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PREVIEW

The Saboteur

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Quoi de mieux qu'un bar parisien avec des hotesses habillées façon French Cancan pour présenter The Saboteur ? On a donc pu découvrir le nouveau titre de Pandemic dans une ambiance cosy et en bonne compagnie. Des jeux sur la seconde guerre mondiale, il y en a eu un paquet mais des jeux sur la résistance, il y en a eu quasiment aucun à part la deuxième Medal Of Honor sur PSone. Donc pour une fois qu'on fait autre chose que tuer des allemands à la chaîne en normandie, on ne va pas cracher dans la soupe. D'ailleurs il y avait vraiment de la soupe à cette soirée. Et du vin. Mais ce n'est ni la soupe ni le vin ni les filles qui font qu'on a envie de croire en The Saboteur mais son lead designer, Thomas French.
Déjà, avec sa dégaine, sa barbe et sa crète, on se dit qu'il a servi d'inspiration dans son studio pour le technoviking. Et puis il est super sympa. Après quelques verres, on laisse tomber les banalités d'usages et je commence à lui demander ce qu'il a fait avant. Surprise : c'est un ancien de Black Isle. Il a bossé comme développeur/scripteur sur les deux premiers Fallout puis sur les Icewind Dale avant d'ête producteur sur le projet Van Buren ! Du coup on a parlé de Fallout 3. Comme pas mal de monde, il a été impressionné par le travail de Bethesda pour réinventer le Wasteland en 3D mais il a trouvé que les combats étaient un peu trop répétitifs et surtout que le jeu manquait d'humour. Il parle de Chris Avellone comme d'un mec super sympa qui couvrait le bureau de Thomas de post-its avec toutes ses idées folles pour Fallout 2. Il m'a confié qu'ils ont quand même retiré les pires. On n'ose même pas imaginer ce qu'ils ont autocensuré vu ce qu'on peut déjà faire dans le jeu. Comme beaucoup, il a hate de voir ce que va donner Fallout New Vegas.

Après Black Isle, Thomas a failli rejoindre Obsidian mais fondamentalement, il avait envie de designer ses propres jeux et il préfère les jeux d'action aux JDRs. Il a donc rejoint Pandemic et a démarré comme designer sur le premier Mercenaries avant de démarrer son grand projet, The Saboteur. Dans ce jeu qui est en développement depuis 5 ans, on joue le rôle de Sean, un pilote de course irlandais qui va aider la Résistance dans le Paris de l'Occupation après qu'un de ses amis a été tué. Le jeu possède une vague base historique mais à la manière d'Inglorious Basterds, les développeurs se sont complètement lâchés. Si une partie de Paris a été fidèlement reconstitué, les graphistes ont largement exagéré le côté "occupé" et le côté "nazi". Les drapeaux nazis et les patrouilles sont omniprésents, il y a des grillages et des barbelés partout, des zeppelins survolent la ville et des canons de DCA (utilisables par le héros) sont présents sur les toits. Combiné au Paris de l'époque, ça donne un résultat étonnant et fort agréable. La ville est divisé en quartiers plus ou moins riches. Dans chaque quartier, il faudra faire grimper le "Will to fight" qui représente l'espoir des habitants en affrontant les forces allemandes. Quand le WTF (eh oui) est bas, le jeu est en noir et blanc avec juste quelques éléments colorés (à la Sin City) comme le sang bien rouge, les drapeaux nazis et les flammes. Franchement, ça pue la classe. On se dit que tout le jeu aurait du rester comme ça. En effet, quand le WTF augmente, le jeu reprend des couleurs. Il reste joli mais ce n'est pas exceptionnel et c'est assez classique.

Quand le WTF est élevé, les Allemands restent présents mais retranchés dans leurs QG. De même, on sera aidé par la Résistance si on attaque des Allemands dans un quartier avec un fort WTF. Le jeu s'apparente un peu à un Assassin’s Creed. On se promène librement à pied ou en voiture dans Paris en évitant les patrouilles et on peut grimper à peu près n'importe où pour se promener sur les toits. Autant le dire de suite, la grimpette est nettement moins fluide que dans AC et la conduite est perfectible mais ce n'est pas rédhibitoire. La quête principale consiste en une série de missions dans Paris et la banlieue où il faut dégommer du nazi gradé ou faire sauter des bâtiments allemands. Après il faut s'échapper et aller se planquer, généralement dans un bordel. A ce sujet, n'espérez pas de sexe mais juste des danses topless. Certaines des filles auront un rôle important dans la quête principale. Thomas m'a confié qu'il trippait bien sur les jolies filles dénudées qui portent des gros flingues (t'es pas le seul mec).

Des quêtes secondaires sont aussi au programme. Dans les missions, il est possible de se la jouer infiltration et de faire des stealth kill mais on peut aussi y aller franco et rentrer dans le lard et là on se retrouve dans un TPS avec cover et compagnie. Ca reste un jeu Pandemic donc souvent imparfait (mon dieu les combats au corps à corps...) et avec un feeling assez aléatoire mais on s'amuse bien et le cadre donne envie de progresser. Les missions permettent de gagner de l'argent qui sert à acheter de l'équipement au marché noir. De ses années passées sur les Fallout, Thomas a conservé les perks : au fur et à mesure du jeu, le héros va gagner des compétences spéciales du genre recharger super vite. Pour ceux qui ont encore mal à leur fondement en repensant à la version PC de Mercenaries 2, sachez que The Saboteur n'utilise pas le même moteur. A côté des nombreuses bornes faisant tourner la version 360, la version PC tournait au poil sur une bécane classique de joueur et le jeu semblait plus beau que sur console. On n'a pas assez joué pour donner un avis réel sur le jeu mais il fait partie des titres à surveiller. Il sort le 4 décembre sur PC, 360 et PS3.
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