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Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu

Arnaud par Arnaud,  email  @drsynack
Electronic Arts, fort de sa position de leader (financier en tout cas) dans le monde du jeu vidéo, est capable d’allonger de gros chèques, ce qui prend tout son interêt quand il s’agit d’acquérir des licences. Ayant les droits sur les films du Seigneur des Anneaux, une chose est sûre : ils doivent rentabiliser leur dépense. Nous avons déjà vu nombre d’adaptations, et la Bataille pour la Terre du Milieu est la dernière en date.

Comté vos troupes


Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu est le premier jeu de stratégie de la licence, ce qui n’est pas étonnant puisqu’il vous permet de prendre part, et même de modifier (on y reviendra), tous les évènements de la Guerre des Anneaux, tournant important s’il en est un puisqu’ils marquent la fin du Troisième Age. Vous avez le choix entre deux campagnes, celle des Forces de la Lumière (les gentils lavés avec Mirlaine) et, forcément, celle des Forces des Ténèbres (les méchants qui sentent mauvais).

La campagne du Bien commence dans la Moria, ce qui permet d’être rapidement dans l’action – Gobelins, Orques, Trolls des Caverne et un Balrog, c’est pas un repas de Noël mais presque. La campagne du Mal elle vous fait débuter un peu plus tard dans l’histoire puisque l’on commence par détruire la forêt de Fangorn, bien aidé que nous sommes par les Uruk-hai de Isengard.

Disons le tout de suite, si vous êtes un Tolkieniste puriste, vous pouvez passer votre chemin. Certes il est nécessaire au gameplay de modifier l’histoire, mais quand on se retrouve, au bout de trois missions du Mal, à tuer Sylvebarbe, Legolas, Gimli, Merry, Pippin et même Aragorn, avouons que cela pose un problème de crédibilité.

La campagne du Bien respecte un peu plus l’histoire originale, ce qui est somme toute logique. Quoique le fait que Gandalf doive remporter le combat contre le Balrog de la Moria pose lui aussi son propre problème, puisqu’ainsi il n’a pas l’occasion de mourir puis de revenir en tant que Gandalf le Blanc – EA a réglé ceci en le faisant directement commencer comme tel.


Rohan avant


En dehors de ces petits problèmes de transposition de l’histoire, il faut bien avouer que l’on se prend au jeu très rapidement. L’immersion dans l’univers est excellente, notamment grâce aux extraits sonores tirés du film, reprenant les voix des acteurs et les utilisant judicieusement. En plus de cela, des petites portions des films feront leur apparition de temps à autre dans le Palantir situé en bas de l’interface du jeu. La superbe bande son de Howard Shore est elle aussi utilisée avec brio, les développeurs plaçant bien les thèmes aux moments appropriés.

EA a aussi définit avec brio les différentes unités du jeu. Les cavaliers du Rohan (Rohirrim) par exemple se déclinent ainsi en deux catégories, les archers et les cavaliers avec des lances. Quelques archers piétons font aussi leur apparition, et il est possible de faire appel à des paysans au cas où l’on manque de combattants – ou bien qu’ils soient plus appropriés, car comme il se doit, les Cavaliers se font décimer par les troupes munies de grandes piques.

En revanche, si ces unités sont fidèles au film, on peut regretter leur manque de diversité. Pour reprendre notre exemple, le Rohan fait triste figure avec seulement quatre ( !) unités en plus de ses héros – Eomer, Eowyn et Théoden. Le Gondor est mieux servit (6 unités et deux héros – Faramir et Boromir). Isengard a plus fière allure (10 unités et deux héros – Saroumane et Lurtz), quant au Mordor il peut se targuer d’être à la première place (13 unités et trois héros – Witch King, plusieurs Nazgûls et Gollum ( !?)). En plus de ces unités, le côté du bien possède quelques héros freelance représentés en les personnes d’Aragorn, Sylvebarbe, Gandalf, Legolas, Gimli, Merry, Pippin, Sam et Frodo.

Les héros comme les unités « de base » gagnent de l’expérience et montent en niveau. Cela permet aux héros d’avoir accès à des skills extrêmement puissants, tel le Word of Power de Gandalf qui tuera toutes les forces du mal dans une zone assez large autour de lui. Quant aux troupes régulières, elles gagnent en armure, point de vie, dégât, ce qui est très appréciable puisqu’elles sont conservées d’une mission sur l’autre.


Mordor tranquille mon enfant


Une des choses qu’on adore dans les films, et dans les livres, ce sont les batailles titanesques qui s’y déroulent. Si les trois principales – Gouffre de Helm, Minas Tirith et la Black Gate – sont bien présentes et très difficiles, il est un peu décevant que les trois quarts des autres batailles ne pas beaucoup plus évoluées que celles du mode escarmouche. Quelques autres missions un peu plus originales font leur apparition (antre de Shelob, attaque de Isengard par les Ents, bataille de Amon Hen, etc…) mais la majorité se ressemblent. Elles permettent quand même de monter ses troupes en niveau et de bien appréhender les rouages du jeu pour les grandes batailles qui requièrent toute l’attention du joueur, mais c’est à peu près leur seul intérêt.

De plus, chacune des quatre factions disponibles possède un type propre de gameplay. Le Rohan est plutôt basé sur l’attaque grâce à ses charges meurtrières de cavalerie qui sont rapidement possibles dans les parties. Le Gondor se place plutôt dans une optique de défense grâce a ses fantastiques unités de « Tower Guards » - parfait pour établir un mur devant des archers dévastateurs. L’aspect offensif n’est cependant pas négligé grâce aux soldats « classiques », aux trébuchets et aux chevaliers, mais cette faction est un peu lente à se développer et ses unités coûtent chère. Isengard compte plutôt sur un grand nombre de troupes plutôt légères et excelle dans la prise de places fortes grâce a ses armes de sièges. Quant au Mordor, force brute (grâce aux Trolls) et zerging grâce a ses Orques.

Un des aspects sympathique du jeu est la présence, en fonction de la campagne, des pouvoirs de l’Evenstar ou de l’Anneau de Pouvoir. Ces pouvoirs se gagnent en obtenant des points soit en complétant des missions, soit en tuant un grand nombre d’ennemis. Les pouvoirs sont divers et variés et comprennent, par exemple : invocation des alliés Elfes ou Rohirrim (trois bataillons de chaque), Ents (quatre) ou Aigles (deux) pour le Bien, Œil de Sauron ou invocation d’un Balrog pour le Mal. Il y a une douzaine de pouvoirs par camp, qui sont toutes accessibles au bout d’un certain temps si l’on se donne la peine de faire toute les missions (ce qui n’est pas nécessaire pour terminer le jeu).

Pour information, il est important de noter que le jeu n'est disponible que sur DVD, et que lors de l'installation il est possible de l'installer intégralement dans n'importe quelle langue.

Pour les amateurs du Seigneur des Anneaux, la Bataille pour la Terre du Milieu est incontestablement un jeu intéressant et prenant, qui permet de parfaire ses connaissances des noms de lieux ou de l’histoire (très) globale de cette période. En revanche, le nombre relativement limité d’unités et le fait que beaucoup de missions se résument à des escarmouches tend à faire penser que si ce jeu n’était pas estampillé « Seigneur des Anneaux ™ » il n’aurait pas de grand attrait en dehors de ses graphismes et de ses quelques grandes batailles. Mais voilà, c’est le Seigneur des Anneaux, et il faut bien avouer que la qualité de l’immersion que propose Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu vaut bien qu’on s’y intéresse.

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