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TEST

Call of Juarez

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
A l’inverse des simulations d’étouffement de grenouilles, les jeux empruntant la thématique du western ont donné quelques bons titres. Les jeunots citeront Red Dead Revolver, les moins jeunes citeront Outlaws et les vieux dans mon genre citeront Sunset Riders ou Gun.Smoke. Comme au cinéma, la qualité du jeu final dépend beaucoup de qui réalise. Pour Call of Juarez, ce sont les polonais de Techland qui ont mis le pied à l’étrier. Le jeu va-t-il participer à la légende des développeurs de l’est ?
Dans ce FPS, on incarne à tour de rôle Billy La Bougie, un jeune indien accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, et Ray McCall, une brute sanguinaire reconverti en révérend qui va le pourchasser. Le premier épisode se joue avec Billy et fait office de tutorial. Ce test a failli ne pas voir le jour tant ce premier épisode est éprouvant pour la santé mentale. On a l’impression qu’ils ont concentré tout ce que ce jeu a de mauvais en un seul endroit. Ca commence par des temps de chargement d’une longueur à faire pâlir un albinos. Puis on enchaîne avec une série de bugs : des voix qui disparaissent (oubliez l’OpenAL), une chaîne qu’on lance contre une vitre et qui reste coincée dedans, un clipping un peu trop apparent, un moteur physique surprenant, un ou deux plantages, un processus qui n'est pas tué quand on quitte le jeu…

Call Of Warez



Sergio Leone se retournerait dans sa tombe en voyant le premier saloon dans lequel on rentre tellement il est vide. Trois cowboys qui piccolent, un barman qui s’agite un peu, un piano qui joue tout seul… On m’interdit de lancer des chaises sur les gens et de provoquer une bonne vieille bagarre des familles. Puis vient le moment où on commence à me tirer dessus. Avec Billy, on joue infiltration et profil bas. Mais c’est dur de faire face à des sentinelles qui repèrent un pied qui dépasse d'une caisse à 300 mètres et qui font des tirs à la tête à la même distance avec une winchester rouillée.

Et pourtant… on sent qu’il y a du potentiel. D’abord le jeu est assez beau quoiqu’un peu trop gourmand. La distance de vue est sympa, l’éclairage très correct et la palette de couleurs bien choisie. Mais par dessus tout, la partie sonore assure une sacrée ambiance. Outre des musiques très jolies, ce sont surtout les doublages français qui impressionnent. Les doubleurs et les auteurs en ont fait des tonnes : Ray déborde de charisme et de phrases cultes et tout ce petit monde jure comme rarement dans un jeu (Tes couilles vont dire bonjour à mes bottes dans trois secondes !). Bref, ça donne envie de s’accrocher et de continuer. Et putain de bordel de pompe à cul, par la suite, c’est du lourd !

Il suffit d’une allumette et d’une paire de couilles et j’ai tout cela dans mon pantalon



Il y a trois façons de tirer sur les gens. Dans la première, Ray peut porter deux armes en même temps (pétoires et dynamite) ou un fusil. Dans la seconde, il fait du tir rapide en ne portant qu’un flingue et en reculant lui-même le chien. La dernière est la plus jouissive. Vous devez avoir vos armes rangées. A n’importe quel instant, vous pouvez dégainer les deux flingues et vider leur chargeur en mode bullet time. Ca permet de nettoyer une pièce et d’envoyer Ad Patrès en quelques instants trois ou quatre gars. Les combats sont vraiment sympa : les chapeaux s’envolent, les balles fusent… Ray peut tenir la Bible d’une main et la lire pour paralyser les ennemis. Ca ne marche pas toujours mais ça ajoute beaucoup à l’ambiance. Ray peut aussi lancer des torches pour faire cramer tout ce qui bouge. On ne pense pas toujours à l’utiliser alors que c’est vraiment pratique et que la progression du feu est très bien faite.

Les armes font très mal et sont peu résistantes. Elles chauffent et finissent par vous péter au visage, généralement au pire moment. Heureusement, on trouve facilement des bouteilles de whisky qui font regagner pas mal de vie. La difficulté est bien supérieure aux autres FPS actuels. En difficile, on avance avec précaution, un doigt sur la gachette et l’autre sur F5. Ca allonge la durée de vie du jeu qui reste un peu trop courte. Les niveaux sont assez classiques : attaque de train, ballade dans une mine… mais toujours efficaces. Dans la mine par exemple, on peut grimper et foncer dans un wagonnet en tirant sur les aiguillages pour les faire changer et en écrasant les crétins qui restent sur la voie. Les phases avec Billy sont sympathiques notamment grâce à l’utilisation du fouet en guise de grappin. Dans un passage, on doit même utiliser intelligemment le tonnerre pour couvrir le bruit qu’on fait. Ces phases restent inférieures aux gunfights avec Ray. Ces derniers se finissent par un duel assez rigolo dans lequel on doit descendre puis remonter la souris pour dégainer ce qui revient à mimer le geste qu’on ferait en vrai.
Je l’aime bien ce petit Call of Juarez. Certes, quelques épisodes de plus et une meilleure optimisation du moteur n’auraient pas été de trop. Ce n’est pas le jeu du siècle mais il fourmille de bonnes idées et propose vraiment une ambiance en béton et quelques passages d’anthologies qui font oublier que les finitions ont été faites à la hache de guerre.

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