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TEST

Jettomero

hohun par hohun,  email
Développeur / Editeur : Ghost Time Games
Le grand plaisir d’un testeur amateur, c’est de pouvoir déglinguer un jeu qu’on a détesté avec des vannes sales et un ton condescendant qu’on ne se permettrait peut-être pas si on était un testeur pro. Rien de plus jouissif que de retourner les quelques heures de pourriture vidéoludique à son envoyeur sous la forme d’un boomerang de caca textuel. Et puis, il y a une caste de jeux qu’on n’aime pas et qu’on pourrait presque apparenter à du foutage de gueule, mais qui est sauvé par quelques petits facteurs qui font toute la différence.
Prenez Jettomero, par exemple. Voilà un jeu qui, d’emblée, inspire une certaine sympathie. Le style graphique est mignon, le gameplay semble assez obtus pour avoir envie d’en savoir plus, la musique est bien cool comme il faut. Jettomero est un petit bonhomme (bon, OK, un grand robot) avec qui on pourrait passer un moment amusant. Et c’est le cas… pendant les 15 premières minutes.

Le principe de jeu, malgré son apparente complexité, est simpliste : vous devez sauter de système solaire en système solaire à la recherche de vos souvenirs, et ces souvenirs s’obtiennent en détruisant un boss (avec des QTE, tristesse) qui se trouve sur l’une des planètes. Sans trop détruire les installations des autochtones qui vivent là, cela va sans dire, même si cela n'a aucun impact sur le gameplay. Lorsque vous avez battu le boss, vous empruntez un trou de ver vers le système suivant. Et ainsi de suite jusqu’à la fin du jeu.
 

Le jeu étant fabriqué de manière procédurale (il ne fait que 274 Mo), logiquement, le gameplay devient procédural lui aussi. Les diverses planètes fabriquées pendant le saut dans le trou de ver n’ont aucune utilité si ce n’est des quêtes annexes anémiques et du ramassage de pièces pour personnaliser l’apparence du robot. Au final, vous vous retrouvez donc à tenter de trouver directement la planète avec le boss pour le dézinguer et passer au suivant. Si le système fonctionne le temps de se familiariser avec le gameplay, il devient très vite extrêmement répétitif et rébarbatif. Ce qui est dommage, car le jeu essaie de raconter une histoire, et nombreux seront ceux qui abandonneront avant, alors qu’il se finit en 2 heures !

En toute logique, je devrais donc gerber sur ce jeu, notamment vu son prix (13 €). Seulement voilà, mon petit cœur de gauchiste me fait voir le verre à moitié plein. On parle d’un jeu amateur correctement développé (par une seule personne), graphiquement joli pour son poids, et qui n’a pas le feeling de ces innombrables daubes à quelques euros qui font puer Steam à dix kilomètres à la ronde comme ce mec aux cheveux gras qui n’a acheté que des 8’6 devant vous au Carrefour Market. Bref, un jeu honnête mais trop répétitif.
 
Malgré la bonne volonté affichée par le développeur, je ne peux décemment pas recommander Jettomero. Son scénario tragi-mignon est complètement coulé par un gameplay ultra-répétitif et simpliste. Le développeur semble cependant disposer de toutes les compétences techniques pour faire de son prochain jeu un véritable bon jeu.

SCREENSHOTS

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