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Animal Crossing Wild World

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Il y a quelques années, débarquait sur GameCube un de ces OVNIs vidéoludiques dont seul Nintendo a le secret : Animal Crossing. Aujourd'hui, Big N porte son simulateur de rien sur DS, garni de pas mal de petites améliorations. Est-ce que ça vaut le coup d'emménager une fois de plus dans le petit village d'animaux ? C'est ce qu'on va voir.

En grossissant énormément le trait, le principe d'Animal Crossing Wild World rappelle un peu celui des Sims. Mais un Sims où on ne devrait pas aller faire caca et réparer l'évier trois fois par jour, et où la totalité du temps de jeu serait passée à s'occuper de sa petite personne et de son environnement. Mais reprenons depuis le commencement.

Animal Crossing Wild World débute dans un taxi, où le chauffeur vous posera différentes questions, qui sont autant de prétextes pour définir votre avatar, son nom, son sexe, son apparence, et le nom du village de destination. Une fois sur place, il vous faudra en premier lieu vous faire connaître à la mairie, avant d'aller rendre une petite visite à Tom Nook, le raton-laveur marchand du village, qui vous a construit une petite maison avant votre arrivée afin que vous ne vous retrouviez pas à la rue. Dans un premier temps, vous devrez accomplir quelques courses pour lui, afin entre autres d'apprendre à connaître vos nouveaux voisins. Une fois ces quelques tâches bouclées, vous voilà libre de vivre votre vie comme bon vous semble au sein du village. Bien sûr, il faudra rembourser Nook pour la construction de votre maison, mais rien ne presse, et jamais il n'enverra un homme de main vous briser les rotules à coups de cric si vous deviez traîner pour payer.


Free as a bird


Mais alors, que faire pour profiter pleinement de cette liberté ? Les possibilités d'action ne sont finalement pas si vastes : discuter avec ses voisins, pécher, cueillir des fruits, creuser des trous dans le sol pour déterrer d'éventuels trésors enfouis, attraper des insectes, meubler son petit chez soi... Et c'est à peu près tout. Limité, le gameplay ? Pas si sûr. Allez savoir pourquoi, on revient sans cesse faire un tour dans ce petit village, sans jamais se lasser. Pas pour des sessions de plusieurs heures, non. Les mécanismes du jeu ne se prêtent de toute façon pas à ça, mais plutôt à des petits passages de quelques dizaines de minutes. Animal Crossing Wild World se déroule en effet en temps réel : pas question d'aller faire ses courses ou rendre une petite visite à votre voisin à trois heures du mat' : il va falloir vous y faire, mais la nuit, les honnêtes gens dorment.

Car le gros point fort du jeu, c'est naturellement son aspect vivant : les habitants du village vaquent à leurs occupations, vous envoient du courrier, vous offrent des cadeaux, discutent entre eux, vous confient de petites "missions"... On trouve sans cesse de quoi s'occuper, malgré l'apparente simplicité de l'ensemble, et jamais le joueur n'a l'impression que le monde qui l'entoure dépend uniquement de lui.

L'une des occupations majeures sera bien évidemment de se faire une maison agréable à vivre. Et pour ça, pas de secret : village d'animaux ou pas, il va falloir mettre la main au porte-monnaie. Tom Nook vous fournira tout ce qu'il faut pour meubler votre domicile, quand il ne vous proposera pas carrément de l'agrandir, moyennant une somme astronomique. Et pour trouver des clochettes (la monnaie locale), les moyens ne manquent pas : vente de meubles, de poissons, d'insectes ou de fruits, toutes les occasions sont bonnes pour mettre la main sur des espèces sonnantes et trébuchantes.


C'est la fête au village


L'un des gros plus du jeu par rapport à la version Gamecube, c'est bien évidemment son mode online tirant parti de la Wi-Fi Connection. Ainsi, après avoir saisi le code d'un de vos amis, il vous sera possible d'aller lui rendre visite ou de l'inviter chez vous. Ces visites ne seront pas inutiles, toujours d'un point de vue financier, puisque les fruits exotiques (à savoir ceux qui ne poussent pas dans votre village à la base) se vendent bien plus chers. Ainsi, si vous rendez visite à un pote, pensez à secouer quelques-uns de ses arbres fruitiers pour ramener des provisions que vous pourrez soit revendre immédiatement, soit - plus stratégique - planter dans le sol afin de faire pousser un arbre qui donnera à son tour des fruits.

Le mode online ne se limite pas à ça, et certains animaux déménageront au fil du temps. Pour peu que vous ayez tissé des liens avec eux, leur départ ne manquera pas de vous provoquer un petit pincement au coeur, avant de vous réjouir lorsque vous les retrouverez dans le village d'un de vos amis et que vous vous rendrez compte qu'ils se souviennent de vous. Ce jeu est vivant, je vous dis. On déplorera juste quelques petites légèretés une fois le mode en ligne établi, comme le fait par exemple que tous les habitants se retrouvent systématiquement cloîtrés chez eux, mais ce petit défaut ne gâche en rien le plaisir du jeu.

Techniquement, le jeu n'impressionne pas, il se contente de séduire : la 3D est assez minimaliste, mais reste mignonne tout plein. Tout est rond et coloré, les animaux sont absolument craquants du fait de leurs expressions (gais, tristes, colériques...), d'autant plus que chacun possède sa propre personnalité. Et bien sûr, en visitant d'autres village, vous rencontrerez des habitants différents de chez vous, qui pourront à leur tour venir planter leur tente sur votre lopin de terre si l'envie leur en prend. L'aspect sonore du jeu est lui aussi très simple, avec de petites mélodies qui changeront en fonction de l'heure, du lieu ou de la météo. La version française du jeu est une véritable réussite, avec des dialogues faussement niais et toujours pleins d'humour, un peu dans le style d'un Zelda.

La jouabilité est extrêmement intuitive grâce à l'utilisation du stylet : que ce soit pour se déplacer, interagir sur l'environnement, accéder à votre inventaire ou taper du texte sur le clavier virtuel. Certes, le jeu n'a pas été "pensé" pour la DS comme un Trauma Center, mais tout tombe bien sous le stylet, et on effectue toutes les actions possibles sans aucune difficulté. On regrettera juste que le deuxième écran ne soit pas réellement mis à contribution, et se contente la plupart du temps d'afficher le ciel.

Animal Crossing Wild World séduit, c'est le mot qui convient, par son concept frais, sa réalisation mignonne, ses possibilités quasi-infinies. Bien sûr, les joueurs ayant besoin d'être assistés du début à la fin n'accrocheront sûrement pas à ce concept de liberté totale où l'on n'est pas au centre de l'intrigue. Les autres, ceux ayant besoin de s'aérer l'esprit, ne seront vraisemblablement pas prêts de décrocher de ce petit univers vivant, en revenant sans cesse dans ce deuxième foyer virtuel.

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