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Mercenaries

snoopers par snoopers,  email
 
Cernés par la décrépitude déprimante d'une banlieue que ne renierait pas la sympathique bourgade de Tchernobyl, Zaza et moi-même avons une fois de plus bravé le froid hivernal pour faire la lumière sur deux jeux d'Activision que l'on oublie trop souvent, Star Wars : Republic Commando et Mercenaries.

Mon journaliste total de confrère vous ayant déjà fait profiter de concernant le FPS Lucasien en question, je vais pour ma part tailler la bavette sur Mercenaries, sorte de Gta-like sauce Journal de 20h sacrément prometteur. Et je fais des rimes si je veux.
Rien ne va plus en Corée du Nord. Débarrassé de son président par l'infâme général Choi Song dans le but avoué de faire échouer les négociations de réunification des deux pôles, le pays n'est plus qu'un vaste champ de bataille dévasté aux mains de divers chefs politiques issus de tous les régimes. On trouve ainsi pêle-mêle Alliés, Sud-Coréens, Chinois et même quelques Bolchéviques patibulaires au sein de cette arche de Noé du terrorisme international qui regroupe pas moins de 52 membres. Votre mission, que vous accepterez de toute façon parce que ça rapporte du pognon, sera de tous les capturer morts ou vifs pour le bien de la communauté internationale et de la bonne morale. Et pour le pognon.

Vous aurez donc à choisir votre personnage parmi trois mercenaires du meilleur cru pour faire valser tous ces gros bonnets à bout portant et rétablir l'ordre. Au menu, un blondinet Suédois qui snipe comme personne, une Anglaise discrète comme une ombre pour se la jouer Sam Fisher et un Américain bourrin qui fait tout péter cigare au bec. Si je prends la peine de préciser leurs nationalités, c'est que ce détail jouera un rôle de premier ordre une fois sur place, et pour cause. Loin de n'être qu'une simple simulation de destruction massive, Mercenaries promet également un contexte politique interactif et évolutif. Un peu comme GTA 2 en son temps, il sera possible de faire ami-ami avec les quatre factions en place, sachant que le fait de sympathiser avec l'une des milices risque bien entendu de ternir vos relations avec les autres. De fait, tout ne sera qu'une question de subtil équilibre et de services rendus, de manière à tirer profit de ce que chaque faction peut vous offrir sans vous mettre tout le monde à dos. Et c'est là qu'entre en jeu la particularité nationale de chacun des mercenaires, qui se verront plus facilement entrer dans les petits papiers de telle ou telle faction selon le pays dont ils sont issus. Rien de révolutionnaire, mais c'est quand même le genre de détails qui favorise sacrément l'immersion.

Le monde de Mercenaries s'étale sur une map à la taille respectable, qui comprend une région entière de la Corée du Nord. Compte tenu de l'immense terrain de jeu qui nous est proposé, il faut avouer que les graphistes de Pandemic ont fait du très bon boulot. Techniquement, la version tient bien la route et ne semble pas souffrir d'un framerate capricieux, sans compter que l'esthétique colorée du titre, sans être à se taper le cul par terre, flatte la rétine dans le sens du poil. Alors certes, les environnements sont parfois un peu pauvres, n'est pas San Andreas qui veut, mais il faut garder à l'esprit que la totalité des bâtiments, véhicules et objets présents dans le jeu sont destructibles. Pour faire simple, vous pouvez littérallement raser une base si l'envie vous prend, ou même carrément raser la carte entière pour les plus courageux... Mais revenons à nos cochons de guerre. Une fois les pieds à terre, à vous de vous démerder pour enchaîner les missions que chaque faction propose, sachant que le but final est quoi qu'il en soit d'éliminer les 52 membres gênants de l'alliance terroriste. Comme nous l'expliquait Julien Chevron d'Activision, le scénario importe peu dans Mercenaries, où il n'est majoritairement question que de missions à remplir, et des différents moyens mis à votre disposition pour y parvenir. Pour faire votre trou dans cette zone immense, votre mercenaire aura ainsi la possibilité « d'emprunter » la grande majorité des véhicules disponible dans le jeu, et il y'en a un beau paquet. Du char d'attaque à l'hélico blindé, en passant par la Jeep ou l'avion de chasse, il y'a vraiment de quoi faire. Petit bémol toutefois, la conduite des véhicules terrestres était plus qu'approximative. Pas de quoi hurler à la lune, mais on est quand même loin d'un GTA. Question gadgets high-tech, vous disposerez en tout et pour tout d'un PDA doté d'une carte interactive et d'un système de réception d'informations. A partir de là, le sort du monde est entre vos mains.

Ce qui fait la particularité de Mercenaries, c'est très clairement son intégration de la situation géo-politique du pays. Ainsi, au-delà de simples objectifs à remplir, il vous faudra faire attention aux dommages collatéraux en cours de mission, au type de mission que vous acceptez et même aux véhicules que vous empruntez. Par exemple, il est clairement déconseillé de réquisitionner une jeep aux couleurs de la faction Russe pour pénétrer dans un camp Allié. Pour l'avoir essayé moi-même, je peux vous garantir que c'est une très mauvaise idée, les miliciens ayant manifestement la main lourde. En revanche, infiltrer une base Chinoise en se cachant dans un de leurs tanks peut s'avérer être un bien meilleur calcul. Après, à chacun de juger quant à l'importance de se faire une bonne réputation auprès de chacune des factions, selon les armes qu'elles sont en mesure de vous vendre. En cela, l'experience de jeu proposée par Mercenaries risque d'être assez différente d'un joueur à l'autre, et c'est plutôt une bonne chose.

Cette diversité des situations s'étend également aux missions elles-mêmes, qui sont bien moins bourrines que nous le pensions. Evidemment, il est toujours possible de foncer comme un ouf malade et de boucler l'affaire en cinq minutes, mais il est généralement préférable de faire profil bas pour mieux poignarder ces salauds de terroristes dans le dos, et donc de ne pas se faire repérer. En gros, c'est comme tu le sens. Les objectifs principaux sont dans l'ensemble plutôt variés, et requierent l'utilisation de tout un arsenal de guerre carrément jouissif. Qu'il s'agisse de faire sauter un immeuble au C4 ou de bombarder une base ennemie à bord d'un avion de chasse, les sensations sont vraiment au rendez-vous. A cela s'ajoute le fait qu'en plus de son objectif principal, une mission comprend un nombre variable d'objectifs secondaires facultatifs réalisables à l'envi. Avec plus d'une cinquantaine de missions au programme, autant dire que le challenge s'annonce relevé.

Pour conclure, Mercenaries s'annonce sans mal comme une excellente production dont la qualité a déjà été saluée outre-atlantique par une salve de notes respectables. Si les allergiques aux GTA-Like guerriers n'apprécieront pas plus le genre avec ce titre, force est d'avouer que Pandemic ne faillit pas à sa réputation et nous offre une fois de plus un jeu bien velu comme on les aime. Sortie le 18 février sur Xbox et PS2.

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