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PREVIEW

Stranglehold : Aie Tequila !

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Accueilli dans les sympathiques locaux d'heaven, j'ai pu mettre les mains sur une version encore en développement de Stranglehold version 360. Même si l'inspecteur Tequila est de la partie, Stranglehold n'est pas vraiment la suite directe de A Toute Epreuve mais plutôt une suite spirituelle, une sorte de jeu-hommage du cinéma de John Woo période HK avec son acteur fétiche qui plonge sur le coté en tirant avec deux flingues sur fond de colombes qui volent. Trois chapitres étaient jouables sur les sept que comptera le jeu final (comptez environ 70 niveaux) et si la téquila ne coulait pas à flot, on peut dire qu'il pleuvait des balles.
La participation de John Woo ne s'est pas limitée au rôle de consultant créatif : il a fait le storyboard, placé quelques caméras et vérifié qu'on respecte la "John Woo Touch" à chaque instant. Il s'est même offert un mini-rôle dans le jeu en la personne du barman qui sert à Chow Yun-Fat son poison mexicain. L'acteur a aussi participé au jeu en prêtant sa voix et en faisant un peu de motion capture. Dans le jeu, la femme et la fille de Tequila se font enlever et son coéquipier se fait descendre. Du coup, il décide de descendre les mafieux du coin, c'est à dire la moitié de Honk-Kong.

Stranglehold est un TPS dans lequel on flingue tout ce qui bouge mais avec classe et au ralenti, le fameux bullet time. Ce dernier s'effectue de deux manières : soit on l'active et désactive à volonté avec la petite gâchette droite et on dispose d'environ 15s de ralenti (la jauge se recharge quand on ne fait rien), soit il se déclenche de façon automatique selon le contexte quand on appuie sur la gâchette gauche.

Par défaut, ce bouton permet de plonger. Si des ennemis sont présents à l'écran, le jeu passe automatiquement au ralenti. Si vous êtes prêt d'un chariot, Tequila plonge dessus et roule. Si vous êtes près d'une rampe, il saute dessus et glisse, toujours au ralenti. Si vous êtes devant une table, il fera une glissade dessus. Au début on ressent une légère frustration qui s'estompe vite devant un constat évident : on s'amuse beaucoup et tout s'enchaine à merveille. Au bout de quelques minutes, on se prend à marcher sur les murs avant de sauter en arrière pour retomber au milieu de mafieux qu'on abat en faisant une roulade.

On ne tire pas uniquement sur tout ce qui bouge : on dégomme aussi tout ce qui ne bouge pas. Grâce au moteur havok, une grosse partie de l'environnement est destructible et pour une fois cela sert le gameplay. Une table ou un pilier vous gêne ? Quelques coups de shotguns et le problème est résolu. En tirant du décor, on peut tuer ceux d'en face par exemple en leur faisant tomber un climatiseur sur le crâne. Comme dans quelques jeux récents type Gears of War, on peut se mettre à couvert mais comme les ennemis détruisent aussi le décor, on ne reste pas longtemps derrière son bout de mur ce qui rend le jeu très dynamique. Parfois, on se retrouve en situation de mexican standoff, c'est à dire qu'une demi-douzaine de types braquent leur flingue sur soit tandis qu'on les menace en retour. Ca se résout par une mini-séquence où on doit rapidement éviter les balles tout en flinguant ceux d'en face.

En bref, on s'y croit et le jeu nous pousse dans ce sens. Plus vous tuez avec style et plus une jauge monte. Cette jauge vous permet d'utiliser un des quatre pouvoirs. Le premier permet de regagner de la vie tandis que les trois autres ont l'air de sortir de Total Overdose. On retrouve le "Tourbillon Ramirez" sauf qu'à la place du Gringo Loco, c'est un Tequila bien frappé qui flingue tout le monde dans un magnifique 360 accompagné de quelques colombes. Un autre pouvoir permet de faire un tir précis avec une caméra qui suit la balle jusqu'à cible et le dernier est une sorte de mode fury où on flingue sans se préoccuper des balles. A ce sujet, outre les éternel Beretta 9mm, on peut trimballer un autre flingue du genre shotgun ou fusil d'assaut.

Propulsé par l'Unreal Engine 3, le jeu est joli sans être exceptionnel. Il a le mérite d'afficher un framerate constant et décent malgré la tonnes de particules et de débris qui volent. Les effets d'eau et de balles qui passent sont très réussis mais la modélisation des armes laisse à désirer. Il reste encore quelque bugs de collisions et le bruit des armes n'est pas très convaincant. Les niveaux m'ont semblé assez inégaux dans leur qualité et je n'ai pas pu tester le mystérieux mode multijoueurs dont nous n'avons aucun détail.

Sauf accident de dernière minute, Stranglehold comblera tous les fans de jeux d'action et reste un bel hommage à un genre de cinéma où les méchants meurent à la pelle propulsés par d'innombrables bidons explosifs. Débranchez le cerveau et sortez le pop-corn, c'est du grand spectacle. Le jeu semble assez dur et doté d'une bonne durée de vie mais attendons le test pour se prononcer. Une démo sera disponible mi août sur 360 et PS3 et le jeu sort le 7 septembre.
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