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TEST

F-Zero

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Quelques mois après sa sortie, F-Zero GX, le dernier volet de la série de jeux de courses pour épileptiques de Nintendo, effectue un arrêt aux stands pour un Minute Test qui vous dira tout ou presque sur ce soft d'exception.

Tour de chauffe


Vieille de plus d'une décennie, la série F-Zero fait figure de référence incontournable dans le monde des jeux de courses futuristes. Sa vitesse hallucinante, sa réalisation d'avant-garde, son gameplay suffisamment accessible pour que l'on prenne du plaisir immédiatement et en même temps suffisamment complexe pour que l'on n'en décèle pas immédiatement toutes les subtilités... Tous ces points ont permis à F-Zero d'entrer au panthéon des jeux légendaires. Aujourd'hui, après des versions SuperNES, N64 et GBA, le Captain Falcon et tous ses comparses reviennent sur la console cubique, qui avait bien besoin d'un bon jeu de course pour étoffer sa ludothèque.

Premier élément marquant au lancement du jeu : voir s'afficher sur un même écran les noms de Sega et Nintendo. Big N a en effet laissé le soin à Amusement Vision, nouveau studio phare de Sega aux côtés d'AM2, de développer ce F-Zero GX. Autant dire tout de suite qu'avec cette création, les petits génies d'Amusement Vision confirment qu'ils n'ont de leçon à recevoir de personne en matière de gameplay et de plaisir de jeu.



Three ! Two ! One ! GO !


Au menu : un mode Grand Prix, divisé en trois championnats (plus un quatrième à débloquer ultérieurement) de cinq courses chacun, un mode Time Attack, un mode Versus pour jouer avec un, deux ou trois amis (sous réserve que vous ayez des amis bien sûr), un mode Practice pour vous faire la main, un mode Story sur lequel nous reviendrons plus tard, un mode Replay pour revoir vos plus belles courses sauvegardées sur la Memory Card, un Customize pour acheter tout un tas de trucs (nouveaux personnages, nouvelles pièces...), des options, et enfin un coin Pilot Profiles avec les fiches de tous les pilotes que vous aurez débloqués. Ouf, ça fait du bien de respirer.

Si vous décidez de vous lancez dans un Grand Prix, vous devrez tout d'abord choisir parmi trois niveaux de difficulté, puis une des trois coupes accessibles au début. Si la coupe Rubis constitue une agréable mise en jambe qui ne vous posera pas de problème majeur, finir premier de toutes les courses de la coupe Emeraude demandera déjà plus de pratique.

Les circuits semblent avoir été dessinés par un concepteur de montagnes russes sous amphets. Si les premiers ne sont que de simples anneaux avec un ou deux loopings pour faire bonne figure, vous aurez par la suite à faire avec des pistes jonchées de tremplins, de ralentisseurs, de descentes vertigineuses, de croisements et de boosters, le tout sans rambarde de sécurité, un virage mal géré se soldant donc par une chute fatale. Suivant le niveau de difficulté choisi, remporter un championnat vous rapportera plusieurs choses. Tout d'abord un certain nombres de tickets, faisant office de monnaie locale, mais également des pièces de vaisseaux, que vous pourrez acheter dans la boutique à l'aide de ces fameux tickets chèrement acquis.

Car oui, non content de présenter 30 vaisseaux (4 au départ, les 26 autres à acheter, eux aussi avec des tickets) tous bien différents, F-Zero GX vous propose également de créer le véhicule de vos rêves. Châssis, cockpit et booster interchangeables, peinture personnalisable, plus des petits logos à mettre où bon vous semble histoire d'ajouter une petite touche "jacky" à l'ensemble. De plus, impossible de créer le vaisseau "ultime" : les pièces les plus performantes étant non seulement les plus chères mais également les plus lourdes, tout sera donc une histoire de compromis, entre vitesse et accélération, tenue de route et résistance. Jouissif.



Forever, he will be my hero...


