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PREVIEW

Out There Omega (bêta)

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
 
Écoulé à plus de 250 000 exemplaires sur mobiles, ce qui est un fort joli score pour un jeu payant, Out There fait partie des jeux marquants de 2014. Espèce de roguelike à mi-chemin entre un Faster Than Light sans combats et un livre dont vous êtes le héros, le jeu de Mi-Clos avait de solides arguments à faire valoir, malgré son aléatoire un peu abusif. Sur le point de souffler sa première bougie, Out There va nous offrir une mise à jour et (enfin !) une version PC. Premières impressions sur la bêta de cette dernière.
Le principe de base d’Out There n’a pas changé : seul passager d’un vaisseau de transport en direction de Jupiter, vous êtes en cryogénisation et sous le contrôle d’un pilote automatique. Sauf que quand vous vous réveillez, vous n’êtes pas sur Jupiter. Vous êtes seul, quelque part ou plutôt nulle part dans l’espace. Reste à tenter de survivre en explorant les systèmes alentours, rencontrant les races qui y vivent, collectant des ressources et développant de nouvelles technologies. Et, éventuellement, retrouver le chemin de la Terre. Ou tracer une nouvelle route.

Alors on va répondre immédiatement à la question que se pose CHAQUE personne ayant joué à Out There : oui, l’irritante animation des sauts FTL et son bouton “Passer” ont disparu. Ce détail mis à part, l’ergonomie du titre n’a pas changé : c’est simple, fluide, intuitif et bien organisé. Mes gros doigts boudinés apprécient le confort d’utilisation à la souris sur mon 22 pouces plutôt qu’au tactile sur le 5 pouces de mon Nexus. Et contrairement à mes craintes, le passage sur grand écran ne réduit pas la qualité esthétique du jeu. Outre de nouveaux décors tout aussi magnifiques que leurs prédécesseurs, un nouveau moteur graphique empêche le tout de pixelliser ou d’aliaser. On a notamment une sensation de profondeur beaucoup plus nette qui se dégage des arrière-plans quand on est sur une planète. C’est parfois superbe.

Quand se posent là-dessus les compos de Siddharta Barnhoorn, le voyage est immersif, parfois apaisant, parfois angoissant. L’âme du jeu est toujours là : ce mélange des genres entre la difficulté erratique d’un roguelike et le rythme plus posé d’un jeu narratif, le tout relevé de pointes d’humour. L’ambiance très particulière et les nombreux échecs inhérents à la génération procédurale forcent à gratter un peu le vernis pour s’intéresser aux subtilités de gameplay. Ne pas remplir son réservoir de carburant avant un saut, utiliser les planètes jardins pour faire le plein d’oxygène, privilégier les technologies d’analyse (scanner et téléscope) pour estimer le potentiel et les dangers des systèmes, bien disposer ses technologies pour bénéficier de bonus, réfléchir à l’ordre de visite des planètes… Toutes ces tactiques sont toujours valables - et nécessaires pour espérer atteindre l’une des fins du jeu. Même si on subit toujours des game over rageants parce qu’ils ne sont pas entièrement de notre fait.

50 nouveaux events narratifs aléatoires viennent s’ajouter aux centaines déjà présents. La bêta étant limitée (la partie s’arrête automatiquement au bout d’un certain nombre de systèmes visités), difficile de dire à quel point cela change le gameplay. J’ai l’impression d’avoir rencontré plus d’events neutres que positifs ou négatifs, mais c’est sans doute juste une impression. En tous cas, avec ces nouveaux events, ainsi que de nouveaux vaisseaux, de nouvelles races aliens et une nouvelle fin (portant le total à 5), il y a suffisamment d’ajouts pour remettre le doigt dans l’engrenage. Même si l’augmentation du prix qui en découle semble un peu forte (3,99 euros pour la version actuelle contre 9,99 euros pour la version Omega - 8,99 euros si vous précommandez maintenant). Ce qui s’explique sans doute par le fait que la mise à jour sera gratuite pour ceux qui ont déjà le jeu original.
Toutes les qualités d’Out There sont déjà présentes dans la bêta de cette fort jolie version Omega et il est appréciable de pouvoir y jouer sur PC. Mais n’attendez pas un changement radical sur le fond : l’aléatoire guette et il n’est pas toujours bienveillant.
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