Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

Battlefield: Bad Company

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
Battlefield, tout le monde connaît. Il y a des drapeaux à prendre, c’est du multi et en solo on joue contre des bots cons comme la lune. La guerre dans les FPS récents, c’est du sérieux. Il y a des méchants terroristes, on effectue des missions dans des endroits chauds du globe et on bute 600 personnes à la minute.

Dice a décidé de mettre un pain de C4 dans la fourmilière en concevant une version console de Battlefield appelée Battlefield: Bad Company avec une vraie campagne solo pleine d'humour qui reprend l’élément majeur de Red Faction : la possibilité de tout casser.
Preston est un soldat de l’US Army qui débarque dans la Compagnie B, appelée aussi la Bad Company parce qu’on y trouve tous les rebuts de l’armée, des types un peu déjantés qui ont fait quelques bêtises dans leur carrière. Il intègre la section du Sergent Redford. Il y rencontre Sweetwater, l’intello du groupe, et Haggard qui a une passion assez prononcée pour tout ce qui explose. Ils sont tous les quatre embarqués dans une guerre contre des russes (on ne sait pas vraiment qui, comment ou pourquoi) et se retrouvent à combattre des mercenaires payés en or. Très rapidement, gagner la guerre va passer après un objectif bien plus intéressant : mettre la main sur le stock d’or.

Il l'est l'or de se lever



Le scénario n’est pas des plus finauds mais il tient bien la route et donne à l’ensemble du jeu un côté film d’action tendance Bruckenheimer très réussi, le tout étant renforcé par une excellente bande originale avec un thème principal marquant. Mais le gros point fort du jeu c’est surtout son second degré et ses dialogues bourrés d’humour joués par d’excellents doubleurs français. On rigole de bon coeur quand on voit Haggard partir envahir tout seul un pays théoriquement neutre en tenant son fusil à bout de bras et en hurlant « de l’or ! de l’or ! ».

On pourrait comparer Battlefield: Bad Company à une sorte d’Operation Flashpoint hyper arcade. La campagne solo s’effectue sur 5 grandes cartes. On va d’un point à un autre en remplissant des objectifs qui ne sont pas d'une originalité folle et chaque nouvel objectif révèle une nouvelle partie de la carte. Même si le jeu est totalement linéaire, l’immensité des cartes permet d’introduire une grosse dose de liberté renforcée par la possibilité de détruire quasiment tout le décor. Red Faction avait échoué sur ce terrain car la majorité du jeu se situait en sous-sol ce qui imposait des limites à la destruction pour assurer la cohérence de l’ensemble. BFBC se passe toujours à ciel ouvert et les combats sont souvent concentrés dans les petits villages qu’on rencontre.

Reliable Excavation and Demolition



L’ennemi se planque derrière un mur ? Faites le sauter. Un grillage ou une barrière vous ennuie ? Faites le sauter. Il y a plein de monde dans une maison ? Faites la sauter. Des arbres cachent votre ligne de vue ? Faites les sauter. Une fois qu’on a compris que le chemin le plus court pour aller d’un point A à un point B, c’est la ligne droite, on se régale. DICE a pensé à tout pour faire des beaux feux d’artifice. Outre les caisses d’armes et les bidons et citernes d’essence, on peut utiliser des grenades, des lance-grenades, des lance-roquettes, des bazookas, des charges de C4, des frappes aériennes, des tirs de mortier, des tanks, des hélicoptères… On va pinailler en précisant que tout n’est quand même pas destructible. Il subsiste toujours quelques piliers en bétons et quelques planchers histoire de ne pas bloquer le joueur dans sa quête ou dans sa chasse au trésor.

