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TEST

Command & Conquer Generals

Niko par Niko,  email  @nik0tine  
Dernier opus des créateurs du genre (avec Dune 2), C&C : Generals avait bluffé tout le monde lors de la présentation du jeu à la presse : un jeu magnifique et un passage à la 3D a priori réussi pour les ex-Westwood. Le Minute Test débarque enfin sur Factornews pour répondre à nos interrogations.

Missile Patriot


Le moins que l’on puisse dire, c’est que C&C : Generals a fait couler beaucoup d’encre sur son scénario et l’idéologie qu’il véhicule. Un exemple avec la première mission du camps US : une voix nous explique pendant le chargement de la mission (une bonne idée, soit dit en passant) que les affreux terroristes du GLA disposent « d’armes de destruction massive » (sic !) que les satellites militaires ont localisés … à Bagdad. Mouais, vu le contexte actuel, ça la fout mal. Le reste du scénar est du même acabit, foncièrement manichéen, idiot et puant le patriotisme (même en occultant les évènement actuels)… mais c’est tellement gros qu’avec un peu de second degré, on arrive à en sourire.



Choisis ton camp, camarade


On se retrouve donc devant un jeu proposant trois factions : les américains, avec une technologie supérieure, les chinois avec une foule de soldats prêts a mourir pour la révolution et la GLA, les fourbes, les méchants, bref les terroristes versés dans l’art de la guérilla et des attaques suicides. Des camps très différenciés qui apportent un gameplay aux antipodes, on attendait ça depuis un moment dans un C&C. Les missions, elles, ont réellement été travaillées : très diversifiées, elles vont du classique construction de base / rasage de la base ennemie aux missions commandos, en passant par la protection de convoi et la destruction d’objectifs. Le champ de bataille semble réellement dynamique et il arrive que la caméra se détache de l’action pour nous narrer un évènement à l’autre bout de la map, avec à la clé de nouveaux objectifs. Du script, certes, mais qui ajoute un peu de piment à l’action. On sent un réel effort des développeurs pour ne pas pondre un vulgaire entraînement au multijoueur.



Gourmandise quand tu nous tiens


Et le multijoueur, parlons en. Une longue période de bêta test a permis d’équilibrer les trois camps en présence, et c’est plutôt réussi. Le gros problème de ce mode vient de la limitation des machines en présence : c’est en effet la machine la moins puissante qui va déterminer la vitesse de jeu. Inutile de dire que l’on maudit l’imbécile qui s’est connecté avec son PIII 800 / GeForce Mx. Car le gros problème de Generals est là : le jeu est magnifique, mais le jeu rame. Beaucoup. Comptez 512 bons mégas, un CPU 2 Ghz et une carte graphique récente pour jouer en toute sérénité. Pour ce modeste prix, vous aurez droit à un superbe jeu doté d’effets spéciaux très réussis, d’ombres dynamiques et de beaucoup, beaucoup d’éléments du décors qui participent grandement a l’ambiance (en particulier dans les missions urbaines). L’addition n’en reste pas moins salée.

Hormis un scénario à la con et un jeu peu optimisé, C&C Generals reste une réussite qui renouvelle enfin une série qui avait tendance à s’enliser. On note ainsi quelques originalités dans le gameplay, comme l’introduction de grade pour le joueur qui apportent des éléments intéressants en multi. Un excellent jeu, mais pas la révolution annoncée.

SCREENSHOTS

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