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Final Fantasy VII : Dirge of Cerberus

hohun par hohun,  email
Dans le monde des jeux vidéo, trois choses m’horripilent : le triptyque nain-elfe-orc, la seconde guerre mondiale, et le dernier mais non le moindre, les exploitations de licences. Et quand en plus on touche à une berline de luxe comme Final Fantasy 7, je revêts mon armure, mon épée et mon étendard et je pars en croisade contre les nécromanciens purulents qui réveillent les morts pour gruger le fidèle consommateur.

Daddy was a star


Plus j’y pense, et plus je me demande ce qui a motivé les pontes de chez Square en autorisant le développement de ce jeu. On va mettre ça sur le compte d’un auto-fanboyisme béat, qui a donné le très diarrhéique Advent Children. Et à présent Dirge Of Cerberus, le spin-off iciel. Mais il doit y avoir autre chose. Une réalité qu’on ignore. Un complot d’échelle visant à destituer les excellents jeux de leur statut culte en leur faisant pousser des hémorroïdes sur les appendices.
Ou alors, on pense que la licence fait tout, et du coup, on s’astique le manche au lieu de trouver des idées. Ca a du bon, l’introspection.


J’ai oublié mon inspiration dans mon portefeuille


Les créateurs ont voulu changer le style de jeu. D’un RPG, on passe à un jeu de tir, qui convient certes mieux à Vincent, le tirailleur solitaire. Mais pour satisfaire tout le monde, on a également inclus un côté RPG : à la fin de chaque mission, les ennemis tués vous donnent de l’expérience que vous pouvez soit utiliser pour monter de niveau, soit échanger contre de l'argent pour améliorer vos armes. Armes dont vous trouverez des parties (canon, viseur...) au cours du jeu. Vous disposez également des objets classiques du genre, potions, éther, etc. ainsi que des limit breaks (en objet, si si) pour vous transformer temporairement en démon. Rien de très novateur. En jeu, lorsque vous visez, un gros réticule s’affiche, et tout ennemi qui passe dedans est automatiquement locké. Et si un ennemi s'approche trop près, vous avez deux-trois coups de corps à corps.


L'action n'est pas folichonne, car sporadique (les ennemis qui apparaissent par groupe de deux juste dans mon dos, c'est ma grande passion), les décors sont plutôt vides (surtout au début), les ennemis ne sont pas variés. On peine à trouver un dynamisme quelconque. Pire, c'est la motivation qui finit par s'envoler par faute de challenge intéressant. Non pas que DoC soit répugnant, loin de là, c'est juste que c'est beaucoup trop basique.


Au final, fan, t’hésites ? C’est humain


Oui, moi aussi j’ai oublié mon inspiration dans le ventre de ma mère. Non franchement, que dire sur ce jeu ? Rien. Il aurait été bon il y a 7-8 ans. Mais depuis, Devil May Cry est passé par là, et ça rend notre prétendant franchement fade. Les fans de FF pourront, passés les trois premiers niveaux vides et insipides, apprécier l’intrigue qui reprend les ficelles des FF jusqu’à l’abus, avec dans l’ordre le héros introverti avec une voix de hardeur, les flashbacks à outrance, et les méchants qui ont des rires de méchants et des coupes de cheveux à mi-chemin entre Vivelle Dop et Jean-Paul Gaultier. Reste que graphiquement, le jeu est plutôt réussi, c’est certainement le maximum de ce que la console peut cracher sans ramer. Mais est-ce que ça importe encore vraiment, sur PS2 ?

Le jeu est honnête dans chacun de ses aspects, mais pas novateur et pas approfondi pour un sou. Alors, non, vous n'achèterez pas Dirge Of Cerberus. Et je ne vois pas ce qui motive Square à faire des trucs fades comme ça quand on sait qu’ils ont le potentiel pour faire des jeux comme, au hasard, Final Fantasy 12. Et par pitié, arrêtez de déterrer le cadavre de FF7. Une légende aussi ça pue, quand c'est mort depuis quelques années.

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