En effet, outre la quête principale, le joueur est amené à trouver des caisses d’or disséminées un peu partout et à ramasser le maximum d’armes différentes possible. Ca ne sert pas à grand chose à part à dire « tiens je n’avais pas celle-là dans ma collection » mais c’est toujours sympa. DICE a utilisé un mécanisme intéressant pour les armes : ils ont nettement diminué la cadence de tir (par rapport aux autres jeux/aux armes réelles) et ils ont largement exagéré les bruitages. Ca donne une impression de puissance énorme alors qu’au final on ne fait pas plus de dégâts. J’oubliais de le préciser mais les balles traversent évidemment les parois fines. Le système de santé aussi est original. Après des années de « je me mets à couvert et je redeviens en forme », on retrouve les bons vieux 100 points de vie qui partent très vite. Par contre, on peut utiliser presque à volonté (il faut un peu de temps pour que ça se recharge) une seringue permettant de remonter sa vie à fond. Ce système permet de ne pas casser l’action tout en obligeant le joueur à ne pas trop jouer les casse-cous. De la même manière, quand on meurt, on réapparaît au dernier checkpoint mais la situation est la même que quand on était mort, exactement comme si on respawnait dans un jeu en ligne. Les checkpoint étant souvent éloignés de l’action, on fait gaffe à sa vie.

Weapon Of Choice



La cerise sur le gâteau de la campagne solo sont les véhicules. A bord d’un bateau, d’une jeep ou d’un tank, on coupe à travers champs, on écrase les arbres et on tire sur tout ce qui bouge. Il y a même un auto-radio qui passe de la musique jazzy de fort bon goût. Faire des duels de tanks sur un terrain de golf était une expérience intéressante. A pieds comme en véhicules, les combats sont très nerveux et l’IA a oublié d’être conne. Ils savent se planquer et utiliser à merveille la destruction du décor ce qui fait qu’un couvert ne tient pas bien longtemps. Je n’ai finalement que trois regrets pour le solo : c’est un peu trop court (même en difficile), il n’y a pas de mode coop et la fin est bâclée. Mais franchement le jeu vaut le coup rien que pour son mode solo surtout si vous cherchez quelque chose de frais. Et en plus il y a le multi…

En multi, les joueurs sont divisés en deux équipes. Les défenseurs doivent empêcher les attaquants de dégommer des caisses d’or. Les attaquants ne peuvent respawner qu’un nombre de fois limité symbolisé par une barre de respawn. Le jeu se passe sur des grandes cartes généralement divisées en zones plus petites. Une fois que les deux premières caisses sont détruites, une nouvelle zone est disponible, deux nouvelles caisses apparaissent et la barre de respawn remonte et ainsi de suite jusqu’à la dernière zone. Le jeu se joue jusqu’à 24 joueurs et conserve bien évidemment ce qui fait le charme du mode solo : les véhicules et la destruction. C’est d’ailleurs assez surprenant de voir encore des joueurs fait consciencieusement le tour d’une clôture alors qu'ils ont un lance-grenade dans les mains. Globalement, le niveau n’est pas très élevé si vous touchez un peu aux FPS, vous devriez bien vous amuser très rapidement. Les affrontements sont bien violents, l’action est rarement statique et les cartes sont variées bien que peu nombreuses. De plus, le jeu inclue un système de progression à base de points d’expérience et de grades très à la mode en ce moment. Il y a tout un tas de grades, de médailles, de succès et d’armes à débloquer. C'est parfois assez bordélique et il manque quelques fonctionnalités pourtant importantes mais les amateurs de shoots multi musclés en auront pour leur argent.

Ca va péter!



La fête ne serait pas complète sans une partie technique soignée et c’est le cas. BFBC est beau et éloignée des stéréotypes marron-gris habituels. On fait la guerre dans des champs d’herbe bien verte avec mêmes quelques fleurs sous un ciel bien bleu. Ce serait presque bucolique si ça n’explosait pas dans tous les sens. Les particules volent dans tous les sens et le framerate reste impeccable même quand la moitié du décor part en fumée. Par contre, l’intérieur des bâtiments fait tâche par rapport au reste : ils sont vides et pauvrement texturés. Le sound design est impeccable et fera hurler vos voisins si vous avez l’installation qu’il faut.
Je me rends compte que j’ai écrit une sacré tartine sur Battlefield: Bad Company mais il le mérite bien plus qu’un certain Call of Duty 4 : Modern Warfare. Alors qu’Infinity Ward s’est enfoncé dans les clichés et l’immobilisme, DICE a eu le courage de proposer quelque chose de neuf et de frais en multi comme en solo en dynamitant les codes du genre. J’ai hâte de voir ce que donnera la prochaine production EA/DICE : Mirror's Edge.

SCREENSHOTS

Rechercher sur Factornews