Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

Castlevania Lords of Shadow

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Série vieille de près de 25 ans, Castlevania n'a toujours brillé qu'en 2D, les diverses tentatives d'apporter une troisième dimension au jeu s'étant toutes avérées être de sacrés échecs. Aussi, lors de l'annonce de ce Castlevania Lords of Shadow en 2008, le doute était de mise. Et pourtant, maintenant que le jeu est disponible, celui-ci nous prouve que les miracles existent bel et bien.

Comme c'est la mode actuellement, Lords of Shadow est un reboot de la série, et n'a pas donc de réel rapport scénaristique avec les précédents épisodes. On incarne ici Gabriel Belmont, membre d'une Confrérie de joyeux chevaliers qui part à la chasse des Seigneurs de l'Ombre, puisque leur anéantissement pourrait lui permettre de ramener à la vie sa défunte épouse. Ce scénario est on ne peut plus basique et ne réserve pas de gros rebondissements, sauf en fin d'aventure, et ce n'est clairement pas pour lui que l'on continuera de progresser dans le jeu.

Castlevania Lords of Shadow ne se contente pas de transposer dans un univers 3D le gameplay de la série tel qu'on le connait depuis Symphony of the Night et les excellents épisodes GBA / DS : finie, la carte immense qui se dévoile au fur et à mesure que vous découvrez de nouveaux pouvoirs. Ici, la progression est beaucoup plus linéaire et le jeu est découpé en bons vieux chapitres (douze au total) comprenant un certain nombre de niveaux en leur sein. Mais même si la progression est linéaire, il sera quand même possible de rejouer les niveaux précédents une fois certaines compétences acquises pour partir à la chasse aux bonus qui vous étaient passés sous le nez lors de votre première visite.





Lors de son périple, Gabriel croisera toutes sortes de machins démoniaques qui tenteront de lui barrer la route. Pour s'en défaire, il aura comme unique arme à sa disposition sa croix de combat, sorte de gros crucifix disposant d'une chaine, et qui s'utilise comme les lames d'Athena de Kratos : deux types d'attaques, à combiner entre elles pour déclencher divers combos, avec la possibilité d'en débloquer de nouveaux en fin de niveau en échange des points d'XP accumulés. Cependant, Castlevania Lords of Shadow propose un système plus riche que les beat 'em all de base, et par dessus ces attaques viennent se greffer deux jauges de magie, sombre (pour donner des coups plus puissants) et lumineuse (pour récupérer des points de vie à chaque coup porté), ainsi qu'une jauge d'enchainements. Les jauges de magie seront à remplir en aspirant les orbes abandonnées par les ennemis vaincus, en appuyant sur le stick de gauche ou de droite pour remplir la magie lumineuse ou la magie d'ombre. La jauge d'enchainement se remplit elle en donnant des coups tout en évitant d'en prendre, et une fois au maximum, les ennemis lâcheront des orbes à chaque coup que vous leur infligerez, ce qui vous permettra de remplir vos jauges de magie plus rapidement. En clair, plus vous jouerez bien, et plus vous serez récompensé. À cela viennent s'ajouter quelques armes secondaires, comme des poignards ou des fioles d'eau bénite, qui pourront également être combinées avec l'utilisation d'une des deux magies et qui auront toutes leur utilité face à certains types d'adversaires. Un système vraiment riche et bien pensé donc, qui rend les combats vraiment très intéressants. En revanche, les amateurs d'ultra-violence devraient rester sur leur fin puisque malgré quelques finishing moves (éventuellement réalisés au moyen des traditionnels QTE), on reste bien loin de la débauche de gore d'un God of War.

Pour varier les plaisirs, le jeu réserve quelques affrontements face à des ennemis absolument gigantesques, qui proposeront un gameplay pompé sur Shadow of the Colossus, où il vous faudra grimper sur le géant pour détruire ses points vitaux un à un. Ces passages n'atteignent bien évidemment pas la finesse du hit de la Team ICO, mais restent néanmoins franchement agréables et ont le mérite d'apporter un peu de variété aux traditionnels affrontements de boss de fin de niveau, qui sont eux-mêmes déjà bien impressionnants.





Castlevania Lords of Shadow ne se limite toutefois pas à une succession incessante de combats et vous aurez droit à quelques passages de plate-forme, qui ne font malheureusement pas partie des meilleurs moments du jeu : en effet, la jouabilité manque par moment d'un peu de précision, les collisions ne sont pas toujours bien gérées, ce qui rendra à l'occasion certains passages un peu pénibles. Rien de dramatique, mais on se serait franchement passé de ce genre de petits défauts de finition. Les nombreuses énigmes, en revanche, sont globalement très bien pensées, et apporteront elles aussi une dose de variété supplémentaire à un gameplay déjà bien riche. Et si jamais vous n'avez pas envie de faire chauffer votre petit cerveau, vous pourrez même les zapper, à condition bien sûr d'être prêt à sacrifier le gros bonus d'XP apporté par leur résolution.

Pour ne rien gâcher, le jeu propose une réalisation assez incroyable. Les différents chapitres proposent des environnements radicalement différents de l'un à l'autre, et chaque niveau sera l'occasion d'en prendre plein les yeux, que ce soit par les nombreux effets visuels qui font plaisir (lumière, pluie...) ou par les paysages cyclopéens qui s'offrent à vous, quand ce n'est pas tout simplement la mise en scène des cinématiques ou les plans de caméra, celle-ci s'éloignant par moments pour laisser admirer des constructions absolument sublimes dans leur ensemble. Il y a bien sûr quelques textures un peu moins fines que les autres, mais globalement il n'y a vraiment rien à reprocher au jeu pour ce qui est de sa partie graphique et il se classe sans trop forcer parmi les titres les plus impressionnants de cette génération de consoles. Malheureusement, cette débauche visuelle a un prix, et celui-ci se paye avec un framerate loin d'être à la fête. Rien de jamais insupportable, bien sûr, mais on sent que le jeu en demande quand même trop à ces pauvres machines vieillissantes qui ont parfois un peu de mal à suivre. La partie sonore n'est pas en reste et votre aventure sera accompagnée par de magnifiques musiques et le doublage est assuré, pour les personnages principaux, par des acteurs renommés jouant avec conviction.





Cerise sur le gâteau, le titre est vraiment très long, et vous occupera facilement une quinzaine d'heures - et même plus si vous revisitez les niveaux pour ramasser tous les bonus que vous aviez ratés, et accomplir les divers défis qui y sont proposés. Les plus accros pourront même recommencer l'aventure dans des niveaux de difficulté encore plus élevée débloqués une fois le premier run fini. Mais en mettant tout cela de côté, Castlevania Lords of Shadow propose une durée de vie déjà largement suffisante, surtout pour un beat 'em all, la concurrence proposant des jeux se bouclant généralement en deux fois moins de temps.

Sorti pratiquement de nulle part et réalisé par une bande d'espagnols inconnus, Castlevania Lords of Shadow parvient néanmoins sans forcer à s'imposer parmi ce que cette génération de consoles nous a proposé de mieux en matière de jeux d'action-aventure. Bien sûr, le titre de Mercury Steam et Konami n'invente rien et se contente de reprendre des éléments qui ont marché ailleurs, mais quand le résultat est aussi bon, pourquoi se plaindre ? Gameplay riche et varié, réalisation dantesque, bande-son grandiose et durée du vie plus que conséquente pour le genre, il n'y a vraiment pas grand chose à pointer d'un doigt accusateur mais plutôt toutes les raisons de se lever pour applaudir des deux mains.
Rechercher sur Factornews