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Catherine

Joule par Joule,  email  @j0ule  
Selon notre illustre monosexuel Zaza Le Nounours, on ne trouve sur Factornews que des mecs en couple qui se font marcher dessus par leurs nanas. Ca tombe bien, c’est pile poil la cible de Catherine, un mix de puzzle game et de jeu d’aventure qui traite de la crise de la trentaine. Catherine incarne la tentation, la liberté, quand Katherine symbolise la raison et l’engagement. Il va falloir choisir...

Une série de morts mystérieuses frappe la ville : des jeunes hommes meurent dans leur sommeil, sans qu’une explication valable soit trouvée, si ce n’est une rumeur farfelue arguant que seuls les hommes infidèles seraient touchés. Le joueur incarne Vincent, fiancé à Katherine mais pas vraiment prêt à faire le grand saut de la vie de famille, ne se sentant pas encore assez mature. Il faut dire, il passe le plus clair de son temps à bosser ou à se bourrer la gueule avec ses potes au bar le soir.


Quitte Kat ?


Le gros point fort de Catherine, c’est son ambiance malsaine, légèrement coquine et terriblement envoûtante. Les personnages sont tous attachants, l’univers est vraiment barré et le sujet traité de manière suffisamment adulte pour que l’on puisse se plonger dedans. La direction artistique s’y imbrique parfaitement, avec des passages vraiment burlesques et des scènes carrément flippantes. On apprécie également la plastiques des protagonistes féminines, que ce soit dans les cinématiques ou les MMS envoyés par notre maîtresse.



Vincent va donc faire la rencontre déroutante de la mystérieuse Catherine, qui va se retrouver dans son lit sans qu’il s’en rende vraiment compte. Une double relation va alors s’installer, prêtant à quelques situations cocasses. Le jeu se découpe en plusieurs parties distinctes : quelques jolies cinématiques en journée, une sorte de jeu d’aventure light le soir au bar et enfin le cœur du jeu, le puzzle game de la nuit - on y reviendra plus tard.

C’est donc au bar que Vincent va gérer ses relations tumultueuses, uniquement par SMS -on a la classe, ou on ne l’a pas- avec des discussions à choix multiples. Il peut également discuter avec ses potes, avec d’autres clients, passer à la borne d’arcade pour s’entraîner et s’enfiler des litres d’alcool. Chose amusante : plus on picole durant la soirée, plus on sera rapide dans ses cauchemars.


Certaines l'aiment dur...


Venons-en donc à ces fameux cauchemars. Lorsqu’il s’endort, Vincent se transforme en mouton et devra escalader des niveaux via un puzzle game bourré d’action. Chaque nuit se transforme en un véritable calvaire, tant pour Vincent que pour les joueurs, au travers d’un succession de niveau (entre 2 et 4 par nuits) à la difficulté très relevée. On insiste là dessus : l’Europe a beau avoir eu droit à l’ajout d’un mode de jeu “Facile”, quelques manettes risquent de se retrouver éclatées. Heureusement, une pause entre chaque niveau permet de discuter avec d’autres “moutons” pour apprendre de nouvelles techniques et d’acheter un objet pour le prochain niveau. Une fois ses emplettes faites, il faudra passer dans un confessionnal, et répondre à une question souvent indiscrète sur sa philosophie de vie. Pour ajouter au côté oppressant, vous pourrez voir les réponses des autres joueurs à cette même question sous forme de camembert avec pourcentage.



Le but d’un niveau est simple : il faut grimper jusqu’en haut en déplaçant des blocs, en s’y accrochant, en les combinant via diverses techniques, en utilisant des objets spéciaux et parfois en poussant les autres moutons qui se retrouvent sur notre chemin. Le tout, dans un temps imparti, le niveau se désagrégeant par le bas petit à petit. Histoire de corser peu la chose, le dernier niveau de chaque nuit renferme un boss malsain, qui se fera un malin plaisir de vous mettre la pression et des bâtons dans les roues. Tu tombes, tu meurs ; le boss te chope, tu meurs. Et comme les Continues ne sont pas infinis, il va falloir faire très attention et assimiler rapidement les subtilités du gameplay.

C'est donc parti pour huit jours de galère, avec l'enchaînement immuable des cinématiques de jour, du bar le soir et des cauchemars la nuit. La durée de vie est plutôt bonne si on ne se décourage pas, d'autant qu'il y a huit fins différentes. Notons également qu’un mode multijoueur, finalement assez anecdotique, permet de gravir les niveaux de cauchemar à deux.



Entre ses parties au bar sans grand intérêt et son puzzle game certes assez chouette, mais répétitif et difficile à souhait, Catherine aurait pu passer totalement inaperçu. Ce serait oublier un peu trop rapidement son ambiance unique, mélange de coquin et de malsain, et sur sa direction artistique à tomber. On n’est jamais vraiment à l’aise lorsque l’on se plonge véritablement dans Catherine. Et pour peu qu’on y adhère, on n’en ressort pas tout à fait indemne.

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