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Need for Speed : The Run

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
L'autre jeu qu'Electronic Arts présentait la semaine dernière, c'était Need for Speed : The Run, le nouvel épisode de la série développé par Black Box, un studio auquel on doit des épisodes plutôt sympa comme Most Wanted, et d'autres plus qu'oubliables comme Carbon ou Undercover.
Annoncé lors du dernier E3, ce NFS The Run ne nous avait pas fait à l'époque une très forte impression, à cause notamment de nouveautés de gameplay assez discutables comme ces fameuses phases à pieds gavées de QTE qui ont tant fait jaser. Lors de la présentation du jeu la semaine dernière, EA est revenu très brièvement dessus, et a assuré qu'elle représentait environ 10% du gameplay total, mais n'a rien annoncé de nouveau à leur sujet. Elles serviront principalement à faire avancer le scénario, celui-ci narrant les mésaventures de Jack, un pauvre gars endetté qui va participer à une course traversant tous les Etats-Unis et tenter de l'emporter face aux 200 autres participants. Mais vous avez bien raison, le scénario, on s'en fout royalement.



Ce qui nous intéresse après tout, c'est de mettre la pédale sur le métal au volant de bagnoles de luxe gavées de chevaux, une formule simple mais efficace mais qui a fait la renommée de la série il y a quinze ans. Le décor urbain de la démo E3 a laissé la place dans ces nouveaux extraits à des environnements plus naturels, allant du désert à la campagne en passant par les montagnes enneigées, et finalement beaucoup plus agréables. Par contre, les tracés étaient assez désespérément linéaires, au sens strict, puisqu'on a eu droit à toutes les déclinaisons possibles de la ligne droite, avec de-ci de-là une petite courbe, et encore plus rarement une épingle quand les level designers se lachaient complètement. De temps en temps, on peut trouver des raccourcis, clairement indiqués sur la carte, généralement des petites routes cabossées qui vous feront gagner de précieuses secondes si vous les négociez proprement. Il y a quand même un peu de circulation à éviter sur ces grandes routes, mais elle est assez éparse, comme d'habitude avec NFS, et on est bien loin de Burnout de ce point de vue.

D'ailleurs, puisqu'on parle de la série de Criterion, il sera possible de remplir une barre de boost en conduisant à contre-sens ou en frôlant les autres voitures. Très classique, mais ça permet de distancer facilement une IA qui se montrerait un peu trop collante. L'IA ressemble à celle de tous les autres NFS : elle vous attend si vous glandez sur la route, et vous rattrape de façon surréaliste si vous faites mine de prendre un peu trop d'avance. Petite nouveauté piquée chez la concurrence : une fonction Rewind, en quantité limitée mais utilisable à l'envi, pour revenir après un virage complètement loupé ou un accident. Par contre, c'est globalement assez mal foutu puisqu'on a juste droit à un écran de chargement (interminable) et un retour en jeu abrupte assez loin en arrière, et non pas un beau retour arrière comme dans Forza ou les derniers jeux de courses de Codemasters.



Les épreuves auxquelles on a pu prendre part sur les différentes démos étaient très classiques : course contre un petit paquet d'aversaires, course en 1vs1, course où il faut doubler un adversaire et rester devant lui un certain temps ou encore course de checkpoints. Par contre, pas la moindre trace de flics à l'horizon, même si on sait qu'ils seront présents. On espère toutefois que ça ne sera pas uniquement lors de courses archi-scriptées comme celle de l'E3. Pour la partie communautaire, il faudra une nouvelle fois compter sur l'Autolog, qui permettra de comparer en direct ses résultats avec sa liste d'amis.

Reste enfin à parler de la partie technique. Le jeu tourne sur le Frostbite Engine 2, le moteur qui fait des merveilles sur Battlefield 3, du coup on s'attendait à être un minimum scotchés. Ici, même en tenant compte qu'il s'agit d'une version en cours de développement bien loin d'être finie, on ne peut pas dire qu'on en a vraiment pris plein les yeux : les décors sont certes très vastes mais aussi très vides, et l'aliasing n'arrange vraiment rien. En revanche, le Frostbite permet de jolies destructions d'environnements, comme cette course dans la montagne où l'on doit éviter les avalanches déclenchées à coups de tirs de missiles. On est quand même curieux de voir ce que vaudra la version PC du titre, en espérant ne pas avoir droit à un portage à la va vite comme ça avait été le cas avec Hot Pursuit l'année dernière.

Même si l'on est moins sceptiques qu'après l'E3, on ne peut pas non plus dire que l'on soit encore complètement convaincus par ce NFS The Run. La conduite est agréable, les environnements devraient être assez variés, mais il reste encore pas mal de zones d'ombres (présence ou non de vraies courses-poursuites avec la police, choix de son véhicule alors que l'on est pas un golden boy qui a un garage extensible à l'infini mais un pauvre gars en fuite qui a la mafia aux fesses, réel intérêt des phases à pieds...) pour que l'on puisse à l'heure actuelle le classer dans les valeurs sûres de la fin d'année. On attendra de voir la version finale, prévue pour novembre.
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