutage passée, on passe un bon moment en flinguant du nazi par centaines, l'enrobage graphique aidant bien à l'immersion. Mais l'expérience se termine beaucoup trop vite pour qu'on puisse vous conseiller de vous jeter dessus au prix fort, surtout avec les mastodontes qui vont sortir dans peu de temps. En attendant de voir ce que le jeu donne en multi, on regrettera enfin l'absence de mode coop.

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