Comme si ce mode championnat ne suffisait pas, les développeurs ont eu l'idée de rajouter un mode Story à leur jeu. Celui-ci propose une dizaine de challenges, à débloquer les uns après les autres, mettant en scène le célèbre Captain Falcon. A chaque niveau correspondra un objectif différent : finir premier d'une course après avoir éliminé les 29 autres concurrents, franchir la ligne d'arrivée sans passer en dessous d'une certaine vitesse sous peine d'explosion (kikoo Speed)... Ces challenges sont très variés, mais surtout, d'une difficulté qui confine à l'insurmontable, particulièrement en mode hard. Un bel exercice de self-contrôle donc.

Le principal reproche que l'on puisse faire à ce mode est que pour passer au niveau suivant, vous devrez l'acheter dans la boutique à l'aide de vos tickets. Or ces niveaux coûtent de plus en plus cher. Entre chaque, il vous faudra donc refaire un ou plusieurs championnats afin d'accumuler un pactole suffisant pour acheter le précieux niveau. Un peu frustrant, ce principe sent bon le coup fourré pour rallonger artificiellement une durée qui n'a pourtant pas besoin de ça.



All right, first place !


Car si jamais l'envie vous prenait de finir le jeu à 100%, commencez à négocier pour poser vos congés pour les années à venir. Il vous faudra en effet finir tous les championnats dans tous les niveaux de difficulté avec tous les personnages, afin de pouvoir entendre toutes les phrases prononcées par chacun en cas de victoire. Une fois ceci fait, il vous faudra terminer le mode Story dans les deux niveaux de difficulté, ce qui en soit relève déjà de l'exploit. Pour conclure, vous prendrez un aller (et éventuellement un retour) pour le Japon afin de mettre la main sur une des bornes d'arcade F-Zero AX, dans le but d'y insérer votre Memory Card et d'ajouter à votre sauvegarde les courses de la version arcade de F-Zero. Bonne chance, Jim.

Mais je me rends compte que je blablate et que je n'ai pas encore abordé l'aspect technique du jeu. Là aussi, les développeurs frappent un grand coup. Les circuits sont immenses, les environnements sont superbes sans toutefois crouler sous les détails, les vaisseaux fusent à l'écran, et jamais un ralentissement ne se fait sentir : un véritable tour de force. Le son n'est pas non plus en reste, avec des musiques techno bien speed et des bruitages certes classiques mais néanmoins parfaitement adaptés.

Enfin, au niveau du gameplay, rien à redire non plus. Les véhicules réagissent à la moindre de vos sollicitations sans broncher. Les nuances entre les différents vaisseaux se font bien ressentir au niveau de la maniabilité et de la tenue de route (si j'ose m'exprimer ainsi, les bidules flottant quelques mètres au-dessus du sol). On accélère avec A, on freine avec B, on slide avec L et R, on booste avec Y, on effectue des attaques avec X et Z. Un trésor de simplicité et d'efficacité, on sent bien là la patte Nintendo.

Pas la peine de continuer dans la débauche de compliments, vous l'aurez compris, F-Zero GX est une vraie merveille, qui justifie à elle seule l'investissement dans une GameCube. Certes, il y aura toujours des grognons pour dire qu'on tourne toujours sur les mêmes pistes, et que pour gagner il faut connaître tous les circuits par cœur. Admettons. Mais ce jeu propose des sensations tellement extraordinaires que l'on ne saurait lui en tenir rigueur.

Un gameplay aux petits oignons, une difficulté élevée mais pas insurmontable avec de la pratique, une durée de vie faramineuse, une réalisation hors pair... N'en jetez plus. F-Zero GX est un chef-d’œuvre, un vrai, une nouvelle référence en la matière. Avec ce jeu, Nintendo et Sega vous permettent de retrouver directement dans votre salon des sensations que l'on croyait réservées aux meilleurs bornes d'arcades.

SCREENSHOTS

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