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Fallout 3 : Opération Anchorage

Arnaud par Arnaud,  email  @drsynack
 
2066. Ces félons de communistes chinois envahissent Anchorage, en Alaska. 2076. Notre beau pays de la Liberté annexe le Canada, où ces salauds de Rouges continuent de piller le sang de la Liberté. 2077. Les braves soldats de la Liberté donnent l’assaut sur les infrastructures militaires de ces sales anti-libertaires. Fin 2077. Anchorage est de nouveau libre ! Tiens, c’est quoi ce truc sur le radar ? Réponse : une volée d’une petite douzaine de missiles balistiques intercontinentaux, compliment des Oranges (les oranges sont les communistes asiatiques). 2277 : Vous sortez de l’Abri 101.
Difficile au premier abord de faire le lien entre cette guerre Sino-américaine et notre personnage. En dehors bien sûr du fait que le conflit a donné lieu à l’Apocalypse que l’on connait, avec son lot de virus, goules, super-mutants, factions fascistes et la possibilité de tuer les têtes de con (c’est un des seuls avantages certains de tout monde post-Apocalyptique. Moi j’aimerais tuer les crétins qui roulent en feux de position doublés d’antibrouillards en plein après-midi ensoleillé par exemple. Mais je ne peux pas, car nous ne sommes pas dans un monde post-Apocalyptique.). Vu qu’au cours de nos pérégrinations on n’arrête pas d’entendre parler de ce conflit qui a changé la face de l’Humanité, et les faces de quantités de non-Humains aussi, je suppose que Bethesda s’est dit qu’il serait intéressant de montrer aux joueurs de quoi il en retourne. Voici donc Opération Anchorage.

Premier contenu additionnel de Fallout 3, Opération Anchorage continue dans la droite lignée (mais la pente est raide) des différents DLC que nos amis de Bethesda proposent pour Oblivion. Un petit fichier additionnel ou dix, on active le bousin, on (re)commence une partie, et un signal radio que l’on capte démarre la quête du DLC. A cette occasion, on rencontrera une sous-faction de la Confrérie de l’Acier, les « Outcasts ».

Il habite Anchorage



L’histoire est excessivement simple : la Confrérie-pas-vraiment-la-confrérie-mais-quand-même a trouvé un simulateur pré-datant la Grande Guerre. Ce simulateur était utilisé par l’armée US pour entraîner leurs soldats avant l’assaut sur Anchorage (ça y est, les deux histoires se rejoignent !). Il faut compléter la simulation pour déverrouiller un coffre fort remplit de matos. Il est nécessaire pour cela d’avoir a sa disposition une méthode d’interfaçage, genre un Pip-Boy. Coup de bol, vous en avez un. C’est quand même bien fait, tous ces rebondissements scénaristiques.

Une fois dans le simulateur, l’idée est donc de venir à bout de la simulation. Pour cela il faut remplir quelques objectifs militaires. Puisque nous sommes dans une simulation, quelques règles changent. Premièrement, les ennemis disparaissent quand ils meurent. Il est donc impossible de ramasser les objets qu’ils possèdent. Quid des munitions, me direz vous en spécialiste de la survie post-Apocalyptique ? C’est simple : toutes les 10 minutes vous croiserez un stock de munition et de médicaments qui vous remettront de niveau.

Le résultat est assez mitigé. Le jeu se transforme en une sorte de FPS bourrin. Sauf que rien dans le concept du jeu n’est vraiment adapté à ce style de gameplay. Il est possible de se la jouer discret, mais pas partout et on sent bien que les développeurs nous poussent à balancer des gros missiles sur les Oranges, pas de leur trancher la gorge après 10 minutes d’approche subtile et fastidieuse. Un semblant de choix tactique est proposé : on nous donne cinq « token » qui permettent de former une escouade. Un bidasse coûte un token, un robot trois ou quatre token, etc. Sachant que le nombre d’unité maximum est trois. Au final ça ne change pas grand-chose, d’autant plus que leur IA est stupide au possible. Et que le Sergent Chef qui vous accompagne est, lui, invincible et doté de munitions illimitées. Ouais…

Une fois la simulation terminée, on se retrouve avec les Outcasts, on rentre dans le coffre fort, et on loote des objets fantastiques. Fin du DLC. Durée de vie : deux à quatre en fonction du style de jeu. On notera aussi qu’il n’y a aucune quête annexe. On doit remplir les trois objectifs principaux et c’est tout.

Opération Anchorage n’est pas un mauvais DLC. C’est juste dommage qu’il sorte en premier. Il s’écarte complètement de la « logique Fallout 3 », que ce soit en termes de gameplay ou de mission. Etant donné que la plupart (pour ne pas dire « tous les joueurs qui se sont senti très en boule quand ils ont vu la fin minable du jeu de base ») des joueurs attendait plutôt du Fallout 3, on se demande ce qui a pris à Bethesda de sortir un ersatz de Project IGI.
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