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Batman Begins

Fakir Bleu par Fakir Bleu,  email
L’homme chauve souris revient pour sa cinquième aventure cinématographique et au nom des synergies commerciales, le jeu qui va bien nous est livré par Electronic Arts pour donner au Bat-fan sa dose de Bat-aventures. Alors qu'en est-il vraiment de ce Batman Begins, délire gothique à la Burton ou pastiche psychedelico-gay à la Schumacher ?

Bat to the roots


Tout d’abord, première mise en garde, bien que n’ayant pas vu le film, je pense que le jeu spoile allègrement l’intégralité de la réalisation de Christopher Nolan, donc voilà, vous êtes prévenus, ces quelques lignes n’aborderont que peu la trame scénaristique de l’aventure afin de préserver tout le suspense pour les potentiels spectateurs. Cet épisode traite donc des origines de la chauve-souris en collant, avec l’ambition de se rapprocher au plus prés du renouveau de la BD avec un héros sombre, torturé, en proie à ses propres démons. Pour un film axé sur la peur, le super-vilain désigné s'est vu être tout logiquement l'épouvantail. L'ambiance et notamment le choix des couleurs et éclairages sont, comme dans le film, particulièrement soignés. La progression est ponctuée d’extraits du film, et si elle est assez linéaire du fait de nombreux scripts, elle demeure bien rythmée.

Un Bat Canada Dry


Et oui, ça a le goût de plein de choses, mais ça saoule pas comme les vrais. Batman Begins est donc un infiltro-burno-beat’em all. En effet, le principe du jeu est en lui-même assez répétitif. Il vous faudra vous glisser subrepticement dans les bâtiments. Vous disposez d’un radar qui vous indique les angles de vue de vos adversaires et vous permet de vous faufiler dans leur dos pour mieux les égorger (bon en fait, Batman a laissé son couteau de boucher au manoir afin qu’Alfred le lui nettoie donc il se contentera de les assommer). Si jamais les forces en présence sont trop nombreuses, il faudra trouver le moyen de les effrayer en faisant s'effondrer un échafaudage ou exploser une voiture afin de leur faire souiller leurs dessous de peur, et profiter de leur temps de panique pour fondre sur eux tel un teckel enragé. Le mécanisme revient assez systématiquement et l’utilisation du batarang ainsi que du grappin devient dans ces moments primordiale.

La partie combat est quant à elle assez sommaire. On dispose d’un coup de poing, un coup de pied et également d’un troisième bouton qu’il faut presser au moment voulu afin d’effectuer un coup spécial (balayette, coup multiple, coup imparable, fatalité .…). On est également gratifié de poursuites en bat mobile (enfin, plus un bat-tank dans le cas présent). Cette séquence fait fortement penser à Burnout avec son lot de turbos et de crashes au ralenti. Toutefois comme dans les deux phases précédentes, la conduite est ici simplifiée et ne pose pas trop de problèmes.

Un jeu pour les Bat addicts


La réalisation technique est quant à elle correcte. Les graphismes sont au niveau sur Xbox même s’ils souffrent de la comparaison avec d’autres jeux, par exemple Splinter Cell : Chaos Theory, qui propose des éclairages plus réalistes et mieux étudiés pour l’infiltration. Les animations sont par contre un peu hachées, et la montée des échelles est assez grotesque. On dirait une grenouille qui patine sur une surface savonneuse, pour faire dans la comparaison hasardeuse. La musique est conforme à la série et accompagne bien l’action. La durée de vie est d’environ 8 heures, ce qui devient la norme pour ce type de jeu à licence…

Batman Begins est un produit bien formaté, qui ravira sans nul doute les fans du film. L'action proposée est bien cadrée, sans prise de tête, à la progression régulière et aisée. Le joueur occasionnel fan de la chauve-souris tient là un bon divertissement et, qui plus est, sera ravi des nombreux bonus déblocables typés DVD (interview des acteurs, réalisateur, etc...). Les autres resteront sur des titres plus consistants.

SCREENSHOTS

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