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PREVIEW

Orcs Must Die! Unchained

Yolteotl par Yolteotl,  email
 
Orcs must die! est un Tower Defense à la 3ème personne plaçant le joueur aux commandes d’un héros ajoutant ses propres dégâts aux traditionnels pièges et tours du genre. Le premier, très apprécié des joueurs, offrait un humour décalé et un gameplay efficace en nous faisant arpenter différents donjons en solitaire tandis que le deuxième prolongeait l’aventure en ajoutant un mod coop et de nouveaux éléments de gameplay. Pour ce troisième opus, Robot a cédé aux sirènes des arènes en ligne à 5v5 et du Free-to-play. Pari risqué sur un secteur déjà bien encombré.

Mon Orc Bien Aimé

Le jeu se présente sous la forme d’une carte asymétrique disposant de deux camps pour chaque équipe. (Une seconde carte avec 3 camps est en développement).
Les joueurs ont à leur disposition quatre sorts ou attaques, un passif et deux objets activables, de quoi permettre une bonne variété et, bien que le nombre de héros disponibles actuellement soit assez restreint, tous les rôles classiques sont déjà attribués.
Une partie démarre sur une phase de préparation durant laquelle les joueurs sont amenés à choisir quels orcs contrôlés par l’IA vont tenter, à chaque vague, d’atteindre la faille adverse. Dans le même temps, ils mettent en place une défense commune à base de pièges dans une zone dédiée située devant le gardien, équivalent des tours de LoL/Dota. Chaque joueur va ensuite, selon son rôle, supporter ses orcs afin qu’ils aillent le plus loin possible, ou a contrario empêcher l’avancée des orcs adverses.

La partie avance, les zones de pièges se remplissent, les joueurs améliorent leur camp pour y mettre des créatures plus puissantes. Ils ouvrent ensuite leur deuxième camp qui obligera l’adversaire à diviser sa défense. Dans le même temps, les joueurs peuvent améliorer leur personnage grâce aux assistantes qui compensent l’absence de leveling du héros durant la partie par le biais de passifs améliorant résistances, regen et autres capacités du personnage. La victoire est acquise quand 20 orcs atteignent la faille adverse, une partie durant en général entre 15 et 25 minutes.
Bien que l’on retrouve des composantes similaires aux MOBA (minions, gardien faisant office de tours, lane…), la comparaison s’arrête là. Ici les stars du jeu ne sont paradoxalement pas les héros, mais les orcs qui sont les seuls à pouvoir faire gagner la partie, les joueurs étant en quelque sorte des babysitters glorifiées.

Ohé Ohé capitaine abandonné...

Malgré un rythme de jeu très soutenu, il ne faut pas oublier la stratégie et les différents mécanismes de jeu. En attaque, il est nécessaire de combiner judicieusement les différents monstres et glyphes améliorant ces derniers pour obtenir la composition la plus optimale possible tout en choisissant à quel moment ouvrir ou améliorer les camps. La partie est aussi ponctuée par l’apparition de Capitaines donnant un avantage aux assaillants. Avantage à double tranchant car si l’équipe assaillie réussit à tuer ces unités, elle sera récompensée de manière significative. Il faudra aussi que leus joueurs se montrent prudents : si leur avatar décède de manière prématurée, un coffre renfermant une récompense apparaît et il peut être récupéré par n'importe quel camp.



Enfin, même si défense et attaque sont deux composantes bien distinctes, la première récupère pour toute l’équipe un type de monnaie permettant d’acheter pièges et améliorations, alors que la seconde gagne une autre monnaie pour l’équipe permettant l’ouverture et l’amélioration des camps. Il est donc obligatoire d’avoir une équipe équilibrée pour vaincre son adversaire. Les compositions trop offensives, trop défensives ou ayant un écart de niveaux trop important sont vouées à l’échec.

Attrapez-les tous !

L’autre grand aspect du jeu ne se situe pas à proprement parler dans celui-ci. Comme dans un Heartstone, le joueur va recevoir de façon régulière des paquets de cartes. Pièges, objets, orcs, etc… Tous les éléments du jeu sont représentés par ces cartes.
 
Grâce à un éditeur dédié, le joueur va pouvoir composer ses decks correspondant à un héros particulier ou à un rôle défini. Ces decks prennent par la suite toute leur ampleur quand une équipe les synchronise pour obtenir les meilleures combinaisons possibles.


À la création du compte, les choix sont limités (moins de pièges, pas d’objets…), il faut alors enchaîner les parties pour gagner des niveaux et débloquer les différents slots. Pour chaque niveau, le joueur reçoit gratuitement un paquet de cartes, et arrivé au niveau maximal, il aura à sa disposition plus de 450 cartes. Tous les joueurs arrivent ainsi à se constituer des decks solides, même sans débourser le moindre centime.

It’s a trap !

A l’instar du jeu lui-même qui pioche les bonnes idées à gauche et à droite, le modèle économique de Orcs must die s’inspire largement de la concurrence.

Les héros sont achetables en argent réel à un prix assez élevé (~7€) mais aussi via la monnaie gagnée à chaque partie (une centaine de parties), ou encore avec un peu de chance dans un paquet de carte. En plus de cela un héros est gracieusement mis à disposition des joueurs chaque semaine.
Les paquets de cartes sont en revanche plus accessibles puisqu’une petite dizaine de parties (ou ~0.8€) suffira. Quand le joueur ne désire pas certaines des cartes obtenues, il peut alors les broyer afin d’en acheter de nouvelles dans un magasin séparé dont l’inventaire tourne régulièrement.
Enfin les changements cosmétiques sont disponibles uniquement avec de l’argent réel.
Le modèle économique semble pour le moment équilibré, on attendra néanmoins la sortie pour se faire une idée définitive.

On regrettera que Robot ait confié la gestion des serveurs européens à Gameforge, obligeant les joueurs à utiliser son client pour l’installation. Le jeu devrait cependant être disponible sur Steam à sa sortie.
 
Avec ce troisième opus, Robot entertainement livre un jeu accessible, intense et ambitieux à mi-chemin entre un Tower Defense, un jeu de cartes, et un MOBA. L’ensemble, en beta fermé depuis juin, prend pour l’instant une direction encourageante. La plus grande interrogation se situera alors au niveau des joueurs : N’étant plus vraiment un Orcs must die! et n’étant pas vraiment un MOBA, les développeurs prennent le risque de se couper des groupes déjà existants et se retrouvent dans l’obligation de faire émerger une nouvelle communauté. Pas gagné.

Une beta ouverte est prévue d’ici la fin de l’année, des packs fondateurs sont disponibles à l’achat sur le site officiel et des clés gratuites sont trouvables un peu partout sur le web.