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Far Cry 3 : Blood Dragon

Joule par Joule,  email  @j0ule  
 
Il fut un temps assez récent où l'époque des années 80, c’était ringard : sa musique, son cinéma, ses fringues. C’est désormais devenu à la mode et par exemple, les gens qui se gaussaient de Jean-Michel Jarre adulent aujourd’hui Kavinsky.

Ubi surfe sur la new wave avec Far Cry 3 : Blood Dragon, véritable hommage à la génération fluo.


Beaucoup de monde l’avait pris pour un poisson d’avril, mais incarner Rex Power Colt n’a rien d’une blague. L’ancien marine désormais quasiment intégralement bionique se fait trahir par son ancien supérieur, et ça ne va pas lui plaire. L’intro du jeu, en bande-dessinée animée comme toutes les cinématiques, ainsi que son excellent didacticiel nous plongent directement dans l’ambiance rétro-futuriste du jeu, pour ne plus en ressortir jusqu’à l’avoir fini.

On nous sert un add-on standalone à Far Cry 3 déguisé en film de série B des années 80. Le gameplay est rigoureusement identique avec le subtil mélange entre shoot, infiltration et monde ouvert qui nous avait tant plu. L’adage dit qu’on ne change pas une formule qui gagne, certes, mais quelques nouveautés auraient été les bienvenues. Pire encore, il n’y a plus d’arbre de compétences, mais une progression prédéfinie à chaque fois que l’on grimpe d’un niveau. Globalement, le jeu est beaucoup plus facile que son aîné, ceci étant probablement dû au fait d'être en terrain connu question gameplay.
 


Avis aux épileptiques, car le jeu est très contrasté avec plein de fluo et de recoins sombres. D’ailleurs, il est beaucoup moins lisible que son grand frère et cela peut poser souci lors de certaines missions. L’île est d’une surface respectable, avec une foule de choses à faire : garnisons à reprendre, missions annexes, chasse, collectibles, etc. On retrouve ce qui a fait la force de FC3. Le terrain de jeu est plus dangereux grâce à l’introduction des dragons de sang qui vivent sur l’île et vous donneront du fil à retordre.

Là où le bât blesse, c’est la campagne principale et ses maigres sept missions. J’ai vu l’écran de fin au bout de quatre à cinq heures, en ayant fait quelques activités secondaires. Les sept missions sont en général très spectaculaires, avec des phases à véhicules, de grosses explosions et des combats de boss, même si elles manquent de variété visuelle. Chacune contient de gros clins d’oeil très appuyés à la production cinématographique des années 80, comme Commando, Terminator ou Rambo pour ne citer que les plus célèbres sans vous gâcher le plaisir de la découverte.

C’est d’ailleurs sans surprise l’ambiance des années 80 qui est le plus gros point fort, le petit truc qui fait que l’on dévore ce Blood Dragon d’une traite avec un grand sourire. Les références, l’humour, les dialogues (avec un VF excellente) et les musiques touchent droit au but et ne laisseront pas insensibles les joueurs d’un certain âge. Pour les autres en revanche, ils n’y verront qu’un jeu au visuel de mauvais goût qui reprend à l’identique le gameplay de Far Cry 3. Pas sûr que pour eux, les 15 euros soient un bon investissement.

Jeu testé à partir d'une version 360 digitale fournie par l'éditeur.
Un copié collé de FC3 avec du fluo et une ambiance du tonnerre qui ne parlera pas à tout le monde
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